LIGNE FERROVIAIRE THENIATIZI-OUZOU Fermeture temporaire nécessaire Le ministre des Transports Amar Tou a donné ce lundi son accord pour la fermeture temporaire de la ligne ferroviaire reliant la ville de la Basse Kabylie, Thénia dans la wilaya de Boumerdès à la capitale de la Haute Kabylie, Tizi-Ouzou. Cette fermeture est nécessaire pour engager les travaux restants du projet de dédoublement et l'électrification de cette ligne (48km) «Ne fermez la voie qu'une fois les préparatifs de lancement des travaux seront totalement finalisés.» C'est l'instruction donnée par le ministre aux responsables du projet et à ceux de la SNTF, lors de la courte séance de travail qui s'est déroulée au siége de la wilaya de Boumerdès. Cette fermeture ne risquerait-elle pas de poser le problème des approvisionnements, en carburant notamment, de la wilaya de Tizi-Ouzou ? C'est la question que nous avons posée au ministre. Ce dernier se montre rassurant. «Naftal a pris ses dispositions pour éviter toute rupture de l'alimentation de la wilaya en carburant.» La seconde instruction du ministre concerne l'accélération de l'expropriation et la prise de possession des terres situées sur la ligne. «Certains propriétaires sont attachés à leur terres, d'autres, par contre, sont des indus occupants mais réclament des indemnisations. Il y a une catégorie de personnes qui se sont installées illégalement après le lancement des travaux pour pouvoir jouir des compensations financières ou d'un relogement. Nous devons faire avec et nous devons tenter de les convaincre pour accepter un arrangement à l'amiable, avant d'aller éventuellement en justice», nous a confié M. Tou. A l'issue de sa visite sur le terrain en compagnie de Kamel Abbès, wali de Boumerdès, le ministre estime que le projet, doté de nombreux ouvrages d'art et d'un immense tunnel, avance bien. Nous lui avons demandé son évaluation sur une date possible pour la mise en service de cette voie électrifiée «Quand ces problèmes d'expropriation seront aplanis, je reviendrai et vous annoncerai la date d'inauguration », dira-t-il. Abachi L. BEJAIA : VERS UN JUMELAGE IMMINENT ENTRE TOUDJA ET CHOISY-LE-ROI (FRANCE) Quand l'eau rapproche les cultures Tous les feux sont au vert pour un rapprochement imminent des deux communes, Toudja en l'occurrence, relevant de la wilaya de Béjaïa, et Choisy le Roi, dans le Val-de-Marne (France). L'histoire veut que ces deux régions bénies par la nature soient jumelées pour leur ancestrale communion avec l'eau. «Le projet est d'une importante envergure culturelle et nous tient vraiment à cur», nous dira Jean-Joël le Marchand, premier adjoint au maire et chargé des relations internationales au niveau de la mairie de Choisy-le-Roi, lors de sa visite à Toudja. A chacune ses traditions et son savoirfaire avec ce précieux liquide minéral, qui jaillit des profondeurs rocheuses, en ce qui concerne ce petit village de Kabylie, de 10 000 âmes, situé aux inséparables en contrebas du monts d'Aghabou et d'Ibarissen et Choisy-le-Roi, qui demeure, avec Paris, la capitale, l'unique ville à s'étendre de part et d'autre de la Seine au niveau de l'Ile-de-France. Ce typique village kabyle, comme aimait le décrire le célèbre romancier Jules Roy, s'est vu octroyé une indiscutable reconnaissance mondiale pour sa qualité d'eau abondante. Un musée pour l'eau a d'ailleurs été créé au cur du village même- le premier en Algérie et l'unique en Afrique, selon les responsables locaux. Ce dernier est un projet dirigé en partie par l'association Gehimab (Groupe d'études sur l'histoire des mathématiques à Béjaïa médiévale). Côté officiel, tout semble naviguer dans une eau douce et calme pour le rapprochement des deux municipalités de la rive Méditerranéenne. La nouvelle APC de Toudja est plus que jamais confiante quant à la réalisation du projet de jumelage. Le sujet sera bien mis au prochain ordre du jour de la nouvelle Assemblée, avonsnous appris localement aux fins de finaliser l'idée et d'encourager davantage les échanges entre les deux communautés. Il est question aussi que la mairie de Toudja et les organisateurs du Festival de l'eau, qui se tient tout particulièrement à chaque printemps, adressent une invitation officielle à leurs homologues de Choisy-le-Roi, afin d'assister à cette grandiose manifestation culturelle. Kamel Gaci TIZI-OUZOU Trois individus arrêtés pour commercialisation et détention d'armes Les enquêteurs de la Brigade de recherche et d'investigation du commissariat central de la wilaya de Tizi-Ouzou ont procédé, à la fin de la semaine dernière, à l'arrestation de trois individus, âgés