Gaïd Salah : La tentation totalitaire    «Où va l'Algérie ?»    Château de cartes    Un chef de Daech s'infiltre en Tunisie pour perpétrer des attentats    L'Algérie dans un groupe explosif    LDC : L'Entente de Sétif disqualifiée    JSMB : Latrèche et Haddef arrivent    La police judiciaire dresse son bilan de la première moitié du mois sacré    Un chant spirituel au rythme de la poésie populaire    Un des plus anciens rituels du soufisme    Les citoyens soulagés    Un débat sur fond de tension    Brexit: et maintenant?    12 ONG appellent à accroître "l'aide financière"    Le Groupe Tahkout s'engage avec Hyundai    Sécurité collective arabe inexistante    Une baisse de 68% enregistrée    L'Ecole supérieure de la sécurité sociale inaugurée le 5 juillet    La potion miracle    Mondial-2018 : Réactions algériennes après le tirage au sort    Le miracle aura-t-il lieu?    "Grande confiance en Mahrez et en les Verts"    "Douter de nous? Certainement pas!"    Brexit : Un coup dur pour les marchés, mais ne semble pas menacé    15 harraga interceptés au large de Cap Rosa    "S'il vous plaît M. Google..."    Des doctorants en colère    En préparant le "Takerwait" : Les Ghardaouis ont leurs astuces pour lutter contre la soif    Ramadhan, Aïd el Fitr, vacances, rentrée scolaire et Aïd el Adha : Le porte-monnaie des citoyens mis à rude épreuve    Afin d'éviter un autre scandale : Le ministère de l'Education prévoit des mesures sévères pour 2017    Depuis son lancement : L'Emprunt obligataire a collecté 251 milliards de dinars    Sans les collectivités locales : Pas de refondation possible de l'économie    Une très belle quaâda chaâbie    Bijouterie kabyle : Tout pour lutter contre la contrefaçon et les fluctuations du marché    L'animation débute avec Chenane et les Bermudes    Le souhait des boulangers    Quel avenir pour les Crabes ?    17 qx de kif traité saisis à Tlemcen, Chlef et Béchar    Les "explications" de la wilaya d'Alger    Ouyahia mis à l'index    Deux dépouilles découvertes à Bouira    Les signatures validées pour un référendum anti-Maduro    Poursuite des combats pour la reprise d'Alep    Nordine Aït Hamouda, Malika Matoub et les autorités huées    Hommage à Hadj Mohamed Tahar Fergani    Voyage au coeur de l'Andalousie    Deux tentatives de reconstruction du discours religieux musulman    Gaïd-Salah supervise la disponibilité opérationnelle des unités de combat    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





LE SALON NATIONAL DE L'HABIT TRADITIONNEL DE ANNABA
Un miroir du patrimoine authentique
Publié dans Le Soir d'Algérie le 25 - 07 - 2007

Une gamme de costumes traditionnels et de divers autres produits artisanaux reflétant les spécificités du patrimoine algérien authentique a été exposée et proposée au public de Annaba lors du Salon national de l'habit traditionnel organisé du 18 au 23 juillet courant et ayant réuni 88 participants représentant 25 wilayas du pays.
Qu'ils s'agissent des traditionnelles “gandouras” propres à toutes les régions du pays, ou des tapis du Sud ou d'autres objets d'art confectionnés à partir de produits locaux tels que les peaux de vache ou de chèvre ou le palmier, la qualité artistique de ces œuvres est, selon l'avis de visiteurs, “irréprochable”. Les gandouras fetla et medjboud de l'est (Annaba, Constantine, Skikda et Guelma notamment), ont, a-t-on souligné, transformé le palais de la culture Mohamed-Boudiaf de Annaba en un lieu “enchanteur”, brillants de perles aux couleurs éclatantes de beauté et d'authenticité. Ces gandouras traditionnelles, qui font la fierté des femmes, particulièrement la mariée, continuent à se perpétuer de génération en génération, sans “se démoder”, a affirmé, à ce propos, Mme Talha Hayet, artisane de Constantine,. “Nous essayons, certes, a-t-elle précisé, d'introduire, à chaque fois, des touches de modernité, mais sans pour autant altérer l'originalité et l'authenticité de ce précieux héritage ancestral.” La région de l'est reste, d'ailleurs, connue pour ses “irremplaçables” et magnifiques gandouras traditionnelles, a-t-elle ajouté avec fierté, en soulignant que de nouveaux modèles tels “le cocktail”, “le nigeria”, ont été introduits, récemment, mais tout en conservant la référence authentique. Ces “nouveaux” produits sont obtenus, a-t-elle expliqué, à partir d'un mélange de “fetla et medjboud'', “fetla, tell et perlage”, “gros et petits fils”, dont des artisanes ont mis tout leur savoir-faire et leur amour pour les “offrir” à une clientèle appréciant, à sa juste valeur, le produit artisanal réunissant qualité et beauté. Le Salon national de l'habit