CONSTANTINE, CAPITALE ARABE DE LA CULTURE Khalida Toumi pense que la ville sera au rendez-vous Pour Khalida Toumi, ministre de la Culture, qui, visiblement, n'a pas apprécié «certains commentaires» plus ou moins «sceptiques» quant à la capacité de Constantine d'accueillir l'événement «Constantine, capitale arabe de la culture», la ville sera au rendez-vous. La ministre de la Culture, Khalida Toumi, qui a estimé nécessaire de faire, d'emblée, une mise au point adressée aux «personnes qui doutent encore de la capacité des Algériens» et «de Constantine et ses responsables» de relever un tel défi en moins de deux ans, faut-il le préciser, aura cet argumentaire : «Je vous invite à aller voir ce qui a été fait à Tlemcen.» Entendre par cela, devait dire la ministre, qui s'est fixé le délai du 31 janvier en cours pour esquisser «un programme préliminaire», «le capital expérience» acquis par l'Etat algérien dans l'organisation de l'événement, «Tlemcen capitale de la culture Islamique en 2011». En effet, la ministre qui présidait, hier, une réunion de travail en relation avec les préparatifs de cet événement prévu en 2015, à laquelle ont pris part les membres de l'exécutif, la communauté artistique et la société civile, s'est dit «choquée» par l'incrédulité de certaine personnes qui font dans la polémique et se demandent «pour quoi Constantine capitale arabe de la culture et non pas capitale de la culture amazigh ou encore de la culture africaine». Elle ne donnera pas de précisions sur ce sujet qui l'a mise mal à l'aise, se contentant de préciser que Constantine, qui accueillera cet événement, devra profiter de cette occasion pour rattraper son handicap en matière d'infrastructures notamment. Au sujet des réalisations, la ministre annoncera l'inscription du projet de réalisation de deux musés, un palais de la culture et une salle de spectacles. En effet, la capitale numide, qui part avec un handicap de taille, ne dispose presque d'aucune infrastructure capable de répondre aux exigences d'un tel événement. Alors que les dizaines de projets lancés depuis plusieurs années n'ont pas encore vu le jour. A titre d'exemples, citons la galerie d'art, la salle de spectacles, le Musée des arts traditionnels ou encore la réhabilitation de la vieille ville en ruine. S'agissant du budget alloué à cet événement, Khalida Toumi ne donnera aucune information. «On s'est réunis aujourd'hui avec le wali pour imaginer et discuter d'un budget en fonction de ce qui sera réalisé.» Il y va de même pour ce qui est du commissaire de l'événement et du comité de préparation. Farid Benzaid EL TARF Vers une meilleure maîtrise des projets Pour l'assainissement de la nomenclature des projets, les autorités locales ont mené un travail titanesque. En effet 252 opérations ont été clôturées en 2012, 233 opérations en 2011 et 289 opérations en 2010. «L'année 2013 constitue, indéniablement, un point de changement et de rupture vis-à-vis des années précédentes. Et pour cause, tous les secteurs ont déjà reçu leurs projets respectifs et nous avons par ailleurs localisé les assiettes foncières sur lesquelles seront érigés les projets, ce qui est en-soi, une première. Aussi, les projets sont lancés durant la même année de leurs inscriptions. Nous sommes en train d'achever le programme en cours (PEC). Il est à noter que les projets sont mieux maturés avant leur lancement, ce qui nous exempte des opérations de réévaluation avec leurs lots de retards et d'imprévus», a indiqué le directeur de wilaya de la planification et de l'aménagement du territoire (DPAT) lors d'un point de presse organisé au niveau du siège de sa direction. Et d'ajouter, avec un brin de satisfaction que «pour l'année en cours, l'état a mobilisé pour la wilaya, pour ce qui est du Programme sectoriel de développement (PSD), une enveloppe conséquente de 320 milliards de Cts pour 54 opérations. Pour le Programme communal de développement (PCD), la