L’incroyable cafouillage à la présidence !    TLEMCEN    EnquÃate-Témoignages    AprÚs une semaine de baisse    4 stades non homologués dont celui d’El-Harrach    De retour en sélection nationale    L’USM Alger de retour au pays    SAÏD SADI tient sa conférence malgré l’interdiction de l’administration à Béjaà ̄a    Concert    Le coup de bill’art du Soir    Supputations    Voie royale ou piège fatal pour A. Ouyahia ?    Présidentielle 2019: Ould Abbès tacle de nouveau Ouyahia    USMBA: Bilan positif de la préparation    Constantine - Une usine de médicaments ravagée par les flammes    A l'approche de l'Aïd: Le cheptel sous surveillance    Tlemcen: Plus de 208 hectares ravagés par les flammes en juillet    Gouvernement: Yousfi et Benmeradi rappelés, Ouyahia va à l'essentiel    Catastrophes naturelles: De nouveaux tarifs pour les assurances    14 morts et une centaine de blessés dont 3 Algériens: Deux attentats à la voiture bélier en Catalogne    Dans l'ordre des illusions    Bousfer: Une «Ouaâda» pour clore la saison estivale    Les préparatifs organisationnels et juridiques entamés    Le calendrier de la saison 2017-2018    Marco Silva veut Slimani    La Vieille Dame ouvre le bal    Le plus grand aquaparc d'Afrique ouvre à Biskra    Maduro ordonne à l'armée de se préparer    Un mort et 29 blessés dans deux attaques    5 morts et 49 blessés à Oumache    La carte de messahel    Pas de temps à perdre pour Ouyahia    La "révolution verte" en marche    Il ne reste plus qu'une journée!    Un choix sur fond de relance économique    Mouloud Mameri ou l'écrivain révolutionnaire    Tamazight gagne des points    Batna capitale de la culture amazighe    7 shebab morts dans des bombardements de l'armée US    37 candidats interceptés à Oran    6e partie    BRÈVES de l'Est    Réhabilitation de deux axes routiers à Aïn Kerma    Déficit en infrastructures et chantiers à la traîne    REMANIEMENT MINISTERIEL PARTIAL : Le Président nomme trois nouveaux ministres    Riyad ouvre sa frontière aux Qataris pour le hadj    Espagne : Les attentats en Catalogne ont fait 14 morts (dernier bilan), trois Algériens blessés    Sahara Occidental : Guterres charge l'ancien président Allemand de relancer le processus de négociations    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Et Ramsès III tomba à Beni Snous...
Traditions à Tlemcen
Publié dans El Watan le 22 - 01 - 2005

En 950 avant Jésus-Christ, à Khémis, le roi amazigh Chachna poussa dans ses derniers retranchements les fantassins du pharaon Ramsès III avant de les battre.
Un pharaon venant en envahisseur dans cette riche région des Beni Snous, dans la wilaya de Tlemcen. Mythe ou réalité, toujours est-il que, mue par des croyances anciennes (qui ont fait l'objet de recherches et d'études anthropologiques), cette région frontalière fête, tous les 12 janvier, avec un esprit carnavalesque, Ayred (lion). La direction de la culture de Tlemcen, pour mettre davantage en valeur l'importance de ce rite chez les autochtones, a organisé, comme il se doit, des activités culturelles dont des conférences pour expliquer Yennayer, Ayred, mais surtout dépoussiérer la mémoire pour mieux la préserver. Qu'est-ce qu'Ayred ? Au-delà de sa signification étymologique, c'est toute une mise en scène festive pour une cause noble : pendant trois jours, des groupes de personnes s'échangent des civilités en prononçant des expressions inspirées d'anciennes coutumes. Déguisés en animaux, des participants sillonnent les ruelles et font des escales dans des maisons. La lionne pénètre dans une ambiance faite de chants du terroir et fait le mort. C'est le moment que choisit le « roi de la savane » pour faire irruption sur les lieux et assister à la « disparition » de sa femelle. Après le réveil graduel de celle-ci, le propriétaire de la maison remet des présents (argent et fruits) au groupe, et ainsi de suite... A l'issue de ce carnaval, les dons sont offerts aux pauvres de la région. D'ailleurs, des dramaturges, à l'image de Ali Abdoun, ont essayé d'expliquer cette « foi », mais aussi adapter cette « spiritualité » dans leurs œuvres où l'image et le symbole sont omniprésents. D'origine païenne, Yennayer est également pratiqué, cependant avec de légères différences, chez plusieurs communautés méditerranéennes. Lors de cette manifestation, beaucoup de spécialistes de la communication, dont Bouziane Ben Achour, Saïd Boutarfa et Kamel Bendimerad, ont contribué avec leurs communications à la compréhension de cette croyance, en fait, une partie de l'histoire de notre pays. Miloud Hakim, écrivain et directeur de la culture, estime qu'« au-delà du caractère festif de ces journées culturelles, cette rencontre est aussi celle de la formation, de la confrontation des idées et des connaissances pour mieux cerner un événement. Et contribuer au redressement d'un pan de notre histoire ancestrale ».

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.