Newcastle a fait une offre pour Brahimi    MCA : Chaouchi en colère contre ses dirigeants    USMB : La situation est grave…    Warda El Djazairia n'est plus    Sahara Occidental : Ban Ki-moon a "pleinement confiance" en Christopher Ross (porte-parole de l'ONU)    Patrimoine : pour une meilleure protection des trésors archéologiques du pays    Gouvernement Ayrault : peu d'ouverture sur les partis, mais respect de la parité    Gendarmerie : cellules techniques de scène de crime dans 3 wilayas du Sud-ouest du pays    Vingt plagistes pour coordonner les actions de protection de l'environnement à Ain Temouchent    Une circulaire régissant le logement des touristes chez les habitants transmise au ministère de l'Intérieur (Mimoune)    Appel à la promotion du tourisme vert dans les pays arabes    Plus de 60 recours déjà déposés auprès du Conseil constitutionnel    Des pans importants du patrimoine historique de Médéa restaurés et mis en valeur    France : réduction de 30 % du salaire du président et des ministres    Algérie - Au Sitev, la relance du tourisme interne devient un objectif central    3G en Algérie : le cahier des charges et les trois opérateurs téléphoniques "fin prêts" (Benhamadi)    Kendo et d'lai (arts martiaux) : des experts japonais en visite en Algérie du 23 au 27 mai    Championnat national : 174 haltérophiles en phase finale à Oran    Surveillons nos enfants !    Festival culturel européen : les classiques musicaux européens revisités à Alger    Clash Belkhadem-Ziari    La réhabilitation des immeubles expose les piétons au danger    Deux dangereux cambrioleurs sous les verrous    Une chasse gardée    News People    Oscar Maracana     A l'étranger     Au coin de la cheminée     Algérie - La réglementation dans l'usage des TIC en débat au CERIST    Les listes ayant remporté l'élection à l'APN par circonscription électorale (Conseil constitutionnel)    Résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel des dernières législatives    Publication du n°23 du bulletin du CREAD    Taux de représentation à l'Assemblée populaire nationale (Conseil constitutionnel)    Il avait qualifié le Maroc d'occupant    Un des ravisseurs arrêté et deux sont en fuite    Les châteaux, c'est plus en Espagne    Le pape n'embrasse plus l'imam d'Al-Azhar    Rencontre Hollande - Merkel : Mettre "tous les sujets sur la table", même ceux qui fâchent    Le mythe des races supérieures    La grogne des partis se poursuit    L'Iran hausse le ton et se mobilise    La Grèce retourne aux urnes le 17 juin    TRUCS ET ASTUCES    UNE PLATE-FORME DE REVENDICATIONS SERA TRANSMISE AU MINISTÈRE DE TUTELLE    ACTUCULT    INFORMATIQUE    Le coup de bill'art du Soir    EXPLOSION D'UNE BOMBE SUR LES HAUTEURS D'AZEFFOUN    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Lire aussi
Projection de quatre courts-métrages du projet "Trans-Maghreb"
Cinéma-films-projets
Au lendemain du terrorisme, nous avons choisi la mollesse comme alternative de vie
5 questions à Sofia Djama. Réalisatrice
Mollement, un samedi matin de Sofia Djama
Ce que j'en dis
Faire plier les tabous
«Derrière le miroir», de Nadia Cherabi
Courts métrages
Expression libre

Vos amis recommandent

Court-métrage «Mollement, un samedi matin»
Raconter les blocages de la société algérienne
Yacine Idjer Info Soir : 19 - 01 - 2012

Regard - Mollement, un samedi matin est le court-métrage, projeté, hier, à la filmathèque Mohamed-Zinet (Riad-el-feth), et ce, dans le cadre du ciné-club de l'association Chrysalide.
Ce film de 26 minutes, signé Sofia Djama, raconte l'histoire d'une jeune femme, Mayassa, victime d'un viol. Lors du débat qui a suivi la projection, la réalisatrice a confié que le film n'est pas sur le viol ni même sur la condition ou situation de la femme dans une société bloquée, insatisfaite…
«Ce n'est pas un film sur le viol ni un film féministe», précise Sofia Djama, et d'expliquer : «Le viol se révèle juste un prétexte pour dénoncer le malaise et la détresse de notre société.»
L'originalité de ce viol, c'est que Mayassa se fait violer par un homme qui semble être presque impuissant. D'où d'ailleurs la première partie du titre du film «Mollement…» L'autre originalité du film, c'est la manière dont les personnages sont présentés : ils sont insolites, quelque peu absurdes, parfois ridicules. Ils sont simplement banals. Il y a aussi la situation dans laquelle ces derniers sont montrés, racontés. Elle est excentrique, par moment comique. La réalisatrice s'attarde sur ce besoin de visualiser la vie quotidienne : bus surchargés, ascenseur d'immeuble en panne, plombier arnaqueur, vulgarité dans la rue, chauffeur de taxi filou...
Cette vie de tous les jours résume la réalité de la société algérienne, à savoir le malaise social, la frustration, la complexité ou les contradictions des rapports. Une société plombée par des agressions matérielles et mentales permanentes.
«L'impuissance sexuelle du violeur symbolise l'impuissance sociale dans laquelle baignent les gens contre leur gré, ainsi que l'impuissance de dénoncer leur mal être», fait-elle savoir. En effet, le blocage – sexuellement parlant – de l'agresseur signifie le blocage de la société algérienne. «Je m'emploie à travers ce film à parler des peines et de l'étouffement de sa population. Rien ne fonctionne comme il faut dans cette ville si on avait à examiner en profondeur le quotidien des gens.» «Tous les personnages du film, victimes ou bourreaux, sont pris en otage d'une pression sociale, victime de ce mal en devenir», reprend-elle. Ainsi, Mollement, un samedi matin est un film, selon la réalisatrice, «sur la mollesse et la résignation, la quête de rupture». C'est un film coup-de-poing sur les blocages, les déboires et le malaise de la société algérienne. Il raconte d'une manière originale, certes, mais qui reste abrupte, brute mêlant parfois un langage cru, un style tantôt rêche et des attitudes choquantes.
Le propos est donc particulièrement culotté, visiblement audacieux, c'est un scénario risqué et fort de caractère.
Le but est d'interpeller les gens, de bousculer les consciences, les éveiller sur des situations qui, à première vue, nous paraissent ordinaires, comiques, donc amusantes et fascinantes, mais qui, au fond, s'avèrent pathétiques, troublantes, révoltantes.
Sofia Djama est aussi réalisatrice d'un premier court métrage de cinq minutes intitulé Les cent pas de Monsieur X.
Ce film qui raconte la quête d'un jeune Algérien pour retrouver les preuves de son existence, symbolisée par les traces de ses pas qui n'apparaissent ni sur le sable ni sur du ciment frais, alors que celui de son ami suédois Jorg sont visibles, a été projeté en début de soirée. L'histoire se déroule sur une plage avec tout juste les deux personnages. Elle illustre la subjugation de la jeunesse algérienne par l'Occident et sa tendance à imiter le mode de vie des autres en oubliant de suivre ses propres pas.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.



Signaler une annonce inappropriée
Vous pouvez nous aider à bloquer une annone inappropriée en nous indiquant le site correspondant :





Merci d'avoir signalé!
Nous allons vérifier l'annonce pour la bloquer.