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«Les jeunes me soutiennent parce qu'ils se retrouvent dans mes discours»
Rachid Nekkaz. Candidat à la candidature présidentielle
Publié dans El Watan le 21 - 02 - 2019

Devenu un véritable phénomène de foule, Rachid Nekkaz, candidat à la candidature présidentielle, se démarque. Il sillonne les villes du pays, drainant à chaque fois une foule de plus en plus nombreuse. Il l'explique par sa proximité avec les jeunes, mais surtout ses discours qui reflètent leurs préoccupations.
– Comment expliquez-vous cet engouement subit des citoyens qui vous accueillent de plus en plus nombreux, notamment à Oran, puis à Khenchela, Guelma et hier à Oum El Bouaghi et Constantine ?
Vous devez savoir que depuis 2013 je n'ai pas cessé d'être sur le terrain. J'ai 1,3 million d'amis qui suivent mes activités sur ma page Facebook. Beaucoup de jeunes se retrouvent quand je m'attaque à la corruption et apprécient mes discours sur ce fléau. Je ne fais aucune concession aux dirigeants. J'ai dénoncé, avec des preuves, les affaires de corruption de Abdelmalek Sellal, Abdeslam Bouchouareb, Amar Saadani, en utilisant une langue qu'ils maîtrisent.
Lorsque j'interviens, je ne parle pas en français. J'utilise un arabe que tous les Algériens comprennent et des propos très simples. Ils se retrouvent en moi lorsque je dénonce la «hogra» (injustice), ou encore quand il s'agit du phénomène de la «harga». Mes déplacements en Espagne et en Italie à la recherche des jeunes portés disparus ou en prison, mes efforts pour faire accepter Haliburton, à sauver Ayache, avant qu'il ne meurt, ma solidarité avec les jeunes chômeurs, mon agression par Amar Saadani, etc., sont autant de positions qui ont suscité une large sympathie des internautes.
Mes déclarations sont très attendues. En Algérie, il faut appeler les choses par leur nom. Je suis le seul à dire aux Algériens que Bouteflika est malheureusement mort et enterré. Les Algériens l'ont compris. Ils se retrouvent dans mes discours et ils viennent massivement me parler et me voir quand je me déplace dans les villes. Les images des rassemblements sont parlantes aussi bien à Khenchela qu'ailleurs…
– Que s'est-il passé au juste à Khenchela ?
C'est un maire FLN qui a décidé de ne pas laisser la population m'accorder les signatures. Il a fermé la mairie. Les citoyens lui ont donné une réponse cinglante. Ce parti veut nous renvoyer à la «jahiliya» (période antéislamique). Cette jeunesse est consciente. On ne peut l'avoir qu'avec la vérité. Et la vérité, c'est que le Président est mort. D'ailleurs, lui-même avait déclaré en 2012, dans un discours à Sétif, qu'il n'est plus apte à gérer.
On le remercie pour les choses qu'il a faites durant ses deux premiers mandats, mais nous refusons qu'il soit utilisé comme une marionnette par des voyous au sein du FLN, comme ce maire de Khenchela qui a décidé de fermer la porte de la mairie aux citoyens. Je suis venu la veille et le lendemain, à 10h, il dit à tout le monde qu'aucune signature ne sera donnée à un autre candidat que le Président. Cela a poussé les gens à aller en masse pour signer. Khenchela n'est pas un cas isolé. Partout, à Batna, à Aïn Témouchent, à Souk Ahras, à Oran, à Mostaganem, à chaque fois c'est une foule nombreuse et enthousiaste qui m'accueille…
– Quel est le secret de cet intérêt ?
Pour tous ces jeunes, j'incarne le changement. La presse m'a toujours sous-estimé. Aujourd'hui, les jeunes donnent une gifle à la classe politique. Depuis 2015, je milite pour un candidat unique de l'opposition. Ils me voient comme un clown. Ils ne veulent pas m'écouter. Ils ne m'invitent même pas à la réunion qu'ils ont programmée pour débattre de ce candidat. Je constate qu'ils sont toujours dans ce complexe de supériorité. Ils se sont enfermés dans les salons. Entre eux et la jeunesse, il y a un grand décalage. Les jeunes me soutiennent parce qu'ils se retrouvent dans mes discours.
– Uniquement vos discours ?
Vous pouvez le dire. Les jeunes ont besoin de se retrouver. Je suis allé vers eux, parlé de leurs problèmes, des maux dont ils souffrent et c'est cela qu'ils aiment entendre. A chaque fois que des voyous du FLN tentent de me bloquer, ce sont les jeunes qui interviennent. Cela a été le cas à Aïn Témouchent, à Oum El Bouaghi, mais aussi à Tlemcen. A Aïn Témouchent, plus de 8000 personnes ont envahi la mairie pour signer les formulaires en réponse à la réaction brutale de gens du FLN contre ma personne. A Oran, les jeunes ont également créé la surprise en se rendant massivement à l'APC.
Ceux d'en haut pensent que je vais finir par abandonner, mais ils se trompent. Ils ont peur de moi, parce que j'ai fini par construire ma popularité. J'irai jusqu'au bout et même au-delà. Dans chaque ville du pays, nuit et jour, dès mon arrivée, je suis accueilli par une foule immense. Je vais aller à Annaba, El Tarf, Constantine, Mila, Skikda, puis je rejoindrai Boufarik, Alger, Béjaïa et Tizi Ouzou. Je m'attends à chaque fois d'être reçu par des milliers de citoyens qui croient en moi et qui trouvent en ma personne celui qui est proche de leurs attentes…
– Avez-vous réuni les 60 000 signatures ?
Je vais aller au-delà de ce qu'ils demandent. Je serai prêt et mon dossier sera reçu parce que je réponds à toutes les conditions énumérées par la loi.


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