traditionnel qu'abrite annuellement la ville de Annaba constitue, a-t-elle ajouté, une opportunité pour faire connaître les spécificités et caractéristiques de l'habit traditionnel de chaque région du pays ainsi que les dernières “notes” de modernité qui leur sont apportées sans toucher à leur charme ancestral. “El balouta, el aouinet, el wardat”, “kchour el hout” et bien d'autres produits issus de la broderie traditionnelle font partie des “ingrédients”, a-t-elle noté, du précieux patrimoine que nous devons perpétuer par un travail sérieux et de qualité. Le “kaftan tlemceni”, costume traditionnel réservé à l'honneur de la mariée devant être conduite chez sa belle-famille avant d'être rejointe par son époux, escorté sur un cheval blanc, a, par ailleurs, marqué de sa magnifique présence ce salon où il a été exposé, accompagné de tous ses accessoires, entre autres, “djebin”, “la couronne” et les longs colliers de perles. Ce produit andalou, traduisant le riche passé ancestral de la région de l'ouest, plus particulièrement la ville de Tlemcen, est l'habit traditionnel privilégié de toutes les jeunes mariées qui le “réclament”, selon l'artisane Mme Henane Fatiha, pour le porter, voire l'exhiber fièrement lors de la célébration de leur mariage. Ni le temps et encore moins la modernité ne pourront porter “atteinte” à ce costume traditionnel dont le prix va de 3 000 à 12 000 dinars en fonction du choix et de la décoration exigés par la cliente, a-t-elle indiqué. “El blousa”, “el hayek” et plusieurs autres gandouras du style oranais ont été également exposés à l'occasion de ce salon qui aura permis, a-t-on recueilli, au public d'apprécier la qualité artistique de l'habit traditionnel ainsi que le talent des artisans ou autres amateurs dont le souci majeur, a-t-on souligné, est de veiller à la préservation et à la perpétuation de cet important patrimoine. Les produits artisanaux de la région du Sud (Tamanrasset, Ghardaïa, Touggourt et autres) ont été, d'autre part, présents avec force dans ce salon où plusieurs stands leur ont été réservés. Tapis traditionnels, corbeilles et sandales confectionnés à partir de la matière première locale, burnous, robes d'intérieur et divers autres produits comme le désodorisant naturel (mesk et echabb ) et l'encens, le henné, auront apporté une touche particulière à cette manifestation. Ghardaïa, destination touristique très convoitée, “bourgeonne”, a affirmé l'artisane Mme Ouled Saïd Aïcha, de commerces spécialisés dans la confection et la commercialisation des tapis. Il existe, selon elle, deux types de tapis traditionnels : “erregma” ou “el aadham” et “el nila”, produits artisanaux très prisés par les clients, notamment les nombreux touristes qui affluent dans cette région. L'introduction de nouvelles couleurs, le gris ou le bleu notamment, en plus de ceux utilisés traditionnellement, le rouge, le jaune et le vert, a apporté, a-t-elle dit, davantage de charme et de beauté à ces œuvres d'art dont les prix restent raisonnables et à la portée de la plupart des citoyens. “El melhfa”, rouge et blanche, est l'un des habits traditionnels qui continue, a-t-elle, d'autre part, fait remarquer, à être porté par la mariée de cette région qui se pare, pour la circonstance, de plusieurs bijoux. La région du centre du pays, en l'occurrence la Kabylie au riche passé ancestral, s'est distinguée lors de ce salon en proposant aux visiteurs un joli bouquet de robes et habits traditionnels berbères. Les “isoura” (ceintures) ainsi que de nombreux “taksiout” (robes) et “fodha” (fouta), aux couleurs aussi variées que magnifiques, ont été, selon l'artisane Mlle Guici Malika de Tizi-Ouzou, spécialement sélectionnées à l'intention des citoyens à qui l'opportunité a été offerte pour découvrir le riche patrimoine de ce coin du pays. L'ensemble des artisans participant à ce salon, organisé par la Chambre de l'artisanat et des métiers en collaboration avec la Direction de la petite et moyenne entreprise et de l'artisanat, ont été unanimes à souligner l'importance de la préservation de l'activité artisanale qui font la fierté et la spécificité de chaque région du pays. L'abondance des produits artisanaux étrangers, notamment en provenance de Chine et de Syrie, sur le marché local, représente, ont souligné des artisans, eu égard aux prix bas pratiqués, une des principales contraintes qui freinent quelque peu l'activité artisanale dans plusieurs régions, “mais ne peut, selon eux, altérer l'engouement de cette clientèle qui sait différencier entre la copie et le produit authentique”.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.