Ouyahia, une cible ?    Tlemcen: Elections locales: 357 listes validées, 14 autres rejetées    Constantine - El Islah appelle au dialogue    Importation : Nouveau tour de vis    Réformes économiques et crise financière: La méthode Ouyahia    Les blanchisseuses du Makhzen    Europe: «Ce grand corps malade»    EN - Avec le soutien des hautes autorités: Madjer s'entoure de toutes les garanties de réussite    Football - Ligue 1: Le CSC en solide leader, le PAC pointe son nez    Ligue 2 : GCM 3 MCEE 0: Une première pour Meriah !    Après les déclarations de Messahel: Crise diplomatique entre Alger et Rabat    Oran: Cinq harraga interceptés    Equilibre alimentaire dans les cantines scolaires des zones défavorisées: Une dizaine d'écoles ciblées par une campagne de sensibilisation    Veto et atrocités!    Un comité antitorture de l'ONU interrompt sa visite    La Centrafrique peine à se relever    Le RND affûte ses armes    Une enseigne qui s'impose    L'innovation récompensée    L'USM El Harrach respire enfin    Bounedjah buteur et passeur contre Al Arabi    Mesut Özil s'annonce à Manchester United    Une mutuelle pour les travailleurs des entreprises du FCE    La femme en politique, une affaire sérieuse    Les dernières retouches    Une cité sans eau depuis quatre ans    Un acquis de taille pour le CHU de Annaba    L'aquaculture séduit de plus en plus d'agriculteurs    "La loi sur la publicité n'est pas sur la table du gouvernement"    Cérémonie de remise des prix    13.000 livres distribués    AT offre un mois gratuit pour tout rechargement ADSL de plus de 5 mois    Des failles sur le reseau WiFi    Le système d exploitationWindows Mobile officiellement mort    «Première Réunion plénière du Groupe de travail du GCTF sur l'Afrique de l'Ouest»    Un espace de réflexion et une force de proposition    Destruction d'une casemate par l'ANP    L'USM Harrach tient, enfin, sa 1re victoire    "Une occasion pour une représentation juste de la femme"    Bouteflika appelle à accélérer la mise en place    Idir de retour à Alger après 38 ans d'absence    Sahara Occidental: Procédure judiciaire à Paris contre Air Transavia    Musique : Idir sur scène à Alger en janvier 2018    Des chœurs syriens chantent Dahmane El Harrachi    Handball : les Verts invités au tournoi des quatre nations    10e édition du festival de la chanson Sétifienne    Un Algérien troisième à un concours de pizza en Italie    Les Forces démocratiques syriennes annoncent la libérationcomplète de Raqqa    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Et Ramsès III tomba à Beni Snous...
Traditions à Tlemcen
Publié dans El Watan le 22 - 01 - 2005

En 950 avant Jésus-Christ, à Khémis, le roi amazigh Chachna poussa dans ses derniers retranchements les fantassins du pharaon Ramsès III avant de les battre.
Un pharaon venant en envahisseur dans cette riche région des Beni Snous, dans la wilaya de Tlemcen. Mythe ou réalité, toujours est-il que, mue par des croyances anciennes (qui ont fait l'objet de recherches et d'études anthropologiques), cette région frontalière fête, tous les 12 janvier, avec un esprit carnavalesque, Ayred (lion). La direction de la culture de Tlemcen, pour mettre davantage en valeur l'importance de ce rite chez les autochtones, a organisé, comme il se doit, des activités culturelles dont des conférences pour expliquer Yennayer, Ayred, mais surtout dépoussiérer la mémoire pour mieux la préserver. Qu'est-ce qu'Ayred ? Au-delà de sa signification étymologique, c'est toute une mise en scène festive pour une cause noble : pendant trois jours, des groupes de personnes s'échangent des civilités en prononçant des expressions inspirées d'anciennes coutumes. Déguisés en animaux, des participants sillonnent les ruelles et font des escales dans des maisons. La lionne pénètre dans une ambiance faite de chants du terroir et fait le mort. C'est le moment que choisit le « roi de la savane » pour faire irruption sur les lieux et assister à la « disparition » de sa femelle. Après le réveil graduel de celle-ci, le propriétaire de la maison remet des présents (argent et fruits) au groupe, et ainsi de suite... A l'issue de ce carnaval, les dons sont offerts aux pauvres de la région. D'ailleurs, des dramaturges, à l'image de Ali Abdoun, ont essayé d'expliquer cette « foi », mais aussi adapter cette « spiritualité » dans leurs œuvres où l'image et le symbole sont omniprésents. D'origine païenne, Yennayer est également pratiqué, cependant avec de légères différences, chez plusieurs communautés méditerranéennes. Lors de cette manifestation, beaucoup de spécialistes de la communication, dont Bouziane Ben Achour, Saïd Boutarfa et Kamel Bendimerad, ont contribué avec leurs communications à la compréhension de cette croyance, en fait, une partie de l'histoire de notre pays. Miloud Hakim, écrivain et directeur de la culture, estime qu'« au-delà du caractère festif de ces journées culturelles, cette rencontre est aussi celle de la formation, de la confrontation des idées et des connaissances pour mieux cerner un événement. Et contribuer au redressement d'un pan de notre histoire ancestrale ».

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.