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Iran : Un accusé de "crime contre l'humanité" nommé ministre de la Justice
Publié dans El Watan le 24 - 03 - 2019

Ebrahim Raissi, candidat malheureux de l'élection présidentielle en Iran, connu pour avoir été l'un des auteurs du terrible massacre des prisonniers politiques de 1988, vient de prendre sa nouvelle fonction à la tête du pouvoir judiciaire.
Né en 1960 en Iran a Machhad, le mollah Raissi a commencé très tôt ses études religieuses à Qom, le centre mondial du chiisme. Lors de la révolution de 1979, il a suivi l'ayatollah Khomeiny qui a accaparé cette révolution populaire. Prenant le camp du nouveau pouvoir, sans aucune expérience sur le terrain, il a été nommé procureur en chef de Karaj, la quatrième ville d'Iran mais aussi procureur de la province de Hamadan, dans l'ouest de l'Iran.
Tant du point de vue des mollahs au pouvoir que de l'establishment politique, Raissi a prouvé sa loyauté aux mollahs en tant que procureur dès les premières années de la révolution islamique n'hésitant pas à prononcer les verdicts les plus cruels. Il a fait taire de nombreux dissidents et groupes d'opposition. En coulisse, Raissi exerçait encore plus de pouvoir, communiquait directement avec l'ancien guide suprême Khomeiny et recevait des instructions de sa part.
Par la suite, il a été nommé au poste de procureur adjoint de Téhéran. Téhéran, la ville ou a eu lieu l'une des plus grandes exécutions au monde en 1988 où il a été nommé membre de la « Commission de la mort » chargée de superviser le massacre de 1988 de dizaines de milliers de prisonniers politiques.
Un rapport de l'ONU sur les droits de l'homme en Iran a récemment mis en lumière la portée et la nature de ce massacre massif, au cours duquel plus de 30 000 personnes, dont des enfants et des femmes enceintes, ont été exécutées. La résolution indique qu'en 1988, le gouvernement de la République islamique d'Iran a procédé sur une période de quatre mois à des exécutions massives barbares de milliers de prisonniers politiques et de nombreux groupes politiques dissidents. Selon les rapports d'Amnesty International et de l'Iran Human Rights, le massacre a été perpétré conformément à une fatwa publiée par le guide suprême de l'époque, l'ayatollah Ruhollah Khomeiny, qui visait surtout les militants des Moudjahidine du peuple d'Iran.
C'est le plus grand crime commis dans la République islamique depuis la révolution en 1979. Une action terrible sur laquelle Raissi n'a jamais exprimé de regrets ni fait d'excuses.
Après la mort de Khomeiny et la première décennie de répression de l'opposition, de facilitation des exécutions et de consolidation du pouvoir du régime islamiste, Raissi a rapidement gravi les échelons politiques. Il a été nommé procureur de Téhéran pendant cinq ans jusqu'en 1994, chef du bureau de l'inspection générale et procureur général d'Iran jusqu'en 2004, premier adjoint du pouvoir judiciaire jusqu'en 2014.
Poursuivant son ascension dans les rangs du régime, il a également été nommé procureur à la Cour des greffes spéciale du régime puis promu procureur en chef de l'Iran en 2014. Enfin il a finalement été nommé sous le gouvernement Hassan Rohani à la tête d'Astan-Qods Razavi, une des plus puissantes fondations religieuses qui génère des milliards de dollars de revenus pour le pouvoir théocratique.
Candidat à l'élection présidentielle en 2017, Ebrahim Raissi est un pur produit du régime médiéval instauré en Iran. Avec l'arrivée de Raissi a la tête de la justice iranienne, il y a une grande inquiétude dans les milieux des familles des prisonniers politiques qu'il y aurait une nouvelle vague d'exécutions parmi plus sept milliers opposants politiques arrêtés au cours de l'année écoulée.
Un criminel comme ministre de la Justice, des révoltes populaires toujours plus nombreuses, des tirs de missiles, le bruit de bottes, l'Iran plonge dans une situation hautement explosive. De là à conclure que la politique de complaisance des pays européens envers le régime des mollahs, garnis d'un mirage de modération, n'a fait qu'induire le monde dans un optimisme dangereux en ce qui concerne cette théocratie, il n'y a qu'un pas.
H.E
(*) Militant des droits humains et un analyste iranien


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