L'histoire de notre pays se souviendra de Hocine Aït Ahmed qui a donné toute sa vie pour la cause nationale. Depuis sa jeunesse, il s'est impliqué corps et âme dans le mouvement national PPA-MTLD, avec d'autres amis comme Mohamed Belouizdad ; il était aussi président de l'Organisation secrète qui préparait la guerre d'Algérie. L'honneur lui a été réservé de représenter l'Algérie au sein de l'organisation du Mouvement des non-alignés à Bandung en 1955. Il fut arrêté avec ses camarades, en l'occurrence Mohamed Khider, Ahmed Ben Bella, Rabah Bitat et Mohamed Boudiaf, dans l'avion qui les amenait du royaume du Maroc vers le Caire en 1956, à l'aéroport de Maison-Blanche. Ils seront emprisonnés en France jusqu'au recouvrement de la liberté par notre pays. Après l'indépendance de l'Algérie, il créa avec d'autres maquisards comme Mohand Arabe Bessaoud le Front des forces socialistes, un parti qui s'est engagé dans l'opposition clandestine jusqu'à l'ouverture démocratique consacrée par la Constitution de 1989. Ce parti est une référence, car il est une école de formation des cadres politiques en Algérie. Il est aussi membre influent de l'International socialiste. Aujourd'hui, Hocine Aït Ahmed, le doyen des hommes politiques algériens, a décidé de mettre fin à un demi-siècle de carrière politique au sein du FFS lors de son cinquième congrès, et nous espérons que le flambeau sera remis à la jeunesse dans un cadre transparent et que ce parti politique restera fidèle à ses valeurs. Merci Dal'Hocine.