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Disposant de l'un des principaux marchés de gros du pays : Gué de Constantine en quête d'un développement local harmonieux
Publié dans El Watan le 31 - 10 - 2020

Bien que des milliards y circulent quotidiennement grâce au commerce de gros de l'alimentation générale, la localité de Gué de Constantine demeure livrée à elle-même.
Beaucoup d'habitants s'accordent à dire que c'est dans cette commune que l'anarchie a tissé sa toile. Depuis des années, des élus locaux se sont succédé mais aucun brin de changement ni aucune amélioration ne sont constatés, si ce n'est une dégradation quotidienne. «Le budget d'investissement accordé pour la commune est insuffisant», nous explique, d'une manière concise, un élu de la municipalité.
En effet, à part l'éradication du plus grand bidonville d'Alger (Erramli) ainsi que celui de Casnaf, qui a profité à plus de 4000 familles en octobre 2015, la situation n'a pas bougé d'un iota et la population se retrouve complètement livrée à l'anarchie ambiante qui y prévaut quotidiennement. Rien n'augure à un changement vers le mieux comme le souhaite l'ensemble des résidents de cette commune.
A titre d'exemple, malgré une récente initiative qui avait pour but de rebaptiser certains quartiers, la dénomination de plusieurs autres sites sonnent toujours faux. La Placette, Château-d'eau, Casnaf, Sonelgaz, sns, Biotic, Madrid ou encore, 720 Logements, 310 Logements, 386 Logements, cité cnep...
Pis encore, en dépit de sa superficie et de sa densité populaire importante, la commune compte les infrastructures d'accompagnement au bout des doigts pendant que d'autres projets sont à la traîne. En effet, l'absence d'espaces verts, d'aires de jeux, ou tout autre centre de loisirs fait que les habitants de cette localité sont marginalisés. «Aucun responsable ne met les pieds ici.
Tous ceux à qui nous avons accordé nos voix n'ont rien fait pour nous», a confié un sexagénaire qui a vu ses enfants et ses petits-enfants grandir dans le quartier de Semmar. «Nos routes sont détruites, les déchets nous croulent dessus(envahissent), et la vie n'est vraiment pas agréable ici», a-t-il poursuivi. «Ce qui a aggravé davantage la situation, regrette notre interlocuteur, ce sont les commerçants de gros qui se font des gains inestimables mais au détriment de la tranquillité et du bien-être des habitants.
Car, effectivement, de samedi à jeudi, la circulation y est très difficile. Les camions poids lourds qui viennent de différentes wilayas, pour décharger ou charger la marchandise, provoquent d'énormes embouteillages. Mais pas que ! Outre les automobilistes, les transporteurs privés qui assurent la liaison entre plusieurs communes passent aussi par Semmar. A force d'une circulation permanente de poids lourds et de grands bus, les routes sont détériorées, depuis très longtemps. En hiver c'est la boue et en été, c'est là poussière et la pollution. Nous en avons vraiment assez de ces désagréments», dénonce ce sexagénaire.
Marché de gros, talon d'Achille de la commune
La zone urbaine de Semmar, cœur battant de la commune, est transformée par la force des choses en zone d'activité sans que l'apc en récolte les dividendes. Bien que le dossier de la délocalisation du marché de gros de l'alimentation générale semble être remis aux calendes grecques, les commerçants continuent à refuser qu'ils soient transférés à Boudouaou (Boumerdès).
Alors que les habitants de Semmar ne cessent de se plaindre des désagréments provoqués par ces commerçants, ces derniers estiment qu'ils «sont dans leur droit, puisqu'ils possèdent(sont propriétaires de) ces commerces, qui sont souvent construits sous des habitations». Mais pour les habitants, le quartier est invivable. «Au fil des années, les commerçants ont créé une dynamique commerciale qui a enrichi(rempli), certes, les caisses de l'Etat en impôts, mais a rendu difficile la vie des résidents de ce quartier», souligne un habitant.
Du reste, les élus de Gué de Constantine ne voient pas les choses de la même manière et s'inquiètent d'être spoliés de l'essentiel de la rente qu'ils ont à portée de main, à savoir celle de la corporation de grossistes qu'héberge la commune à ce lieudit.
Bien que partagée, l'inquiétude de l'équipe municipale est d'autant légitime, du fait qu'une éventuelle délocalisation impactera l'activité locale. Pour la municipalité, c'est plutôt un gage de garantie mais au détriment du cadre de vie.
Notons que le marché de gros de Semmar est le pôle économique qui alimente tout le pays depuis 1994, il abrite pas moins de 1000 commerçants, dont nombre d'entre eux ne possèdent pas de registre du commerce, ce qui accuse(porte) un préjudice important au Trésor.
En 2012, pour en finir avec ce problème, la wilaya d'Alger avait aménagé, pour les commerçants de Semmar, deux nouveaux marchés de 112 locaux à El Harrach sur une superficie de 5 hectares et un autre au Caroubier à Boudouaou. Mais cette opération n'a pas connu de succès. En 2016, l'ex-ministre du Commerce, Bakhti Belaib, avait tenté de délocaliser le marché, ce qui a provoqué un tollé de critiques de la part des concernés.
Depuis, aucun effort n'a été déployé en vue de trouver un consensus entre les commerçants et les habitants. De son côté, l'apc aspire, selon un responsable local, à «créer un espace de communication entre la commune et les 500 quartiers à travers l'installation de comités de quartiers et associations», qualifiant cette mesure de «solution idoine» pour la relance des projets et l'organisation de la vie dans ces espaces. 
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