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«La rose de Blida» de Yasmina Khadra
Amours d?adolescent
Publié dans Info Soir le 28 - 04 - 2006

Evocation n Le dernier livre de Yasmina Khadra, paru aux éditions Après la Lune (France), est une écriture de l?instantané.
Ce texte s?appuie sur l?évocation d?images et notamment d?impressions, car tout est construit d?un simple coup de c?ur ; et même si le texte est court, il est néanmoins dense et approprié.
C?est dans un style simple et juste que l?écrivain nous entraîne dans son passé, lointain et intime. Il nous raconte sa prime jeunesse, seulement un épisode de son adolescence.
Dans ce livre, Yasmina Khadra nous raconte ses premières amours : des amours d?enfant, spontanées et même naïves qu?il avait ressenties lorsqu?il était à l?école des cadets, un établissement militaire de Koléa.
Tout commence lorsque son regard s?accroche à une femme qui «devait avoir la trentaine mais en paraissait beaucoup moins, avec ses traits juvéniles et sa silhouette frêle, et ce regard lointain qui semblait puiser son éclat au fin fond de l?horizon». Ainsi, l?adolescent qui peine à apprivoiser ses sentiments, s?émerveille ingénument devant une créature jamais vue, une apparition féerique qui l?éblouit. «Je ne me souviens pas d?avoir vu créature plus fascinante avant (?) Elle était belle comme un rêve impossible, presque irréelle dans son tailleur blanc, les mains croisées sur la poitrine et le regard insaisissable», écrit-il. Depuis, l?image de cette créature qu?il n?a vue qu?une seule fois, que son regard n?a rencontrée qu?un court moment, l?obsède, l?habite et hante ses pensées. Il fait tout pour la retrouver, la revoir, jusqu?à aller à Blida, là où elle habite? Il en est tombé amoureux et il continue à l?aimer jusqu?au jour où il prend conscience de son «égarement» sentimental, «d?une fabulation de galopin en mal de tendresse» et se demande «comment une femme à peine entrevue était-elle devenue, dans mon esprit, plus intense qu?une obsession, aussi vaste que l?horizon».
Aujourd?hui, près de quarante années après l?avoir vue pour l?unique fois, Yasmina Khadra s?interroge : «Tandis que je [vais] à la rencontre de mon lectorat, alors que je découvre de nouveaux visages dans les salles qui m?accueillent, je me surprends à chercher celui de Hawa. Malgré les décennies qui séparent notre première et unique rencontre ? notre première éclipse ?, je suis absolument certain de le reconnaître du premier coup. Qu?est-elle devenue ? Où est-elle ? Est-elle encore de ce monde, dans ce pays, ou bien a-t-il mis le cap sur d?autres contrées ? Je l?ignore (?)
Parfois, à la fin d?une séance de signature ou bien après un entretien avec mon public, à Toulouse, à Lamballe ou ailleurs, en entendant une lectrice retardataire se dépêcher pour me rattraper, son bouquin à dédicacer contre sa poitrine, je m?arrête et me retourne. L?espace d?une fraction de seconde, aussi absurde que cela puisse paraître, mon c?ur frémit plus fort que d?habitude, et je m?entends me demander? et si c?était elle ?»
Malgré les années passées, l?écrivain, ce jeune adolescent qu?il fut, semble ne pas vouloir se faire à l?idée que cela relève de l?histoire ancienne. «Pour rien au monde je ne souhaiterais tourner une page que je n?avais pas eu le temps d?écrire et dont la blancheur symbolise la virginité de mes plus violents désirs.»


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