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PARTIS ET ELECTIONS LOCALES
Faire campagne, avec quel argent ?
Publié dans Le Soir d'Algérie le 17 - 10 - 2007

Des élections de renouvellement des Assemblées populaires communales (APC) et des Assemblées populaires de wilaya (APW) auront lieu le 29 novembre 2007. Dans cette perspective, plusieurs formations politiques se préparent à lancer leur campagne électorale après avoir finalisé l'opération de dépôt des listes de candidatures auprès des services du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales.
Mais aussi les partis politiques d'agir en vue de réunir les ressources financières à mêmes de couvrir le déroulement de cette campagne. Un nerf de la guerre qui semble manquer notamment au mouvement En-Nahda tandis que les autres formations politiques, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, le Front des forces socialistes, le Parti des Travailleurs, El-Islah, le Rassemblement national démocratique, le Front national algérien qui prévoit déjà une dépense de 3 millions de dinars, ainsi que le Mouvement de la société pour la paix qui comptent uniquement sur leurs propres moyens dont les cotisations des militants et des candidats et non sur l'aide éventuelle de l'Etat. En rappelant que l'article 185 de l'ordonnance 97-07 du 6 mars 1997 portant loi organique relative au régime électoral indique que les campagnes électorales sont financées au moyen de ressources provenant de la contribution des partis politiques, de l'aide éventuelle de l'Etat, accordée équitablement, et des revenus du candidat. En outre, l'article 186 de la même ordonnance stipule qu'il est interdit à tout candidat pour une élection à un mandat national ou local, de recevoir, d'une manière directe ou indirecte, des dons en espèces, en nature ou tout autre contribution quelle qu'en soit la forme, émanant d'un Etat étranger ou d'une personne physique ou morale de nationalité étrangère. Par ailleurs, l'article 27 de l'ordonnance 97-09 du 6 mars 1997 portant loi organique relative aux partis politiques indique que les activités du parti sont financées au moyen de ressources constituées par les cotisations de ses membres, les dons, legs et libéralités, les revenus liés à ses activités et les aides éventuelles de l'Etat.
PARTI DES TRAVAILLEURS (PT)
"Nous comptons sur nos propres moyens"
Le Parti des travailleurs (PT) compte uniquement sur la contribution de ses militants et sur ses propres moyens et non sur l'aide de l'Etat, pour le financement de la campagne électorale pour les élections locales du 29 novembre 2007. Selon le porte-parole de cette formation politique, Djelloul Djoudi, contacté, ce sont les contributions des militants et des candidats réunis par listes qui serviront à financer cette campagne. Celle-ci étant envisagée sous la forme de déplacements des membres de la direction du parti à travers les circonscriptions électorales, l'affichage et l'organisation de meetings et de rencontres de proximité notamment. Ainsi, le PT table sur une contribution de l'ordre de 20 000 DA au niveau de chaque section du parti. Cela étant, le coût exact de la campagne électorale à mener ne pourra être connu qu'à l'issue de la validation des listes de candidatures par l'administration, le PT œuvrant néanmoins à lever les réserves de cette dernière.
RASSEMBLEMENT POUR LA CULTURE ET LA DEMOCRATIE (RCD) :
"Mobiliser les militants"
Le financement de la prochaine campagne électorale est à la charge des structures locales du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Selon le député et secrétaire national du RCD, chargé de l'information, Mohssen Belabbès, chaque structure locale et régionale prendra en charge la collecte des ressources financières nécessaires et notamment les cotisations des militants, les apports des candidats. En fonction du coût et du nombre d'affiches nécessaires et du programme de la campagne (meetings, déplacements,...) et des disponibilités financières des uns et des autres, la structure définira un budget précis qui varie selon les communes et les régions. En fait, le budget nécessaire à la campagne électorale du RCD ne pourra être identifié qu'une fois l'opération de collecte au niveau local achevée. Pour le RCD, même si l'aide éventuelle de l'Etat «est la bienvenue», il s'agit d'abord de mobiliser l'adhésion des militants et candidats du parti.
