Liverpool : Klopp suggère un départ en janvier pour Coutinho    Un taux d'inflation annuel de 5,9% en septembre 2017    FORUM MONDIAL DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME (GCTF) : Le trafic de drogue et le blanchiment d'argent, source de financement    L'armée irakienne avance vers Kirkouk    L'Envoyé de l'ONU pour le Sahara occidental reçu à la présidence    ARMEE NATIONALE POPULAIRE : Arrestation d'une terroriste et mère de deux terroristes    DROGUE : 38 tonnes de kif traité saisies en Algérie en 2017    PLF 2018: amélioration de certaines données de l'économie nationale    USM Alger- USM El Harrach: les "Rouge et Noir" pour oublier la désillusion africaine    42e EUCOCO: large élan de solidarité en faveur de la cause sahraouie    Le prix du Président de la République du journaliste: Khaled Taâzibt de l'APS primé    Bayern : La durée d'absence de Müller connue !    Crise du Golfe : Les parties toujours pas prêtes au dialogue    Des remplaçants des Super Eagles pour affronter les Fennecs : La notoriété des Verts écorchée    Péage de l'autoroute Est-Ouest : Quels tarifs ?    Après la Catalogne, c'est au tour de la Lombardie et de la Vénétie en Italie / Europe : à l'ère des « petites patries »    Musique/Retour d'Idir sur la scène algérienne : «L'officialisation de tamazight a été déterminante»    Poésie amazighe : Poésie amazighe : Promouvoir l'apprentissage du tifinagh    Les premiers essais dynamiques sont en cours    Pourquoi Abdelkader Messahel a éructé le dépit terminal de l'économie 1.0    AS Radieuse : Finale du Tournoi de l'amitié    On vous le dit    Oran en bref :    Le ministère compte revoir le discours religieux en profondeur    Des classes de 60 élèves !    Ouattara à la botte du roi Mohammed VI    «Toutes nos interrogations persistent sur les exclusions de listes électorales»    Youcef Yousfi assène ses vérités et tente la conciliation avec le privé    Participation de 52 pays et l'Afrique du Sud invitée d'honneur    Verts d’Europe    Bouchées croustillantes au thon    Championnat arabe des clubs (messieurs)    Mali    Ce que prévoit la réglementation en vigueur pour les maîtres d’œuvre nationaux    PROJET DE LOI SUR LA PUBLICITÉ    Idir, le come-back :    Tlemcen: Des locaux pour la presse    Bagarres rangées à la cité Ruisseau d'or    Le wali de Constantine rend visite au bureau de L'Expression    La sinistrose gagne les partis    Le journalisme et "l'auberge espagnole"    988 millions de dinars de créances    Bientôt une Air Afrique algérienne?    50 kg de kif et 21 kg de corail saisis à El Tarf    "Les ombres de la vérité" de Salah Boufellah    Quelle place pour le feuilleton arabe dans le Festival des séries en 2018?    "L'Algérie qui m'a marqué"    Victoire de Yacine Hamza    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





FESTIVAL D'ORAN : Merzak Allouache agresse les journalistes
Culture : les autres articles
Publié dans El Watan le 21 - 12 - 2011

Critiqué pour son film « Normal », le réalisateur Merzak Allouache a eu un comportement désagréable et ignoble avec la presse.
Oran
De notre envoyé spécial

Il est connu que Merzak Allouache, qui tourne en rond depuis plus de vingt ans, n'aime pas être critiqué pour son travail. Mardi soir, à la salle Saâda à Oran, ce cinéaste algérien a voulu faire un show au lieu de débattre sur son dernier film, « Normal », une fausse fiction complètement ratée.
Pourtant « Normal » a été sélectionné pour le cinquième Festival d'Oran du film arabe (FOFA). « Il y a des journalistes qui travaillent sur les ordres qu'on leur donne. On leur dit tel film laissez le de côté, on laisse sortir mais n'en parlez pas trop », a-t-il accusé. Des preuves ? il y en a pas.
Merzak Allouache, 67 ans, prétend vouloir combattre « la censure » et « l'autocensure » dans le cinéma. Mais, il n'a pas hésité à pratiquer lui-même la censure, en direct et devant le public d'Oran, mardi 20 décembre 2011.
Il a attaqué avec une rare virulense Mounir Lâaradj, journaliste à Canal Algérie, qui l'a interpellé sur un mensonge relatif à des « plages de passe » du côté de Tipaza montrées dans le film et d'exagérer la vérité. Merzak Allouache n'a pas trouvé mieux que d'accuser le journaliste de…jalousie, de haine et de dépit.
Et, bien sûr, il a profité du micro qui lui était tendu pour régler ses comptes avec la télévision algérienne. Nabil Asli, un comédien encore peu connu, a, lui aussi versé dans le discours à la petite semaine, en accusant la presse d'avoir été complice du pouvoir lors des émeutes de janvier 2011.
Selon son analyse, les médias ont relayé l'idée d'« émeutes du sucre et de l'huile » pour diminuer de la contestation des jeunes. Nabil Asli, un nouvel opposant ? On ose à peine le croire. « Notre film, « Normal », fait connaitre l'Algérie et son histoire », a-t-il dit sûr de lui.
Ce n'est pas ce que nous avons vu à l'écran ! Mounir Lâaradj de Canal Algérie a déclaré que grâce aux médias algériens la comédienne algérienne Adila Bendimerad, castée dans « Normal » également, est aujourd'hui plus au moins connue. « Lorsqu'elle était installée à Paris, personne n'entendait parler », a-t-il dit.
Adila Bendimerad a, elle aussi, attaqué la presse lui reprochant de ne pas soutenir les artistes « algériens ». Empêchant l'envoyé spécial d'El Watan de poser ses questions sur le film, Merzak Allouache, entouré de ses « comédiens » préférés, a eu cette réflexion : « Je n'aime pas vos écrits, je sais pourquoi vous écrivez et je sais pour qui vous travaillez ».
Protestant contre cette attitude hautaine et scandaleuse, tous les journalistes présents ont quitté la salle, laissant l'agresseur face à un public médusé. En dehors de la salle, les nombreux spectateurs sont venus soutenir les journalistes et dénoncer l'arrogance d'un cinéaste dépassé par la marche du monde.
« De toute façon, nous n'avons pas aimé ce film. C'est l'importe quoi. Ils insultent gratuitement les algériens »,nous a confié un jeune comédien oranais. Qui ose contre dire cet avis ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.