Le FFS chez les syndicats dès aujourd'hui    Indispensable contrepouvoir    Coupe d'Algérie : Tirage au sort le 1er décembre    CAN-2015 : L'option juin 2015 se précise    Conflit libyen : Al Theni prêt à dialoguer avec ses rivaux    Loi de finances 2015 : Le timbre pour le passeport passe à 6000 DA    Alnaft obligée de revoir sa copie    De l'idéal social de Novembre aux perversions rentières    Le programme de 2007 enfin clos    La France ne remettra jamais des archives qui "lui font tort" (ministre des Moudjahidine)    Sellal, Modiano et le rêve numérique    Les féministes entrent en scène    L'université 8 mai 1945 honore Benamar Médiene    Maroc-Grève contre le régime des retraites : le gouvernement rappelle la réalité des chiffres    Burkina Faso : L'armée annonce la formation d'un organe de transition    British Council: lancement à Alger d'une nouvelle session de formation au profit des enseignants de la langue anglaise    Algérie: L'année 2015, une nouvelle étape dans la bonne gestion du secteur de la santé (ministre)    Régimes des pensions au Maroc: Le CESE recommande de relever l'âge de la retraite à 63 ans    Lamamra qualifie l'escalade verbale marocaine de "mauvaise stratégie"    Egypte: plus de 1000 familles évacuées du Sinaï pour créer une zone tampon avec les frontières palestiniennes    Ebola: Premiers tests du vaccin en Suisse    Téhéran dément qu'un accord soit "finalisé"    L'Algérie a perdu 7 places dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale    "C'est une nouvelle page que nous allons ouvrir"    L'Afrique à reculons    NAHD : Les sang et or veulent battre le CSC    Près de 40.000 cas chaque année    Quatre narcotrafiquants tués par l'armée à Adrar    Il a remis ses lettres de créance au Président Bouteflika    Les rappelés du Service national marchent à Tizi Ouzou    Ça va bouger devant    Notre confrère parmi les favoris pour le Goncourt    Tunisie-législatives: résultat final, Nidaa Tounes prend 85 sièges, 69 pour Ennahdha    Algérie:Ouverture à Boumerdès du 1er Salon régional Centre de la pêche et de l'aquaculture    Fruits et légumes : Des augmentations de prix «passagères» qui durent !    Mouvement Barakat : «L'indépendance n'est pas achevée»    POLITIQUE ÉTRANGÈRE DU PAYS    Trucs et astuces    Passeport : Le timbre fixé à 6000 DA, et plus de 3 000 000 de dossiers déposés    Nouvelle ville de Hassi Messaoud : Un groupement d'entreprises algériennes pour la réalisation des VRD    Ouled El-Houma    USM Alger    Sous la menace d’une suspension qui le priverait du choc face à l’ES Tunis    CE MONDE QUI BOUGE    II FUT INSTRUCTEUR DE SAMORA MACHEL    Le coup de bill’art du Soir    L'Entente veut assouvir sa soif de trophées majeurs    Les associations sauvent des programmes officiels rebattus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

LE SALON NATIONAL DE L'HABIT TRADITIONNEL DE ANNABA
Un miroir du patrimoine authentique
Publié dans Le Soir d'Algérie le 25 - 07 - 2007

Une gamme de costumes traditionnels et de divers autres produits artisanaux reflétant les spécificités du patrimoine algérien authentique a été exposée et proposée au public de Annaba lors du Salon national de l'habit traditionnel organisé du 18 au 23 juillet courant et ayant réuni 88 participants représentant 25 wilayas du pays.