MOUVEMENT EL ISLAH :
"Nos candidats financeront la campagne"
Pour le mouvement El-Islah légal, selon un membre de sa direction nationale, Miloud Kadri, le financement de la campagne électorale, en vue du scrutin local du 29 novembre 2007, se fera par la contribution des candidats et militants. Estimant que l'aide de l'Etat aux partis politiques est insuffisante et en deçà de la réalité, ce responsable politique d'El-Islah a indiqué que ce seront les militants et candidats qui financeront cette campagne. Cela même si la participation de chaque candidat ainsi que le coût de la campagne à mener (affichages, déplacements…) varient selon les circonscriptions et le nombre de listes, tant au niveau local que national. En fait, le représentant d'El Islah n'a pas voulu se prononcer de manière catégorique sur le budget que ce parti compte consacrer pour financer cette campagne.
FRONT DES FORCES SOCIALISTES (FFS) :
"Grâce à la mobilisation des militants"
A l'instar des autres formations politiques, le financement de la campagne électorale s'effectuera pour le Front des forces socialistes (FFS) grâce à la mobilisation des adhérents et des candidats. Ainsi, selon le secrétaire national à la politique financière du FFS, Hakim Belahcel, chaque section du parti prendra en charge la collecte des ressources nécessaires telles que les cotisations des adhérents, les dons et autres legs quoique peu importants. En fait, des carnets de collecte d'argent sont en train d'être confectionnés et seront prochainement distribués aux premiers secrétaires de section. Des carnets qui permettront d'identifier les montants nécessaires à l'affichage surtout, d'autant que les militants locaux peuvent prendre en charge eux-mêmes et de manière bénévole l'organisation des meetings et déplacements. En fait, le FFS affirme ne pas craindre de manquer d'argent et même si le nerf de la guerre lui échappe, le parti pourra compter sur ses militants. Et le secrétaire national d'indiquer que son parti a clairement les propositions alléchantes d'individus non structurés de figurer en tête des listes électorales du FFS en contrepartie d'appuis financiers.
FRONT NATIONAL ALGERIEN (FNA) :
"2 millions de dinars déjà dépensés"
Pour le FNA, le financement de la campagne se fera sur les cotisations des militants mais aussi grâce à l'argent des candidats qui prennent euxmêmes en charge certains aspects de leurs campagne à leur niveau. D'ores et déjà 2 millions de dinars ont été dépensés pour la réalisation des différents outils de campagne. «5000 CD audio, 50 000 affiches et 1,5 million de dépliants ont été confectionnés pour les besoins de la campagne», nous apprend le président du FNA, Moussa Touati. En prévision de la campagne électorale, le FNA a prévu 1 million de dinars pour couvrir les frais de déplacement du président de la formation politique et son staff.
MOUVEMENT EN-NAHDA
"Le nerf de la guerre fait défaut"
Revenu à la compétition électorale après une période de léthargie et de difficultés internes, le mouvement En-Nahda semble éprouver quelques difficultés dans la préparation de la campagne électorale pour le scrutin local du 29 novembre prochain. En fait, le nerf de la guerre manque à ce parti tel que le reconnaît le secrétaire général d'En-Nahda, Fateh Rebii, contacté, et qui a affirmé que sa formation déploie tous ses efforts pour combler ce déficit. Tout en estimant que l'aide de l'Etat aux partis politiques (En-Nahda ayant reçu 400 millions de centimes lors du dernier scrutin local de 2002), le représentant du chantre de la renaissance a indiqué que ce seront les militants et candidats qui participeront au financement de la campagne. Un financement qui différera selon les listes électorales qui seront agréées et selon les circonscriptions électorales par commune et par wilaya. Tout en se refusant à fixer un quelconque montant, le secrétaire général d'En- Nahda a indiqué la tenue, la semaine prochaine, d'une rencontre d'évaluation des préparatifs de la campagne.
