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SKIKDA/LOGEMENTS SOCIAUX
2 000 habitations destinées à la wilaya
Publié dans Le Soir d'Algérie le 30 - 04 - 2005

2 000 logements sociaux sont destinés à la wilaya, dans le cadre du programme quinquennal 2005- 2009, un chiffre qui sera revu à la hausse si les délais de livraison, prévus pour la fin 2005, seront respectés, selon les dires du wali. Ils ont fait déjà l'objet d'un appel d'offres national et international publié le 16 avril dans les titres nationaux, 170 concerneront la commune de Skikda.
1 000 logements sociaux au niveau de la wilaya ont été réceptionnés récemment par l'OPGI, datant de programmes anciens, selon les chiffres avancés par le directeur de l'OPGI, dont 120 pour la seule commune de Skikda. Il n'en reste que 25, car 93 furent déjà distribués, 60 pour les habitants de la cité précaire d'El-Match et 35, à titre provisoire, pour les familles évacuées des glissements de terrain survenus en hiver. 400 logements sociaux, dans le cadre d'un programme notifié en 2004, seront implantés à la commune de Hamadi-Krouma, dont 140 ont été déjà lancés et destinés à la population de la commune du cheflieu. Quatre entreprises de réalisation de Guelma, Aïn-M'lila et Constantine, sont à pied d'œuvre, avec une instruction ferme les intimant d'achever les travaux de réalisation d'ici à 12 mois. 108 immeubles menaçant ruine constituant l'ancienne ville, ont été recensés par les services de l'APC. Plus de 500 familles y vivent dans une promiscuité éhontée avec des toilettes collectives, “survivant” au jour le jour aux risques d'effondrement rendu imminent avec le “récent-vieux” phénomène des glissements de terrain survenus cet hiver, et dont les développements néfastes se signalent de jour en jour. L'office communal de restauration et d'aménagement des vieux quartiers de la ville approuvé récemment par l'APC de Skikda, aura pour mission principale la prise en charge de ces demeures. Des 29 000 gourbis recensés à travers toute la wilaya, 2 449 “cernent” la ville. Répartis sur trois sites (Boulekeroua : 578 gourbis, Bouabaz : 1 521 et la Briqueterie : 350), ils véhiculent tous les relents de la “honte” et des atteintes à la santé publique avec leurs lots d'égouts à ciel ouvert et de dépotoirs “extensibles” à souhait. Leur construction s'est faite sans grands efforts. Entre le crépuscule et l'aube du même jour, leur nombre augmentait exponontiellement. Depuis le début des années 1990, ces familles se multipliaient aussi, engendrant de nouveaux besoins en unités de logements à la faveur de passage d'un de leurs membres de l'état d'adolescent à celui d'adulte marié. Un chiffre à prendre avec des pincettes, car la difficile intervention sur les terrains privés pour recenser ceux qui y sont implantés, a rendu la tâche des commissions dépêchées sur les lieux ardue si bien que, ces chiffres signalés pourraient avoir, sans risque de se tromper, une révision à la hausse. Les autorités locales projettent d'enclencher un programme de RHP (Résorption de l'habitant précaire), pour remplacer le “défunt” projet de la Banque mondiale qui a eu une enveloppe de 60 milliards de dollars. Le recasement des gourbisards” demeure, jusqu'à ce que nous mettions sous presse mystérieux. La méthode préconisée n'a pas été divulguée, bien que le wali ait, dans une récente conférence de presse, affirmé que le recasement sera graduel et se fera selon la disponibilité des logements. L'option des logements ruraux n'est, bien que rejetée par les concernés, pas à écarter au vu du nombre de 7 000 unités que la wilaya devra réaliser dans le cadre du programme décentralisé 2005. Le DUC pour sa part, contacté plusieurs fois, ne veut pas s'exprimer sur ce sujet au motif : “Je ne suis pas habilité à communiquer avec la presse, car il y a une cellule de communication au niveau de la wilaya”. Donc le comment et le quand en finir, reste flou, à plus forte raison que beaucoup de wilayas à travers le territoire avaient mis fin au règne de ces “demeures en zinc”. Des logements attribués au cours des années passées demeurent à nos jours inoccupés. Sans preuve apparente. Car les responsables locaux n'auraient pas été tentés par l'idée d'élaborer un rapport signalant ces anomalies à la peau dure. Mais l'absence de preuves ne signifie nullement la preuve de l'absence; il suffit de faire un tour dans les immeubles des allées du 20- Août 55 pour constater de visu ou en récoltant les