wilaya a bénéficié de 105 milliards de Cts pour les 24 communes que compte la wilaya d'El Tarf. Pour ce qui a trait aux réévaluations, nous avons pu avoir une enveloppe de 240 milliards de Cts pour 45 opérations du PSD, en cours de réalisation. En ce qui concerne l'assainissement de la nomenclature des projets, il faut savoir que sous la houlette de l'actuel wali, Ahmed Maâbed, les autorités locales ont mené un travail de titan. En effet, nous avons clôturé 252 opérations en 2012, 233 opérations en 2011 et 289 opérations en 2010». Interrogé sur le taux de consommation des crédits de paiements, durant l'année 2012, le directeur dira que «pour ce qui est du PSD, le taux a atteint au 30 novembre 2012, les 31%, alors que pour le PCD le taux de consommation est de 20% pour le même mois. Cependant pour le cumul des montants du PEC à fin 2011 (programmes en cours), il est actuellement de 12,6 milliards de dinars, soit 1260 milliards de Cts». Par ailleurs, le commis de l'Etat admettra que «plusieurs causes sont à l'origine du retard de nombreux projets dont le manque criant de main-d'uvre qualifiée, de points de vente de matériaux de construction dignes de ce nom et d'un manque de maturation de certains projets. Seul bémol, nous avons réduit les délais de réalisation, ce qui est une avancée notable et ce, nonobstant de multiples contraintes rencontrées par les entreprises de réalisation». Daoud Allam LE CALVAIRE DES DAIP DE SKIKDA Titularisation, immatriculation, priorité dans les concours Le calvaire des recrues dans le cadre du Dispositif d'aide à l'insertion professionnelle et du filet social dure toujours. La Coordination de wilaya des recrues dans le cadre du DAIP et du filet social publie communiqué sur communiqué, observe sit-in sur sit-in, espérant une oreille attentive à ses revendications légitimes de la part des autorités compétentes. Titularisation, élaboration d'un statut protecteur, priorité dans les concours d'accès à l'emploi, régularisation des cas en instance au niveau de la Sécurité sociale en sont les plus importantes. Les problèmes auxquels est confrontée cette catégorie sociale, dont le nombre dépasse les 40 000 à l'échelle de la wilaya, ont poussé le bureau de wilaya de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme - LADDH à rendre public, à son tour, un communiqué où il elle manifeste sa solidarité. Concernant les cas pendants pour immatriculation à la Sécurité sociale, le directeur de l'agence Cnas de Skikda, Nouara Hassen, dément ces allégations en affirmant que «la procédure d'immatriculation est en voie d'achèvement, le taux d'avancement avoisine les 70%. D'ailleurs, pour les DAIP, j'ai chargé exclusivement un employé de régulariser leur situation. Souvent, il faut bien le noter, les employés ne se déplacent pas pour récupérer leurs cartes Chifa. Récemment, dans une rencontre avec le directeur de l'emploi de la wilaya, on a convenu que dorénavant, les listes qui nous seront transmises le seront à partir de chaque direction ou institution à laquelle est affectée la recrue. Actuellement nous les recevons à partir de la Direction de l'emploi. Ensuite, après traitement des dossiers et identification d'immatriculation, il sera procédé par nos soins à la distribution des cartes à chaque institution concernée». Zaid Zoheir GUELMA Saisie de 500 comprimés psychotropes, et 4 arrestations Les éléments du service régional de la lutte antidrogue d'El Hadjar (Annaba) ont arrêté, en début de semaine, quatre trafiquants de drogue âgés entre 17 et 37 ans. Après une surveillance sur le terrain, les agents de sécurité ont interpellé les membres de cette bande à bord d'un véhicule de marque Renault Symbol, stationné sur le boulevard Souidani Bou Djemââ, au centre-ville de Guelma. Chez ces trafiquants de stupéfiants, les enquêteurs ont mis le grappin sur un total de 500 comprimés psychotropes. Les mis en cause ont été déférés devant la justice.