MOUVEMENT DE LA SOCIETE POUR LA PAIX (MSP) :
"Nous arrêtons le budget sur celui du parti"
C'est grâce aux cotisations des adhérents que sera financée la campagne électorale du Mouvement de la société pour la paix (MSP) en prévision des élections locales prévue le 29 novembre prochain. «Comme pour les précédentes échéances électorales, nous arrêtons le budget consacré à la campagne sur celui du parti et nous ne comptons donc pas sur l'aide de l'Etat pour couvrir les frais», nous explique Naâmane Laoueur, chargé de la campagne au MSP.
RASSEMBLEMENT NATIONAL DEMOCRATIQUE (RND) :
"Grâce à la contribution des militants et des candidats"
Le financement de la campagne électorale pour les élections locales du 29 novembre 2007 s'effectuera pour le Rassemblement national démocratique (RND) de la même manière que pour les autres formations politiques participantes. Soit par la contribution des militants et candidats qui doivent s'organiser en conséquence, en fonction des listes et des circonscriptions électorales, selon le porteparole du RND, Miloud Chorfi, contacté et se référant aux dispositions légales et réglementaires en la matière. Tout en appréciant l'utilité de l'aide de l'Etat aux partis politiques, le représentant du RND a affirmé lui aussi compter sur les propres moyens du parti pour financer cette campagne électorale. Cette dernière qui s'annonce sous de bons auspices, Miloud Chorfi d'indiquer que les préparatifs se déroulent dans de «bonnes conditions» et dans «la sérénité». Mais aussi le porte-parole du RND d'escompter pour sa formation politique un score électoral supérieur à celui remporté en 2002.
FRONT DE LIBERATION NATIONALE (FLN)
Toutes nos tentatives, téléphoniques s'entend, pour joindre tant le porte-parole habilité que des membres de la direction du Front de libération nationale (FLN) concernant le financement de la campagne électorale pour le scrutin du 29 novembre prochain se sont avérées vaines. Ce qui est normal, un vent de contestation des listes électorales et des modalités de leur confection soufflant sur la formation drivée par le secrétaire général et également chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem.
C. B./L. M.
ILS FONT LA PRECAMPAGNE ELECTORALE AVEC L'ARGENT DES COMMUNES
Les élus candidats ne sont pas contrôlés
Le délai réglementaire pour le dépôt des dossiers de candidature pour les élections locales du 29 novembre prochain a expiré officiellement le 9 octobre à minuit. Coïncidant avec la fête de l'Aïd El-Fitr, les Assemblées communales et de wilaya, ont passé outre ce délai, pour continuer à siéger.
