La Ligue française des droits de l'homme (LDH) a demandé, dans une lettre ouverte au ministre de l'Intérieur publiée vendredi, au gouvernement de changer de cap en matière d'immigration, appelant notamment à une régularisation "massive et généreuse" des sans-papiers dans le pays. "Ce que nous disent les grèves de la faim et autres occupations, c'est que votre réglementation, trop timide dans ses avancées par rapport à une situation qui n'a fait que se dégrader ces dix dernières années, ne peut plus en compenser l'aggravation. La seule solution serait une régularisation massive et généreuse", écrit la LDH, dans cette lettre ouverte adressée au ministre de l'intérieur, M. Manuel Valls. Pour l'Ong française, l'argument qui sert à refuser ces régularisations parce qu'elles produiraient un "appel d'air", forme de primes à la clandestinité, repose sur une "déformation des liens de causalité". "La présence de ces travailleurs est directement liée aux rigueurs des contrôles migratoires, qui renforcent l'organisation économique dominante vivant de la précarité et de la concurrence y compris monétaire entre les salariés", soutient-elle, estimant que cette "gestion sécuritaire" produit de la clandestinité et de la discrimination, comme les excès du marché financier produisent des licenciements. Aux yeux du président de la LDH, Pierre Tartakowsky, ce n'est pas en expulsant des immigrés même "clandestins" au seul sens administratif du terme, que la politique du gouvernement restaurera de l'emploi et de la confiance. Dans une circulaire du 28 novembre dernier, M.Valls avait exclu toute régularisation massive, souhaitant rester sur environ 30 000 régularisations par an, comme sous ses prédécesseurs. Tout en regrettant que le ministre ait repris à son compte un objectif chiffré de rapatriements, autrement dit d'expulsions, sans "aucun argument objectif" de le fixer, la LDH a estimé que le nombre de 35 000 expulsions a été déjà atteint avec les personnes expulsées "au mépris de la loi" à partir de la Guyane ou de Mayotte. La Ligue française des droits de l'homme (LDH) a demandé, dans une lettre ouverte au ministre de l'Intérieur publiée vendredi, au gouvernement de changer de cap en matière d'immigration, appelant notamment à une régularisation "massive et généreuse" des sans-papiers dans le pays. "Ce que nous disent les grèves de la faim et autres occupations, c'est que votre réglementation, trop timide dans ses avancées par rapport à une situation qui n'a fait que se dégrader ces dix dernières années, ne peut plus en compenser l'aggravation. La seule solution serait une régularisation massive et généreuse", écrit la LDH, dans cette lettre ouverte adressée au ministre de l'intérieur, M. Manuel Valls. Pour l'Ong française, l'argument qui sert à refuser ces régularisations parce qu'elles produiraient un "appel d'air", forme de primes à la clandestinité, repose sur une "déformation des liens de causalité". "La présence de ces travailleurs est directement liée aux rigueurs des contrôles migratoires, qui renforcent l'organisation économique dominante vivant de la précarité et de la concurrence y compris monétaire entre les salariés", soutient-elle, estimant que cette "gestion sécuritaire" produit de la clandestinité et de la discrimination, comme les excès du marché financier produisent des licenciements. Aux yeux du président de la LDH, Pierre Tartakowsky, ce n'est pas en expulsant des immigrés même "clandestins" au seul sens administratif du terme, que la politique du gouvernement restaurera de l'emploi et de la confiance. Dans une circulaire du 28 novembre dernier, M.Valls avait exclu toute régularisation massive, souhaitant rester sur environ 30 000 régularisations par an, comme sous ses prédécesseurs. Tout en regrettant que le ministre ait repris à son compte un objectif chiffré de rapatriements, autrement dit d'expulsions, sans "aucun argument objectif" de le fixer, la LDH a estimé que le nombre de 35 000 expulsions a été déjà atteint avec les personnes expulsées "au mépris de la loi" à partir de la Guyane ou de Mayotte.