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L'intégration maghrébine : un rêve qui se fait attendre
Publié dans Le Maghreb le 18 - 02 - 2019

Ases trente ans d'existence l'Union du Maghreb Arabe (UMA) fait toujours dans le ratage des occasions d'atteindre les objectifs qu'elle s'était fixés se limitant à des actions de routine. Il suffit de relever que les structures de l'UMA demeurent trop marquées par leur défaut pour être vraiment efficaces.
Le problème du Grand Maghreb arabe. On croit rêver !Aucun choix stratégique d'un ensemble régional cohérent et complémentaire n'a été à l'ordre du jour durant toute cette période et devant permettre de faire droit aux aspirations de tous les peuples de la région , et empruntant des voies méthodiques qui prennent en charge les mutations intervenues aux plans régional et international . Trente ans après sa création, ce regroupement régional stagne sur les mêmes " pistes " qui, par une étrange ironie de l'histoire, utilise les mêmes méthodes, les mêmes lignes, voire la même politique pour se maintenir artificiellement en vie. La preuve. Tout le monde est convaincu que l'UMA ressemble à une équipe de football qui joue à chaque saison sa survie en championnat. Pourtant, la déclaration instituant l'UMA signée à Marrakech le 17 février 1989 par les cinq chefs d'Etat de l'Algérie du Maroc- la Tunisie-La Libye et la Mauritanie, a été un traité qui vise à harmoniser et rationaliser leurs politiques et stratégies pour un développement durable dans tous les secteurs des activités humaines avec comme priorité absolue la consolidation des rapports de fraternité qui lient les Etats membres et leurs peuples ; la réalisation du progrès et du bien-être de leurs communautés et la défense de leurs droits ; la réalisation progressive de la libre circulation des personnes , des services, des marchandises et des capitaux entre eux, l'adoption d'une politique commune dans tous les domaines. En matière économique, la politique commune vise à assurer le développement industriel, agricole, commercial et social des Etats de la région.
Ce 30e anniversaire de la création de l'UMA avec son bilan des plus négatifs prouve une fois de plus que l'institution régionale n'a jamais réussi à concrétiser l'espoir engagé en 1989 et fondé sur une organisation politique et économique formée par les cinq pays de la région (Algérie-Maroc-Maurétanie-Libye-Tunisie).
Un échec total politique manifeste puisque le Sommet des chefs d'Etat ne s'est plus réuni depuis très longtemps, même une récente tentative d'un sommet en 2019 a été vite avortée. C'est toujours la question du Sahara occidental qui en est l'obstacle et à qui s'ajoute la fermeture des frontières entre l'Algérie et le Maroc. L'Algérie dans sa démarche d'intégration maghrébine n'a jamais admis que cet ensemble se construise au détriment du peuple du Sahara occidental et de ses droit légitimes et inaliénables à l'autodétermination, en référence à la résolution 1514 des Nations unies sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés; l'échec est également économique, les échanges commerciaux intermaghrébins ne dépassent pas 5 %, quand ils atteignent de 50 à 70 % avec l'Europe.
Cette situation explique que le Maghreb a perdu de son poids économique dans le monde. Ses exportations représentent un très mauvais taux d'environ 3 % des exportations mondiales.
Les cinq pays de la région sont importateurs nets de céréales, ce qui dans le monde actuel est une menace. Cette paralysie des circuits d'échange fait perdre de 3 à 4 points du PIB aux pays de la région. Selon les experts, des dizaines de milliers d'emplois ne sont pas créés, les seuls déficits budgétaires occasionnant un déficit d'au moins 300.000 emplois par an.
Selon les mêmes sources, cet impact négatif doit aussi tenir compte des effets cumulatifs dus aux économies d'échelle, et du peu d'attrait de la région pour des investisseurs potentiels intéressés par des marchés de dimensions concurrentielles et rentables pour eux. Ce manque de dynamisme économique encourage par ailleurs la fuite des capitaux. On compte plus de 200 milliards de dollars d'épargne nationale des pays maghrébins stockés dans des banques étrangères, mais aussi la fuite des hommes, avec l'émigration et la dispersion de l'intelligentsia maghrébine.
Un Maghreb désuni qui n'a aucun poids pour dialoguer avec les autres puissances et pour faire valoir sur une scène internationale marquée par la mondialisation, les intérêts communs de la région. Pour Christine Lagarde, directrice générale du FMI, " un Maghreb qui assure la libre circulation des biens et des services offre les possibilités d'un marché d'environ 90 millions de personnes ".
La lutte contre le terrorisme et l'émigration clandestine à l'échelle de la région qui devrait être le leitmotiv de la coordination entre les cinq pays semble piétinée à plus d'un titre.
Aucune stratégie n'est fiable à ce jour dans la lutte contre ces deux phénomènes dans toutes leurs dimensions. L'éradication du terrorisme et de la criminalité exige des conditions de succès, une cohérence, la nécessité de la conjugaison et la coordination des efforts dans les cinq pays tout comme l'émigration clandestine. Des préoccupations majeures qui qui interpellent tout le monde. Mais en vain.


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