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Hommage à cheikh Mustapha Stambouli : l'imam qui n'aimait pas les spéculateurs !
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Publié dans El Watan le 13 - 08 - 2013

Quoique le Ramadhan 2013 fut plus ou moins clément au point de vue mercuriale, les Blidéens n'oublieront certainement jamais l'imam Mustapha Stambouli, connu pour être l'ennemi numéro un des commerçants «profiteurs» et spéculateurs.
Lors des prêches du vendredi, cheikh Stambouli s'attaquait avec virulence aux commerçants véreux ou qui affichent des prix exagérés. «Il était l'ennemi de ce genre de commerçants. Habillé de son burnous et de son habit traditionnel remarquable, il faisait même des descentes aux différents souks et marchés de Blida pour donner des leçons de morale aux commerçants et blâmer les moins honnêtes d'entre eux», se souvient Abdelhalim, un Blidéen qui a assisté à de nombreux prêches du cheikh Stambouli. «Avocat des pauvres et des plus faibles, il haussait le ton surtout durant le mois de Ramadhan», ajoute-t-il.
«Il était toujours aux côtés des faibles et il dénonçait, à maintes reprises, l'injustice qui règne dans le secteur de la justice !», atteste avec beaucoup de fierté Kheireddine, son fils. Né en 1914 à Médéa et mort en 1999 à Blida, cheikh Mustapha Stambouli appartenait à une famille de lettrés d'origine turque et de rite hanafite, il était à la tête de la mosquée Hanafi au centre de Blida de 1959 jusqu'à sa mort, soit pendant 40 ans. Cette mosquée porte aujourd'hui son nom. Il avait remplacé son père, Mahmoud, un grand savant et un mystique avéré, décédé trois ans avant l'indépendance du pays. Durant sa vie, il s'est consacré à défendre les faibles et à réconcilier les familles.
En face de la mosquée où il était imam, il avait une bibliothèque contenant une centaine d'ouvrages et de manuscrits. Il y passait son temps à lire et à recevoir les gens en quête d'un «guide». Il est arrivé à éviter la séparation à plusieurs couples qui étaient en instance de divorce. Un grand réconciliateur ! «C'était la mémoire vivante de Blida. Il était très lucide, il connaissait presque tous les secrets des familles blidéennes, mais il n'en parlait jamais», raconte son fils. Et de poursuivre : «Mon père, Allah Yerhamou, disait que l'islam est tout d'abord basé sur le relationnel. Doté d'une grande sagesse, il voulait donner le bon exemple aux autres et surtout inciter les gens à s'aimer davantage.» Cheikh Mustapha Stambouli était connu pour son esprit ouvert et sa culture encyclopédique, il avait parcouru plusieurs pays (arabes et occidentaux). Il pensait que les voyages sont une sorte d'adoration de Dieu !


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