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Mohammed VI tourne le dos au rêve maghrébin
Il insiste sur la politique africaine du Maroc
Publié dans Liberté le 22 - 08 - 2017

Le souverain marocain donne la nette impression de renoncer, dorénavant, au vieux projet de construction maghrébine esquissé lors de la fameuse conférence de Tanger et matérialisé par le Traité de Marrakech ayant fondé l'UMA.
Dans son discours prononcé dimanche soir, à l'occasion du 64e anniversaire de la Révolution du roi et du peuple, le roi du Maroc, Mohammed VI, a longuement mis l'accent sur la dimension stratégique de sa diplomatie en Afrique en faisant nettement l'impasse sur l'Union du Maghreb arabe (UMA) fondée en 1989, par un Traité constitutif signé, pourtant, à Marrakech par les cinq chefs d'Etat de la sous-région.
Exit donc la proximité géographique, les liens de fraternité, la communauté de destin, de cultures, de langues et de religion souvent, du reste, mises en relief dans les formules protocolaires et les échanges épistolaires en "bois d'ébène" entre les dirigeants maghrébins. Quoi qu'il en soit, pour le souverain chérifien, l'Afrique représente, désormais, "l'avenir qui commence aujourd'hui". Et pour justifier l'offensive marocaine sur le continent noir, M6 a vite fait de convoquer, dans son laïus, l'Histoire. Il rappellera, ainsi, la participation du Maroc, dès 1960, à la première opération de maintien de la paix au Congo, la tenue de la première réunion de la Commission de développement de l'Afrique ainsi que la Conférence de Casablanca, prélude à l'avènement, en 1963, de l'Organisation de l'unité africaine. Last but not least, le roi soulignera également la création, première du genre, d'un département ministériel dédié aux affaires africaines au sein du gouvernement marocain, et ce, dès 1961.
Intervenant à l'occasion de l'anniversaire de la Révolution du roi et du peuple, à l'origine de l'indépendance marocaine, M6 a estimé que cette date commémorative était le "catalyseur d'une prise de conscience aiguë et d'une foi accrue dans la communauté de destin qui unit le Maroc à son continent".
D'après lui, l'engagement africain du Maroc "n'a pas été dicté par des calculs conjoncturels ou des supputations éphémères", affirme-t-il, en allusion vraisemblablement à son voisin de l'Est, l'Algérie, qui, comme chacun sait, n'est plus aujourd'hui "la mecque des révolutionnaires".
Mieux encore, pour légitimer sa démarche, M6 ne s'empêchera pas de rappeler le soutien de son pays aux mouvements de libération en Afrique, un créneau investi, jadis, par l'Algérie post-indépendante. "C'est, donc, sans surprise que le Maroc, imprégné de la symbolique et des valeurs inhérentes à cette glorieuse Révolution, adopta, dès son indépendance, des positions fermes à l'avantage de l'Afrique, et prit des initiatives concrètes en sa faveur", affirme-t-il en se posant en un farouche défenseur des intérêts africains. Il est pourtant clair que cet activisme de Rabat, sans précédent en Afrique, obéit, aujourd'hui, à des considérations géostratégiques. Tout comme il va de soi que ce regard particulier porté sur le continent traduit des préoccupations économiques très concrètes.
Las de voir, semble-t-il, sa frontière commune avec l'Algérie fermée, le souverain marocain donne l'air, cette fois-ci, de tourner définitivement le dos au rêve fugace qu'a représenté, à un moment donné, le grand Maghreb uni, actuellement en déshérence. Il est vrai que la nécessité de concrétiser cette volonté d'union dans le cadre d'institutions communes pérennes n'a pas fait long feu. En tout cas, M6 donne, lui, la nette impression de renoncer, pour sa part, à cette idée maghrébine, vieille de presque un siècle et esquissée en avril 1958 lors de la fameuse conférence de Tanger, lorsque les représentants des mouvements de libération nationale avaient posé ses premiers jalons.
C'était, d'ailleurs, peut-être, la seule expression forte, sinon la plus sincère de ce rêve longtemps caressé par les peuples du Maghreb, en opposition, à l'époque, au colonialisme français. Force est de constater, aujourd'hui, que cette aspiration populaire dont se faisaient régulièrement l'écho, en diverses occasions, les dirigeants maghrébins, relève, pour l'heure, de la chimère.
Mohamed-Chérif Lachichi


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