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Commerces de la friperie à Constantine : Un rush qui traduit une triste réalité
Publié dans El Watan le 26 - 10 - 2020

Comme à chaque rentrée sociale, les marchés de la friperie à Constantine sont toujours là au secours des familles, qu'elles soient démunies ou de condition moyenne. Mais cette année est assez particulière, vu la conjoncture dans laquelle survient la rentrée scolaire 2020-2021.
Plusieurs facteurs, notamment la crise économique ayant touché le pays ces dernières années, la baisse continue du pouvoir d'achat, voire la pandémie qui a gelé plusieurs activités, se sont conjugués pesant lourdement sur le budget des familles.
Nombreux sont les pères et mères de famille accompagnés de leurs chérubins qui se rabattent en ces jours sur les friperies connues dans la wilaya, pour des emplettes de bonne occasion, en l'absence d'autres alternatives pour ces foyers aux revenus modestes. Tablier d'école, sac à dos, chaussures, pantalons, T-Shirts, il y a l'embarras du choix pour satisfaire les bambins.
Malheureusement, nombreux sont les parents rencontrés à la friperie de la cité Daksi Abdesslem qui ont rebroussé chemin, quittant les locaux avec des grimaces aux visages. La raison ? Les prix des articles sont jugés «exorbitants» par rapport à la qualité.
Effectivement, des sacs à dos déjà utilisés, mais en bon état, ne coûtent pas moins de 2800 DA pour les lycéens, et des petits cartables destinés aux écoliers et collégiens sont à 900 DA. Pour les tabliers, les prix commencent à partir de 400 DA, de marques turques, selon les vendeurs. Les commerçants estiment que ces prix sont très raisonnables.
Car, selon leurs dires, il s'agit de grandes marques, notamment Adidas, Nike, Channel et autres. Les parents n'étaient pas du tout du même avis. «Avec 2800 DA, je peux acheter des tas de choses au centre-ville de Constantine. J'irai à la rue de France, j'achèterai à ma fille un sac à dos neuf dans son emballage à 950 DA, un tablier de production locale à 500 DA et j'aurai encore de la monnaie pour faire d'autres emplettes.
Ici, ce n'est pas la friperie de luxe et je ne cherche pas les grandes marques. Il y a quelques années, on achetait des merveilles et des articles de qualité avec des prix plus raisonnables», déclare une femme accompagnée de sa fille, avant de quitter le magasin.
Un homme ironise : «Les sacs à dos Décathlon sont moins chers à Saint Jean (centre-ville de Constantine) qu'ici à la fripe de Daksi.» Sur place, il y avait des articles beaucoup moins chers, pour ne pas dire gratuits, mais très abîmés.
Pour sa part, un quadragénaire affirme qu'il y a des articles plus intéressants ; il faut seulement avoir du flair, la patience de chercher lorsqu'on est dans le besoin et surtout choisir les jours de l'ouverture de la balle de la friperie.
«Avec de petites bourses comme la mienne, on ne peut pas se permettre de vêtir ses enfants trois jours avant la rentrée. ‘'À la dernière minute'' est un luxe qu'on ne peut pas se permettre, particulièrement après la pandémie. Il y a des gens qui sont en train de crever», conclut une dame, en affirmant qu'elle parvient à subvenir aux besoins de sa famille grâce à l'aide des associations caritatives.
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