Amar Tou a annoncé que le projet de la voie ferrée qui reliera Oued Aïssi à la ville d'Azazga, quarante kilomètres à l'est du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, est en cours d'étude. C'est ce que le ministre des Transports a affirmé à partir de Tizi Ouzou où il était hier en visite d'inspection. La réalisation de ce projet sera, selon l'hôte de la ville des Genêts, une véritable bouée d'oxygène pour la route nationale 12 qui ne peut plus accueillir le gigantesque flux de véhicules qui y transite quotidiennement. Le dossier sera soumis au ministère des Finances pour son approbation, une fois l'étude de ce projet terminée. Un premier tronçon qui aura à relier Oued Aïssi à Tamda, où existe un important pôle universitaire dépendant de l'Université «Mouloud-Mammeri» sera la première étape dudit projet. Les délais de réception seraient, selon les responsables du projet d'une durée de trois ans. Notons aussi au passage que ce pôle universitaire accueillera pas moins de 27000 étudiants. Sur un autre chapitre, le ministre des Transports a eu à exprimer sa désapprobation quant à l'épineux problème des oppositions de la part de certains citoyens. Ces derniers, trop nombreux refusent, comme d'habitude, de céder, même en étant indemnisés, leurs parcelles de terrain devant faire partie des projets d'utilité publique. Une situation insupportable qui a amené le directeur du secteur des transports a lancer ainsi un appel à la population afin de faciliter la tâche dans l'optique de finaliser des projets qui profiteraient à tout le monde, d'autant plus que toute expropriation ferait l'objet d'une indemnisation conséquente. Le ministre de son côté, a également parlé du projet du téléphérique dont bénéficiera la ville de Tizi Ouzou. L'étude qui lui est inhérente est en voie d'achèvement. Tard dans l'après-midi, Amar Tou s'est également rendu dans les villes de Draâ Ben Khedda et Tadmaït où il a eu à inspecter des projets relevant du secteur qu'il dirige. Enfin, il est à relever qu'avant le ministre et le responsable du secteur dans la wilaya de Tizi Ouzou, plusieurs secteurs ont eux aussi pati de ce problème. Des solutions ont été proposées mais sans aucun effet, après des années. Il semblerait que la solution, comme préconisée par des spécialstes de droit, réside dans la promulgation d'une loi obligeant les propriétaires à céder leurs terres pour des projets d'utilité publique. Les indemnisations conséquentes seraient, toujours selon les mêmes voix, une façon d'équilibrer et d'humaniser la loi.