Qu'ils s'agissent des traditionnelles “gandouras” propres à toutes les régions du pays, ou des tapis du Sud ou d'autres objets d'art confectionnés à partir de produits locaux tels que les peaux de vache ou de chèvre ou le palmier, la qualité artistique de ces œuvres est, selon l'avis de visiteurs, “irréprochable”. Les gandouras fetla et medjboud de l'est (Annaba, Constantine, Skikda et Guelma notamment), ont, a-t-on souligné, transformé le palais de la culture Mohamed-Boudiaf de Annaba en un lieu “enchanteur”, brillants de perles aux couleurs éclatantes de beauté et d'authenticité. Ces gandouras traditionnelles, qui font la fierté des femmes, particulièrement la mariée, continuent à se perpétuer de génération en génération, sans “se démoder”, a affirmé, à ce propos, Mme Talha Hayet, artisane de Constantine,. “Nous essayons, certes, a-t-elle précisé, d'introduire, à chaque fois, des touches de modernité, mais sans pour autant altérer l'originalité et l'authenticité de ce précieux héritage ancestral.” La région de l'est reste, d'ailleurs, connue pour ses “irremplaçables” et magnifiques gandouras traditionnelles, a-t-elle ajouté avec fierté, en soulignant que de nouveaux modèles tels “le cocktail”, “le nigeria”, ont été introduits, récemment, mais tout en conservant la référence authentique. Ces “nouveaux” produits sont obtenus, a-t-elle expliqué, à partir d'un mélange de “fetla et medjboud'', “fetla, tell et perlage”, “gros et petits fils”, dont des artisanes ont mis tout leur savoir-faire et leur amour pour les “offrir” à une clientèle appréciant, à sa juste valeur, le produit artisanal réunissant qualité et beauté. Le Salon national de l'habit traditionnel qu'abrite annuellement la ville de Annaba constitue, a-t-elle ajouté, une opportunité pour faire connaître les spécificités et caractéristiques de l'habit traditionnel de chaque région du pays ainsi que les dernières “notes” de modernité qui leur sont apportées sans toucher à leur charme ancestral. “El balouta, el aouinet, el wardat”, “kchour el hout” et bien d'autres produits issus de la broderie traditionnelle font partie des “ingrédients”, a-t-elle noté, du précieux patrimoine que nous devons perpétuer par un travail sérieux et de qualité. Le “kaftan tlemceni”, costume traditionnel réservé à l'honneur de la mariée devant être conduite chez sa belle-famille avant d'être rejointe par son époux, escorté sur un cheval blanc, a, par ailleurs, marqué de sa magnifique présence ce salon où il a été exposé, accompagné de tous ses accessoires, entre autres, “djebin”, “la couronne” et les longs colliers de perles. Ce produit andalou, traduisant le riche passé ancestral de la région de l'ouest, plus particulièrement la ville de Tlemcen, est l'habit traditionnel privilégié de toutes les jeunes mariées qui le “réclament”, selon l'artisane Mme Henane Fatiha, pour le porter, voire l'exhiber fièrement lors de la célébration de leur mariage. Ni le temps et encore moins la modernité ne pourront porter “atteinte” à ce costume traditionnel dont le prix va de 3 000 à 12 000 dinars en fonction du choix et de la décoration exigés par la cliente, a-t-elle indiqué. “El blousa”, “el hayek” et plusieurs autres gandouras du style oranais ont été également exposés à l'occasion de ce salon qui aura permis, a-t-on recueilli, au public d'apprécier la qualité artistique de l'habit traditionnel ainsi que le talent des artisans ou autres amateurs dont le souci majeur, a-t-on souligné, est de veiller à la préservation et à la perpétuation de cet important patrimoine. Les produits artisanaux de la région du Sud (Tamanrasset, Ghardaïa, Touggourt et autres) ont été, d'autre part, présents avec force dans ce salon où plusieurs stands leur ont été réservés. Tapis traditionnels, corbeilles et sandales confectionnés à partir de la matière première locale, burnous, robes d'intérieur et divers autres produits comme le désodorisant naturel (mesk et echabb ) et l'encens, le henné, auront apporté une touche particulière à cette manifestation. Ghardaïa, destination touristique très convoitée, “bourgeonne”, a affirmé l'artisane Mme Ouled Saïd Aïcha, de commerces spécialisés dans la confection et la commercialisation des tapis. Il existe, selon elle, deux types de tapis traditionnels : “erregma” ou “el aadham” et “el nila”, produits artisanaux très prisés par les clients, notamment les nombreux touristes qui affluent dans cette région. L'introduction de nouvelles couleurs, le gris ou le bleu notamment, en plus de ceux utilisés traditionnellement, le rouge, le jaune et le vert, a apporté, a-t-elle dit, davantage de charme et de beauté à ces œuvres d'art dont les prix restent raisonnables et à la portée de la plupart des citoyens. “El melhfa”, rouge et blanche, est l'un des habits traditionnels qui continue, a-t-elle, d'autre part, fait remarquer, à être porté par la mariée de cette région qui se pare, pour la circonstance, de plusieurs bijoux. La région du centre du pays, en l'occurrence la Kabylie au riche passé ancestral, s'est distinguée lors de ce salon en proposant aux visiteurs un joli bouquet de robes et habits traditionnels berbères. Les “isoura” (ceintures) ainsi que de nombreux “taksiout” (robes) et “fodha” (fouta), aux couleurs aussi variées que magnifiques, ont été, selon l'artisane Mlle Guici Malika de Tizi-Ouzou, spécialement sélectionnées à l'intention des citoyens à qui l'opportunité a été offerte pour découvrir le riche patrimoine de ce coin du pays. L'ensemble des artisans participant à ce salon, organisé par la Chambre de l'artisanat et des métiers en collaboration avec la Direction de la petite et moyenne entreprise et de l'artisanat, ont été unanimes à souligner l'importance de la préservation de l'activité artisanale qui font la fierté et la spécificité de chaque région du pays. L'abondance des produits artisanaux étrangers, notamment en provenance de Chine et de Syrie, sur le marché local, représente, ont souligné des artisans, eu égard aux prix bas pratiqués, une des principales contraintes qui freinent quelque peu l'activité artisanale dans plusieurs régions, “mais ne peut, selon eux, altérer l'engouement de cette clientèle qui sait différencier entre la copie et le produit authentique”.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.