Lutte antiterroriste : l'expérience algérienne peut servir d'exemple    Maroc: Le président du Gabon reçoit les ministres marocains des affaires étrangères et de l'économie    Les USA souhaitent renforcer leur liens économiques avec l'Algérie    Le chiffre d'affaires de Total Gabon en baisse de 15% en 2014    Les adversaires des Algériens connus    Bounedjah met Gourcuff dans l'embarras    L'EN U21 garçons et U20 filles qualifiées    La contestation gagne l'APN    "L'opposition est hors la loi"    L'Algérie appelle à lancer les négociations    L'ONU veut durcir l'embargo sur les armes    "Le climat des affaires est encourageant"    Les attentes et les appréhensions de la classe politique    El Wahrani et Cousines aux Etats-Unis    A l'impunité faut-il ajouter l'inconscience?    Peine capitale contre les kidnappeurs d'Ath Zmenzer    L'Ecole livrée aux "trabendistes"    Le calme revient à In Salah    ClÃŽture du premier forum d’affaires des entreprises Algéro-Espagnoles    COMMUNICATION    Grand-messe mondiale de la téléphonie mobile    TAHAR DJAOUT, CE TISSEUR DE LUMIÈRE DE DJOHER AMHIS-OUKSEL    ACTUCULT    4es foulées des gazelles Algériennes    Le siÚge de la SSPA/USMH Saccagé    CAN U-17    «Floussssse»    ADRAR: La préservation des manuscrits en question    In Salah: durcissement et escalade dans la confrontation    Illizi : 70 Egyptiens établis en Libye rapatriés vers leur pays    La 1ère session APW 2015 à partir du 24 mars : La santé, le bilan de la wilaya et les ZET au menu    Les marchands informels sommés de rejoindre le marché de Boussouf    Logement rural: Les habitants du terrain des frères Brahmia s'impatientent    MOSTAGANEM: Saisie de 14 kg de kif et arrestation de deux dealers    "Eliminer le groupe EI ne veut pas dire qu'on n'aura pas 50 Etats islamiques derrière"    Verts d'Europe : Feghouli passeur contre la Real Sociedad    un journaliste tué dans un tir d'artillerie    Beihdja Rahal présente son nouvel album    Un terroriste abattu par les forces de l'ANP    Après les incidents de Tamanrasset et In Salah : Retour au calme    Risque de débordement des barrages    Un réseau de soutien démantelé    L'UA salue l'initiative d'Alger    Les élections législatives retardées à cause d'une loi anticonstitutionnelle    L'Etat veut à tout prix se réapproprier les plages : Vers la fin de la formule de concession    La réforme du système éducatif en tête des priorités    5 bonnes raisons pour Fekir de choisir l'Algérie    Exposition collective «Le Signe» au Centre culturel Mustapha-Kateb    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Alors que le produit est censé avoir des propriétés cicatrisantes
Saip : “La pommade Mebö est un faux médicament"
Publié dans Liberté le 27 - 03 - 2013

Le syndicat dénonce également certains importateurs qui veulent écouler leurs produits travestis en médicaments et transformer par la même l'Algérie en “dépotoir".
Le Syndicat algérien de l'industrie pharmaceutique (Saip) dénonce le comportement irresponsable de certains importateurs qui profitent de l'ouverture du marché pour y introduire de faux médicaments. Le Saip pointe du doigt les étrangers véreux qui saisissent cette opportunité pour écouler leurs produits travestis en médicaments et transformer par là même notre pays en “dépotoir" et en un vaste laboratoire d'expérimentation de leurs produits.
C'est le cas, déplore le syndicat, d'une pommade portant la marque Mebö fabriquée aux Emirats arabes unis par la société Julphar, à partir de la cire d'abeille, de l'huile de sésame et de l'hormone végétale sitostérone, une formule chimique qui ressemble au cholestérol. “C'est la formule de grand-mère que n'importe quelle personne peut fabriquer chez elle", ironise le Dr Abdelkrim Djebbar, président du Saip, au cours d'une conférence de presse qu'il a animée hier à Alger. Sur la notice, l'on peut lire, selon lui, que le produit est un épithélialisant des plaies, des tissus... Il a une action bactéricide et bactériostatique, traite les brûlures de 1er, 2e et de 3e degré et cicatrise l'ulcère du pied diabétique. “Nous demandons un dossier clinique sur toutes ces indications et les propriétés mentionnées sur la notice de cette pommade", exige le président du Saip. Le syndicat demande à ce que le ministère de la Santé, pour qui il voue une confiance totale, intervienne en urgence afin de retirer ce produit du marché. Cette pommade doit au préalable faire l'objet d'un enregistrement et d'un dépôt de dossier clinique au ministère de tutelle. Chose que son importateur, EPDis Eurapharma, installé à Réghaïa, n'a jamais fait, regrette le Saip.
Celui-ci soulève également une absence de traçabilité des actifs. Car, l'on ne peut vérifier si l'abeille n'a pas été contaminée par la radioactivité ou non. Le Saip s'interroge aussi si les autorités compétentes ont exigé un certificat phytosanitaire à l'importateur. Pire encore, explique le Dr Djebbar, la cire d'abeille contient du sucre et ne peut de ce fait guérir un ulcère du pied diabétique. Cette matière sucrée qu'on conseille au malade risque ainsi de passer par les vaisseaux sanguins, dérégler le diabète des patients et provoquer des complications pour eux. “C'est un vrai faux médicament, vendu en Algérie à 1 100 DA la boîte", affirme le conférencier. Le président du Saip appelle les ministères de la Santé et du Commerce à se concerter davantage pour définir des cahiers des charges destinés aux produits assimilés à de vrais faux médicaments. “Il faut que ces deux départements puissent créer un cadre de concertation afin de stopper ces aventuriers qui mettent en danger la santé publique dans notre pays", suggère-t-il. Cette société importatrice, souligne-t-il, va détruire les emplois créés grâce à de grands sacrifices et de gros efforts consentis par des producteurs qui ont choisi la voie de l'investissement dans l'industrie pharmaceutique de leur pays et évité les opérations de gain facile. “Ils ne viennent pas en Algérie pour investir mais afin de gagner de l'argent. Quant à leurs investissements, ils les réalisent ailleurs, dans d'autres pays tels que la Turquie où ils construisent des laboratoires et des châteaux", indique le Dr Djebbar en parlant de ces étrangers. Dans l'exercice de leur métier, les fabricants algériens, en revanche, respectent les lois de la République et suivent les procédures exigées par la tutelle en termes de fabrication, d'enregistrement, de remboursement...
Une chose est certaine, le Saip, selon son patron, est prêt à apporter sa “modeste" contribution dans le cadre du comité de concertation pour divulguer les méfaits de ces aventuriers qui ne cherchent qu'à gagner plus d'argent. Mieux, le syndicat propose même à l'autre organisation, l'Union des opérateurs en pharmacie (Unop), de travailler en collaboration comme des partenaires responsables dans le but de répertorier tous les produits qui portent préjudice à la santé des malades, assènent un coup fatal à l'investissement dans le secteur du médicament et engendrent la disparition des postes d'emploi.
B. K.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.