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Lardjam Kheireddine ou la passion du théâtre
Ayant découvert l'amour pour le 4ème art, il le communique aux autres
Publié dans La Tribune le 24 - 12 - 2009

De notre correspondant à Oran
Samir Ould Ali
C'est en 1994, alors âgé d'une vingtaine d'années, que le comédien Lardjam Kheireddine découvre sa passion pour le théâtre et pour l'œuvre de Abdelkader Alloula : «J'ai tout laissé tomber pour m'adonner à ma passion. Cela a été très difficile mais quel bonheur d'être sur les planches et de jouer Alloula !!» Quelque temps après avoir embrassé la carrière de comédien, Kheireddine crée avec quelques amis la troupe El Adjouad et part sillonner le territoire algérien, au moment même où beaucoup se terraient chez eux par peur du terrorisme : «Pendant le Ramadhan de 1997 (l'une des années les plus sanglantes) et alors que les théâtres étaient fermés, nous avons profité du soutien du ministère de la Culture pour les productions artistiques comme lutte contre le terrorisme, et sommes allés nous produire à Tiaret, Tissemsilt et d'autres localités encore. Par amour du théâtre, nous bravions tous les dangers.» Y compris celui des faux barrages qui, dans ces localités abandonnées de tous, avaient fait tellement de victimes…
Rien ne destinait pourtant le jeune Kheireddine à pareille carrière. Après des études moyennes et un bac scientifique, il s'inscrit à l'Institut de la santé et la population (ITSP) pour suivre une formation d'anesthésiste : «Mais lorsque j'ai vu comment les étudiants de 3ème et 4ème années végétaient, j'ai laissé tomber. Je ne savais plus quoi faire.» Avec l'insouciance de beaucoup de jeunes de son âge, Kheireddine passe la majorité de son temps à dormir ou à s'amuser avec ses amis, sans se préoccuper de son avenir : «Jusqu'au jour où j'ai eu une énième mais terrible dispute avec ma mère qui ne supportait plus de me voir perdre mon temps de la sorte. Ce jour-là, elle me dispute tellement sur les études, mon avenir… que je claque la porte et m'en vais à la recherche d'une occupation ‘‘plus sérieuse''.» Sans trop de conviction et comme par jeu, Kheireddine pénètre dans la maison des jeunes Maoued Ahmed, située avenue
Mirauchaux : «Grâce à une annonce qui y était placardée, je me suis retrouvé à l'Institut de musique à passer un concours pour accéder à une formation dotée d'une bourse.» Il se classe parmi les meilleurs et entame ainsi une formation en musique, sans trop d'enthousiasme mais content d'apaiser les inquiétudes
de sa mère. Quelques années plus tard, aussi accidentellement que le concours qui l'a mené à étudier la musique, Kheireddine s'inscrit «comme ça, juste pour voir» à des cours de théâtre : «Et c'est le coup de foudre, et lorsque, quelque temps plus tard, je prends connaissance de l'œuvre d'Alloula, j'ai su que le théâtre était ma planche de salut.»
A partir de ce moment-là (nous sommes en 1994), tout s'enchaîne très vite : Kheireddine travaille sans arrêt, court les auditions (quand il y en a) et crée avec des amis la troupe d'El Adjouad : «Nous n'avons pu compter ni sur les autorités ni sur les ‘‘anciens'' du théâtre pour nous guider, se rappelle-t-il.
C'est uniquement grâce aux sacrifices consentis par les membres de la troupe que nous sommes arrivés à concrétiser une partie de nos rêves.» Dont des voyages en Europe ou en Afrique pour jouer les pièces de leur idole Alloula.Aujourd'hui, après avoir réussi à obtenir un diplôme de metteur en scène après
une formation en France, Kheireddine est un comédien-réalisateur connu à défaut d'être encore reconnu : «Mais cela viendra. Un jour ou l'autre cela viendra.»


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