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Conflit Palestino-israélien : Les confidences de Moubarak à propos de Netanyahu et Trump
Publié dans El Watan le 21 - 05 - 2019

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak est inquiet de l'évolution du conflit palestino-israélien. Cette inquiétude découle précisément du fait que les Etats-Unis veulent imposer une solution qui foule aux pieds les droits des Palestiniens. «Je suis optimiste par nature.
Mais mon point de vue général sur le projet de plan de paix des Etats-Unis, proposé pour Israël et l'Autorité palestinienne (il est appelé le ‘‘deal du siècle'', ndlr) n'est pas optimiste», a-t-il déclaré dans un entretien accordé cette semaine à la chaîne de télévision koweïtienne Fajr Al Saeed.
A l'occasion, l'ancien président égyptien, aujourd'hui âgé de 91 ans, a prévenu que «toute solution qui serait imposée à la région sur la base du déséquilibre des pouvoirs ne durera pas et restera une solution temporaire pouvant exploser à tout moment».
Il a averti que tout ce que nous savions de l'accord vient principalement des fuites dans les journaux. Néanmoins, a-t-il ajouté, «ces éléments ne sont pas satisfaisants».
Hosni Moubarak explique, dans son entretien repris par le site d'informations israélien infos-israel.new, qu'il est opposé au «transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem, à la reconnaissance par l'Amérique de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan et à l'expansion continue des colonies de peuplement».
L'ancien chef de l'Etat égyptien accuse également l'actuel Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, de chercher à empêcher une solution à deux Etats. «Je connais très bien Netanyahu.
Il me connaît également et connaît ma franchise. Il ne veut pas d'une solution à deux Etats au nom de la paix. Il veut séparer Ghaza de la Cisjordanie», a-t-il confié.
Confidences et cynisme
Hosni Moubarak relate à ce propos que Netanyahu lui avait déjà parlé de ce problème. «Il m'a rendu visite fin 2010 et a demandé si les Palestiniens à Ghaza étaient capables de s'emparer d'une partie du Sinaï. Je lui ai dit d'oublier ce qu'il comptait entreprendre», a déclaré M. Moubarak. «Si tout le monde sur le terrain compromet la solution des deux Etats, quelle est l'alternative ? Quel est l'horizon politique ?» s'est alors interrogé Hosni Moubarak, qui a souligné le caractère dangereux de la solution du président Trump.
Et de poursuivre : «Projets, investissements et coopération ? Mais quelle est la voie politique ? Bien sûr, la voie politique est précisément ce que l'équipe Trump tente de contourner afin de renforcer l'économie de l'Autorité palestinienne et éventuellement de Ghaza.»
Le point de vue de l'ancien président égyptien sur Benyamin Netanyahu est similaire à celui de Meron Rapoport, journaliste et écrivain israélien. Meron Rapoport pense aussi que le Premier ministre israélien ne veut pas d'une solution à deux Etats.
Il rappelle dans un article intitulé «Pourquoi Netanyahu ne veut-il pas d'un affrontement total avec le Hamas à Ghaza ?» publié en novembre 2018 par la plateforme Charleroi-Palestine, que Benyamin Netanyahu est l'un des Premiers ministres israéliens à avoir mené le moins de guerres avec les Palestiniens. Pourquoi ? Meron Rapoport explique : «Pour la poursuite de sa politique d'annexion insidieuse mais obstinée, Benyamin Netanyahu a plus besoin de calme que d'une guerre.» «Netanyahu est un idéologue – un idéologue de la ‘‘Terre d'Israël''.
Depuis sa prise de fonction en 1996, et assurément depuis son retour au pouvoir en 2009, il est déterminé à empêcher l'établissement d'un Etat palestinien indépendant entre le Jourdain et la mer Méditerranée», souligne-t-il avant de préciser que «Netanyahu n'est toutefois pas un fanatique».
Gagner du temps
Meron Rapoport note à ce propos que le Premier ministre israélien «reconnaît la réalité». «Il sait que la communauté internationale n'acceptera pas l'annulation des Accords d'Oslo parallèlement au démantèlement de l'Autorité palestinienne (AP) et à l'annexion de la Cisjordanie par Israël.
Même sous Donald Trump, qui a fait plus pour encourager ce projet que tout président étatsunien avant lui, la reconnaissance internationale d'un processus conduisant à la destruction de la souveraineté palestinienne est pratiquement impossible», poursuit le journaliste israélien.
L'ancien directeur du service d'informations du journal Haaretz, aujourd'hui journaliste indépendant, se dit ainsi persuadé que Netanyahu cherche à gagner du temps «d'une part, pour s'engager dans un processus politique qui crée un gel profond, et, d'autre part, pour poursuivre la colonisation de peuplement et la création d'une réalité sur le terrain en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, dans l'espoir que dans dix, vingt ou trente ans, il n'y aura plus d'autre choix qu'un Etat d'Israël disposant d'un pouvoir unique et exclusif sur (ce qu'il considère comme, ndlr) la Terre historique d'Israël».


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