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Chine : Embellie manufacturière mais le reste de l'Asie souffre encore
Publié dans Le Maghreb le 04 - 04 - 2019

L'industrie chinoise a connu en mars une reprise d'ampleur modeste mais inattendue, attestant peut-être des premiers effets des mesures de stimulation économique prises par Pékin, mais les craintes d'un ralentissement économique prononcé à l'échelle mondiale sont bien là car les performances ailleurs en Asie sont encore moins probantes.
Et même en Chine, la croissance des commandes nouvelles, tant internes qu'externes, reste minime, tandis qu'au Japon, en Corée du Sud, en Malaisie et à Taïwan l'activité manufacturière s'est encore contractée, étayant les conjectures voulant que les banques centrales de la région resteront accommodantes. La guerre commerciale sino-américaine et un tassement de la demande chinoise à la suite de l'offensive du gouvernement chinois contre la prise de risque excessive ont fait des dégâts, aussi bien chez les sous-traitants de la chaîne logistique chinoise que chez les géants de la high tech, et dans l'ensemble de l'Asie et du Pacifique. Les indices PMI manufacturiers de la zone euro, attendus dans la journée, devraient rendre compte d'une contraction de l'activité manufacturière en raison de ses propres frictions commerciales avec les Etats-Unis, des incertitudes liées au Brexit et des retombées des tensions commerciales sino-américaines. Cette conjoncture morose a poussé la Réserve fédérale à interrompre le mois dernier son cycle de normalisation monétaire et causé une brève inversion de la courbe des rendements américaine la semaine passée, considérée comme un possible signe avant-coureur d'une récession. La pause marquée par la Fed a changé la donne pour bon nombre de banquiers centraux asiatiques et les investisseurs parient de plus en plus sur des baisses de taux en série. "Les données des PMI (...) nous montrent que les mesures de relance mises en place par les autorités chinoises depuis la mi-2018 commencent enfin à produire des effets", note Khoon Goh, directeur de la recherche Asie d'ANZ. "Bien sûr il ne s'agit que d'un seul mois; je pense que les banquiers centraux asiatiques resteront accommodants et que certains baisseront même les taux; il ne fait aucun doute que la croissance mondiale ralentit encore".
L'indice PMI manufacturier Caixin des directeurs d'achats chinois a connu en mars sa croissance la plus forte depuis juillet 2018, montant à 50,8 contre 49,9 en février.
L'indice PMI officiel, paru dimanche, avait signalé un redressement inattendu du secteur manufacturier.
Les économistes font remarquer que des facteurs saisonniers ont dû jouer sur les chiffres: l'activité économique se redresse habituellement fortement en mars, lorsque le Nouvel An lunaire tombe en février, comme ce fut le cas cette année.
BofA Merrill Lynch prend acte du mieux observé en mars mais pense que la croissance sera restée contrainte au premier trimestre au vu d'un environnement beaucoup moins favorable, surtout pour l'exportation.
Si la tendance à l'amélioration se confirme, ce sera peut-être le retournement qu'espère le gouvernement chinois qui n'a pas ménagé ses efforts pour relancer l'activité, par le biais notamment de cinq baisses du coefficient des réserves obligatoires en l'espace d'un an.
Les analystes pensent que Pékin prépare de nouvelles mesures pour conforter le mouvement.
Le Premier ministre Li Keqiang a dit en mars que de nouvelles mesures d'ordre monétaire ou fiscal pouvaient être prises.
Sur le front commercial, les Etats-Unis et la Chine ont dit vendredi avoir réalisé des progrès lors des négociations commerciales qui ont eu lieu la semaine passée à Pékin, que Washington a qualifié de "sincères et constructives".
"De meilleurs chiffres économiques donneraient à la Chine plus de poids dans la négociation avec les Etats-Unis, car ils montreraient que l'économie chinoise peut s'affranchir pour l'instant des droits de douane imposés par ces derniers", observe Kevin Lai, chef économiste Asie hors Japon de Daiwa Capital Markets.

Situation mitigée dans le reste de l'Asie
L'activité manufacturière a crû à un rythme modeste au Vietnam, en Indonésie et aux Philippines mais les perspectives restent médiocres pour des économies qui ont un plus grand impact sur la croissance de la région.
En Corée du Sud, l'activité industrielle s'est contractée pour le cinquième mois d'affilée.
Au Japon, la contraction a été moins marquée en mars qu'elle ne l'avait été en février mais la production a subi une baisse d'une ampleur sans précédent depuis près de trois ans.
En outre, le sentiment des grandes entreprises japonaises s'est dégradé pour atteindre au premier trimestre son niveau le plus bas depuis deux ans, au vu de l'enquête "tankan" de la Banque du Japon.
L'investissement des entreprises risque de baisser en Asie pour la première fois depuis trois ans, les dépenses d'investissement en biens d'équipement de 2.137 entreprises asiatiques devant diminuer de 4% en moyenne cette année, suivant une analyste Reuters de données de Refinitiv.
Une analyse d'Oxford Economics montre que les exportations asiatiques se sont contractées de 3,8% annuellement en valeur nominale sur la période janvier-février. La baisse est surtout notable dans le nord de l'Asie mais l'Asie du sud-est est également restée en retrait.
"Il n'y a pas grand-chose qui montre pour l'instant que le cycle économique mondial a touché son point bas et nous voyons toujours la croissance mondiale s'orienter vers le bas à court terme", dit Joachim Fels (PIMCO), ajoutant toutefois que le changement de braqué de la Fed et les mesures de relance chinoises pourraient stabiliser la croissance, voire l'accélérer modérément.
"Ces éléments pourraient en quelque sorte favoriser un atterrissage en douceur de l'économie mondiale, mais avec quelques trous d'air entretemps".


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