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Le football national… au plus bas
Publié dans El Watan le 21 - 09 - 2018

L'image du football national, notamment celui dit professionnel, a été sérieusement écor-née, mercredi dernier, dans l'enquête publiée sur le site BBC Arabic. L'information en soi n'est pas un scoop.
Le championnat national évolue, depuis plusieurs années, au rythme des accusations, de soupçons et parfois d'affaires ayant atterri sur le bureaux des juges. Mais c'est la première fois que la «corruption du football national» s'internationalise.
Les enquêteurs de BBC Arabic ont remis leurs «conclusions» ou «éléments de preuves» à la Fifa, l'instance suprême du ballon rond. Si celle-ci a été minée, pour sa part, par des scandales financiers liés à la corruption, dont certaines affaires sont toujours sous le coup d'enquêtes en Suisse, aux Etats-Unis ou ailleurs, ses nouveaux responsables, se plaçant en «réformateurs» par rapport aux «pratiques» de leurs prédécesseurs, ont tendance à vouloir donner l'exemple en mettant au pas tout championnat qui s'éloignerait des règles d'éthique édictées par la Fifa.
Y aura-t-il des conséquences, à cet effet, sur le football national ? L'affaire pourrait éventuellement ne pas connaître de suite. Mais ce qui est certain, c'est que l'enquête de ce média britannique a remis sur la table, et d'une manière cinglante, l'état dans lequel se débat depuis plusieurs années le sport roi en Algérie.
Des sommes faramineuses sont dépensées chaque année sans qu'elles soient soumises à un quelconque contrôle. La chose est encore plus grave lorsque des wilayas subventionnent, à coups de milliards, des clubs professionnels, régis en principe par le code du commerce, alors que la réglementation stipule clairement que «tout transfert de subvention d'un club amateur vers une société sportive est strictement interdit».
Des entités sportives professionnelles, les SSPA (société sportive par actions) qui, près de huit ans après leur création, ne cotisent toujours pas, pour leur majorité, à la sécurité sociale, ni ne s'acquittent de leurs redevances fiscales. Ajoutons à cela, bien évidemment, les soupçons de corruption qui pèsent sur plusieurs rencontres, que ce soit à l'endroit d'arbitres, de joueurs ou de dirigeants. Il n'y a pas une saison qui passe sans qu'elle n'apporte son lot de «scandales». La nouvelle équipe dirigeante de la FAF a promis d'y remédier.
Or, le phénomène dépasse le cadre strictement sportif. Même s'il y a une réelle volonté des responsables du football de lutter contre la corruption, cela risque de se heurter à l'absence d'une volonté politique de la part des responsables de l'Etat. L'affaire «Kamel El Boucher» laisse penser que la corruption serait devenue au fil des années un mode de fonctionnement quasi officiel dans l'administration algérienne. Le mal est profond. Et ce qui se passe dans le football ne peut faire exception par rapport à la déliquescence de l'Etat. Les choses pourront-elles changer ? Le football national ne peut être nettoyé que si des réformes généralisées sont entreprises dans le pays. Et pour l'heure, rien n'indique que l'on va dans ce sens…


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