propos des habitants et des voisins, pour s'en convaincre. La volonté de l'Etat à distribuer 55 000 logements avant la fin 2005, aurait épargné Skikda, mais aucune opération n'a été enclenchée. Dans ce sens, 20 000 demandeurs de logements attendent depuis des décennies. Un chiffre que confirment le P/APC et le chef de daïra, près de 90% d'entre eux seraient éligibles au logement social locatif à caractère public, selon les propos du maire. L'attribution dévolue désormais à la daïra, selon le décret du 24/04/2004, ne sera pas de tout repos. D'autre part, les évincés et les laissés-pour-compte espèrent qu'ils seront enfin dans la liste d'affichage. Skikda vit un épineux problème de logements. Bien que les responsables locaux, à leur tête le directeur de l'OPGI, souligne “que le nouveau programme qui sera réalisé répondra aux besoins exprimés par la population”, la réalité est tout autre. Et les chiffres relevés prouvent le contraire, à moins qu'on envisage à revoir à la baisse, en enclenchant des “enquêtes” trop poussées, le nombre des demandeurs en logements, au motif qu'ils n'y ont pas droit. Le wali estime, pour sa part, que c'en est fini de “la politique de l'assistanat”, car, selon toujours lui, les citoyens doivent affluer vers les autres formules (promotionnel, participatif) laissant un peu les logements sociaux revenir aux véritables cas “sociaux”. La disproportion entre l'offre et la demande, les contraintes liées au foncier tant de fois évoquées, le non-respect des délais de livraison, sont autant de facteurs qui ont contribué au “pourrissement” de la situation sans compter les dépassements enregistrés à l'issue des attributions de logements. La responsabilité des commissions communales présidées par les P/APC et composées des représentants de l'UGTA, l'ONEC et l'ONM, n'est pas moindre. Faire endosser l'origine des contestations “couronnant” ces attributions, à ces seules commissions serait vraiment réducteur. Car, celles chapeautées par l'administration à travers les walis n'ont pas laissé de si précieux souvenirs. C'est la même grogne et les mêmes propos dénonçant la corruption, le clientélisme et les affiliations familiales y prévalant, qui en ont découlé. Les biographies immobilières” avaient déjà tout dit sur ce sujet. La dernière commission communale en date, présidée par l'actuel P/APC a déjà distribué 348 logements sociaux. Une attribution qu'elle juge, par la voix de ses différents membres, très “réussie”, “on a vraiment ciblé ceux qui sont vraiment dans le besoin. Ceux qui vivaient dans des garages, ceux qui étaient à 16 personnes dans un F2 délabré. D'autres se supportaient à 6 membres (frères et sœurs) dans un F1 dans une même chambre sans fenêtre...”, nous déclare un jour un membre de cette commission. Le P/APC, quant à lui, admet quelques lacunes, “n'empêche que 80% de la distribution a été équitable”. Les non-bénéficiaires ont aussi leur mot à dire comme cette dame qui nous raconte un jour son “combat” “notre dossier de demande de logement date de 1975. il fait partie des 400 premiers dépôts. Après la mort de mon père en 1989, c'est moi qui ai repris la “flambeau”. Je ne perds pas espoir de voir mon nom dans la prochaine attribution.” Pour d'autres qui s'affublent du titre des “sans appui médiatique, politique ou administratif”, le logement est une illusion, “ah ! Le logement je n'y crois plus. Je n'ai même pas figuré dans la liste de logements de fonction distribués par l'institution où je travaille”, renchérit un “vétéran” des “attendeurs”, “ça fait onze ans que je loue des appartements. J'ai appris à vivre avec cette méthode. Avoir un logements social ne fait plus partie de mes préoccupations”, nous assure un autre. La commission de daïra présidée par le chef de daïra est à pied d'œuvre pour étudier les dossiers transférés de la commune de Skikda. “On est même en train de recevoir de nouveaux dossiers”, nous dira cette responsable qui ne veut s'étaler sur un sujet qu'elle qualifie de très sensible. Il y a lieu de souligner que la loi prévoit que l'attribution se fera après trois mois passés du dépôt des dossiers. Dans le cas d'une contestation populaire, une demande de recours sera introduite par l'intéressé ou les intéressés auprès du wali. Dans un délai ne dépassant pas 15 jours, ce dernier devra arrêter une liste définitive des bénéficiaires. En attendant tout cela, les demandeurs... attendent.

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