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Alors que le produit est censé avoir des propriétés cicatrisantes
Saip : “La pommade Mebö est un faux médicament"
Publié dans Liberté le 27 - 03 - 2013

Le syndicat dénonce également certains importateurs qui veulent écouler leurs produits travestis en médicaments et transformer par la même l'Algérie en “dépotoir".
Le Syndicat algérien de l'industrie pharmaceutique (Saip) dénonce le comportement irresponsable de certains importateurs qui profitent de l'ouverture du marché pour y introduire de faux médicaments. Le Saip pointe du doigt les étrangers véreux qui saisissent cette opportunité pour écouler leurs produits travestis en médicaments et transformer par là même notre pays en “dépotoir" et en un vaste laboratoire d'expérimentation de leurs produits.
C'est le cas, déplore le syndicat, d'une pommade portant la marque Mebö fabriquée aux Emirats arabes unis par la société Julphar, à partir de la cire d'abeille, de l'huile de sésame et de l'hormone végétale sitostérone, une formule chimique qui ressemble au cholestérol. “C'est la formule de grand-mère que n'importe quelle personne peut fabriquer chez elle", ironise le Dr Abdelkrim Djebbar, président du Saip, au cours d'une conférence de presse qu'il a animée hier à Alger. Sur la notice, l'on peut lire, selon lui, que le produit est un épithélialisant des plaies, des tissus... Il a une action bactéricide et bactériostatique, traite les brûlures de 1er, 2e et de 3e degré et cicatrise l'ulcère du pied diabétique. “Nous demandons un dossier clinique sur toutes ces indications et les propriétés mentionnées sur la notice de cette pommade", exige le président du Saip. Le syndicat demande à ce que le ministère de la Santé, pour qui il voue une confiance totale, intervienne en urgence afin de retirer ce produit du marché. Cette pommade doit au préalable faire l'objet d'un enregistrement et d'un dépôt de dossier clinique au ministère de tutelle. Chose que son importateur, EPDis Eurapharma, installé à Réghaïa, n'a jamais fait, regrette le Saip.
Celui-ci soulève également une absence de traçabilité des actifs. Car, l'on ne peut vérifier si l'abeille n'a pas été contaminée par la radioactivité ou non. Le Saip s'interroge aussi si les autorités compétentes ont exigé un certificat phytosanitaire à l'importateur. Pire encore, explique le Dr Djebbar, la cire d'abeille contient du sucre et ne peut de ce fait guérir un ulcère du pied diabétique. Cette matière sucrée qu'on conseille au malade risque ainsi de passer par les vaisseaux sanguins, dérégler le diabète des patients et provoquer des complications pour eux. “C'est un vrai faux médicament, vendu en Algérie à 1 100 DA la boîte", affirme le conférencier. Le président du Saip appelle les ministères de la Santé et du Commerce à se concerter davantage pour définir des cahiers des charges destinés aux produits assimilés à de vrais faux médicaments. “Il faut que ces deux départements puissent créer un cadre de concertation afin de stopper ces aventuriers qui mettent en danger la santé publique dans notre pays", suggère-t-il. Cette société importatrice, souligne-t-il, va détruire les emplois créés grâce à de grands sacrifices et de gros efforts consentis par des producteurs qui ont choisi la voie de l'investissement dans l'industrie pharmaceutique de leur pays et évité les opérations de gain facile. “Ils ne viennent pas en Algérie pour investir mais afin de gagner de l'argent. Quant à leurs investissements, ils les réalisent ailleurs, dans d'autres pays tels que la Turquie où ils construisent des laboratoires et des châteaux", indique le Dr Djebbar en parlant de ces étrangers. Dans l'exercice de leur métier, les fabricants algériens, en revanche, respectent les lois de la République et suivent les procédures exigées par la tutelle en termes de fabrication, d'enregistrement, de remboursement...
Une chose est certaine, le Saip, selon son patron, est prêt à apporter sa “modeste" contribution dans le cadre du comité de concertation pour divulguer les méfaits de ces aventuriers qui ne cherchent qu'à gagner plus d'argent. Mieux, le syndicat propose même à l'autre organisation, l'Union des opérateurs en pharmacie (Unop), de travailler en collaboration comme des partenaires responsables dans le but de répertorier tous les produits qui portent préjudice à la santé des malades, assènent un coup fatal à l'investissement dans le secteur du médicament et engendrent la disparition des postes d'emploi.
B. K.


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