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La hantise du boycott et de l'abstention
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Publié dans El Watan le 30 - 01 - 2014

Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, a annoncé, devant le Sénat, que les pouvoirs publics n'accorderont pas d'autorisation aux partisans du boycott de la prochaine élection présidentielle. Le fait n'est pas nouveau. La même attitude de censure et de musellement des opposants au scrutin avait été rigoureusement observée lors des précédents votes. Cependant, habituellement, l'Exécutif s'est toujours efforcé de mettre les formes dans un souci de crédibiliser le scrutin en n'assumant pas publiquement et officiellement cet acte politique qui ne manquera certainement pas d'être abondamment commenté et dénoncé en Algérie, dans les rangs de l'opposition, et à l'étranger.
C'est à l'administration qu'on a toujours laissé le soin de se charger de cette basse besogne. Si la mesure n'a suscité aucun commentaire de la part des sénateurs acquis dans leur écrasante majorité au pouvoir, en revanche les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN), plus précisément ceux du MSP, dont le parti a annoncé sa décision de boycotter le scrutin, n'auraient pas raté l'occasion pour chahuter et dénoncer la mesure du ministre de l'Intérieur. Sur quoi se fondent les autorités pour interdire de parole les citoyens et leur refuser le droit constitutionnel d'exprimer librement leur opinion et leur opposition au scrutin, qu'ils soient encartés politiquement ou non ? Il n'existe aucun texte législatif et réglementaire – à commencer par la Constitution qui consacre clairement la liberté d'expression et d'opinion – pouvant justifier ou légitimer cette violation des libertés fondamentales du citoyen.
De l'avis des constitutionnalistes, la mesure n'est pas fondée en droit. Elle est arbitraire et foncièrement politique. Seules les considérations de trouble à l'ordre public et de sécurité nationale peuvent justifier le recours à une telle mesure exceptionnelle. La campagne n'a pas encore démarré que l'on a déjà commencé à jeter l'anathème sur les citoyens qui ont choisi l'option du boycott et ne cherchent rien d'autre qu'expliquer par des actions pédagogiques, à travers des meetings et des prises de parole publiques, pourquoi ils se démarquent de ce scrutin. Un pouvoir sûr de son fait et de sa légitimité n'aurait pas été ébranlé par ces voix qui appellent au boycott de l'élection présidentielle et dont on ne cesse de dire qu'elles se comptent sur les doigts d'une seule main pour discréditer ce mouvement de rejet. Si l'on suit le raisonnement du pouvoir, tous les citoyens opposés au scrutin sont des hors-la-loi et des anti-patriotes qu'il faut interner.
Suivant cette logique, toujours, même les abstentionnistes et les électeurs qui voteront bulletins nuls entrent dans cette funeste catégorie. Et pour poursuivre encore dans ce délirium politique du pouvoir, il est permis de penser que ne pas voter pour le candidat du pouvoir est également «kofr». Ce genre de dérive anticonstitutionnelle, qui rappelle que l'ère de la pensée unique n'est pas révolue en Algérie, comme on le prétend, est révélateur de l'inquiétude grandissante qui s'est emparée du cercle présidentiel et du pouvoir en général face au prochain scrutin et à la question lancinante de l'abstention. L'absence de grosses pointures au scrutin qui jetterait le discrédit sur le vote ajoutée à un taux d'abstention élevé : voilà deux marqueurs que le pouvoir surveille de très près, comme le lait sur le feu, ainsi que vient de le confirmer le ministre de l'Intérieur.


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