Plusieurs assemblées communales de la wilaya d'Alger se sont réunies hier, pour la dernière fois, mais n'avaient pas l'autorisation de délibérer sur des dossiers restés en instance. Ceux-là, bien évidemment, seront suspendus jusqu'à l'arrivée de la prochaine assemblée qui sortira des suffrages, le 29 novembre. Les affaires courantes des APC sont passées, depuis, entre les mains des secrétaires généraux des communes, assistés par un ou plusieurs membres de l'assemblée, qui ne se sont pas portés candidats aux prochaines élections. Ainsi, durant cette période transitoire, qui précède l'élection de la nouvelle assemblée, aucun marché financier, aucune transaction, ni contrat ne peuvent être conclus au nom de l'Assemblée populaire communale, dont le mandat est expiré dès l'instant où les listes des futurs candidats sont publiquement connues. Mais est-ce que cela empêche vraiment les présidents des APC de continuer à gérer les assemblées ? Pas entièrement. Selon des indiscrétions, certains élus, en complicité avec les secrétaires généraux, signent des marchés anti-datés, sans attirer l'attention des membres élus. La même source nous apprend que 400 élus locaux, ont fait l'objet, durant ces 5 années de leur mandat, de poursuites judiciaires et de peines d'emprisonnement. Citant l'exemple de l'APC d'El-Achour où trois présidents se sont succédé durant ce mandat au poste et ont tous été poursuivis par la justice. 500 communes, ajoute notre source, sont déclarées en difficultés financières ou souffrent de mauvaise gestion liée directement à des détournements d'argent des marchés infructueux, ventes illégales des lots de terrain et autres transactions de toutes natures. Ainsi, la suspension des délibérations par l'Assemblée populaire communale, ne contraint pas ou néanmoins ne gêne pas le cercle mafieux de sévir en toute quiétude. A moins que le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales se décide de passer en revue toute l'activité des APC, jusqu'à l'élection des prochaines assemblées. Sommés de restituer tous les biens publics mis à leur disposition durant leur mandat, à l'exemple des véhicules de service et les téléphones portables, les élus candidats profitent encore de ces privilèges afin de mener leur précampagne électorale au vu et au su de l'administration et de leurs partis respectifs, censés également veiller au respects de la loi. Prenons l'exemple de l'APC d'El-Madania…
Rosa Mansouri
CONFECTION DES LISTES ELECTORALES
Grogne au FFS d'Aït-Yahia
«Règlement de comptes, chasse à l'homme, purges, pratiques régionalistes…» Ces griefs sont adressés à l'encontre de la direction nationale de leur parti, dans un point de presse animé hier à Tizi-Ouzou, par le maire sortant (FFS) de la commune d'Aït-Yahia, accompagné par des militants de base FFS de cette localité, lieu de naissance de Hocine Aït Ahmed et où ce parti a toujours compté de nombreux soutiens électoraux. Des soutiens qui risquent de manquer au FFS le 29 novembre prochain. En tout cas, le maire sortant ainsi que d'autres parmi ses accompagnateurs-animateurs du point de presse promettent de tout faire pour empêcher l'élection de candidats de la liste choisie par la direction nationale en remplacement de celle confectionnée par les structures militantes de base du parti. «Une machination diabolique», lit-on dans une déclaration remise à la presse, parlant du choix opéré «contre la volonté des militants par les chefs». C'est de Karim Tabbou ainsi que de certains membres influents au sein du parti qui, qualifiés en des termes peu élogieux «d'irresponsables, ont confisqué tous les pouvoirs à quelques jours des élections locales.» Moins élogieux et très peu glorieux ont été les termes utilisés à l'encontre d'un ex-élu à la tête de la même APC et qui a été désigné pour conduire la liste APC du FFS. Pour l'actuel maire d'Aït-Yahia et ses amis du FFS local, derrière «cette réhabilitation politique», c'est la perte du contrôle de la commune par le FFS qui se profile. Une perspective synonyme «d'un processus d'affaiblissement du président du FFS qui interviendra au lendemain du scrutin du 29 novembre». Ce qui relèverait de l'ordre de l'impensable pour ces militants FFS d'Aït-Yahia. Plus qu'un motif d'orgueil personnel, le fait que Hocine Aït Ahmed soit natif d'un village de leur commune est une source de légitimation plus que politique mais symbolique d'une action qui vise, selon les termes des animateurs du point de presse, à dénoncer «le processus de liquidation du FFS» endossé à Karim Tabbou et à ses amis qui utilisent l'appareil du parti au seul bénéfice d'intérêts personnels. «L'effacement de la mémoire collective de tout ce qui se rapporte à la proclamation de 1963 (relative à la naissance du FFS, ndlr) est un objectif premier pour les ennemis du FFS.» Des critiques et d'autres reproches qui visent essentiellement Karim Tabbou, qui vient de recevoir l'ultime onction de Hocine Aït Ahmed qui l'a intronisé à la tête du secrétariat national à l'issue du congrès du FFS, tenu il y a de cela quelques jours.


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