de 21, 49 et 78 ans, qui s'adonnaient à la commercialisation d'armes à feu, annonçait hier un communiqué de la Sûreté de wilaya. Les deux plus jeunes du trio ont été appréhendés pour commercialisation d'un pistolet 8 mm et de munitions classifiées de 4e catégorie, alors que le septuagénaire, lui, répondra de la charge de détention illégale d'arme à feu et de munitions, que les policiers ont récupérées. Présentés dimanche dernier devant le parquet de Tigzirt, les trois hommes ont été placés en détention. Ce n'est pas la première fois que ce genre d'affaires est traité par les policiers à Tizi-Ouzou. On rappellera, en effet, que l'année dernière, parmi toutes les enquêtes ayant abouti au démantèlement de groupes de personnes, voire de réseaux spécialisés dans la commercialisation d'armes à feu, il y a celle qui est partie de la banale interpellation d'un individu, en août 2012, sur lequel un PA a été trouvé avant que la filière auprès de laquelle il avait acquis l'arme ne soit démantelée. Une affaire qui succédait tout juste au passage devant les juges de la cour de Tizi-Ouzou d'une affaire élucidée par des agents du département de recherche et de sécurité (DRS) après l'arrestation de jeunes en possession de deux PA, de 7 et 16 mm, ainsi que d'une forte somme d'argent. Six individus avaient été arrêtés suite à l'enquête et condamnés à de lourdes peines de prison, l'été dernier. A. M. AIN DEFLA Arrivée d'une nouvelle mission médicale chinoise Lundi dernier, vers 18 h, est arrivée au chef-lieu de la wilaya d'Aïn-Defla, une nouvelle mission médicale chinoise composée de 14 spécialistes, d'un cuisinier et d'un interprète. Il s'agit de quatre gynécologues, deux réanimateurs, trois orthopédistes, deux chirurgiens généralistes, deux chirurgiens spécialistes de la chirurgie plastique dans le domaine des brûlures et d'un ophtalmologue. Cette mission, indique le DSP, a pour objectif de renforcer le dispositif sanitaire de la wilaya. Il s'agit de la quatrième mission de ce genre qui est affectée à Aïn Defla dans ce cadre ; la dernière mission ayant quitté l'Algérie en octobre dernier. On indique que cette équipe tient à rester groupée et à activer au chef-lieu de wilaya. Il faut dire que la wilaya de Aïn Defla souffre énormément du manque de spécialistes, principalement dans le secteur public qui ne compte que deux gynécologues à Miliana et à Sidi Bouabida, lesquels ne peuvent faire face aux demandes de soins des parturientes. Cette situation induit souvent pour les malades et leurs proches, de grandes inquiétudes au moment de l'accouchement. Cette mission médicale, qui va prendre ses fonctions dans les tout prochains jours, apportera un certain soulagement aux hôpitaux de Khemis-Miliana, de Miliana et de Sidi Bouabida. Cependant, elle aura aussi à faire face aux cas d'urgence de malades venant de la wilaya de Chlef qui, elle aussi, souffre d'un manque criant de spécialistes. Pour pallier le manque de spécialistes, la Direction de la santé de Aïn Defla a dû recourir à la réquisition (à l'amiable, souligne-t-on) d'une dizaine de médecins privés. Karim O. BLIDA : MENACES D'EXPULSION Les habitants de haouch Chouiou assiègent l'APC de Chebli Alors qu'ils avaient précédemment fermé la route entre Chebli et Boufarik, dans la wilaya de Blida, les habitants de haouch Chouiou, situé à un kilomètre de la commune de Chebli, ont assiégé, hier, le siège de la mairie de cette commune pour dénoncer une décision de justice les expulsant des habitations qu'ils occupent, selon leurs dires, depuis la période coloniale. C'est le nouveau propriétaire de ces terres qui les a poursuivis en justice pour récupérer ces maisons qui font partie de l'exploitation agricole. Toutefois, les occupants avaient refusé de quitter les lieux, considérant que leur expulsion est injuste surtout pour leurs enfants en bas âge et ceux scolarisés. «Si le nouveau propriétaire des lieux s'acharne à me jeter dehors, je n'aurai d'autre solution que la rue, et avec le froid qui sévit ces jours-ci, mon bébé mourra certainement», nous dira une mère, les larmes aux yeux. Un autre occupant des lieux nous fera savoir qu'à la suite d'une première décision de justice, laquelle était en faveur du nouveau propriétaire, ce dernier leur a promis de ne pas les expulser, mais ce n'est pas le cas aujourd'hui puisque des pressions sont exercées sur les habitants de haouch Chouiou pour libérer les lieux. Le sit-in observé hier devant le siège de l'APC a pour but, nous disent ces citoyens, de sensibiliser les autorités publiques sur leur cas aux fins de trouver une solution adéquate à leur problème.