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Investissements : Le pouvoir politique défunt d'essence totalitaire, a toujours bloqué les initiatives
Publié dans Le Maghreb le 22 - 10 - 2019


Par: Ammar Zitouni
Tous les experts économiques sont unanimes à reconnaître que l'Algérie n'est pas pauvre, elle a été mal gouvernée pendant une vingtaine d'années et la situation qu'elle traverse aujourd'hui en est la preuve formelle avec tous ces retards, déficits sur tous les fronts et dans tous les secteurs. La rente générée par les hydrocarbures au cours de ces dernières années et jusqu'à la chute drastique du prix du baril de pétrole depuis la mi-mai 2O14 a fourni à l'Algérie des ressources financières très largement supérieures à celles de autres pays producteurs-exportateurs de pétrole et de gaz, une capacité qui pouvait permettre au pays les moyens financiers d'une croissance économique rapide .Toutefois, le pouvoir politique défunt d'essence totalitaire, prédateur a toujours bloqué les initiatives d'investissements et créé un climat permanent de méfiance dans le long terme, ne suscitant que l'encouragement des activités spéculatives à travers un noyau d'oligarques qui a accaparé les richesses du pays .
En dépit des atouts du pays, ses niveaux très élevés de revenus, la confiance des investisseurs étrangers était absente. La rente issue des hydrocarbures, secteur hyper-rentable a permis la création et la reproduction d'un système clientéliste qui a restreint la base sociale du pouvoir aux seuls privilèges, entrave du développement des activités économiques productives.
Le niveau bas de la sphère économique et sociale du pays, fournit à lui seul une partie de la réponse en ce sens que la gouvernance du pays a de tout temps été improvisée par les deux ex-Premiers ministres : Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia qui ne se sont à aucun moment souciés de la promotion de la prospérité économique et l'équité, au pire ils se sont impliqués dans le pillage des ressources du pays avec l'aval du " clan présidentiel " dans sa persistance à se maintenir au pouvoir. Un véritable hold-up envers la régulation politique, économique et sociale du pays et une société crispée pour son avenir. De l'avis de tous les spécialistes, le bilan de l'ex-président de la République est accablant. Les dossiers de malversation, de corruption, détournement de deniers publics, prépondérance des oligarques sur la gestion du pays déjà " fouillés " par la justice et qui se poursuivent prouvent bien une nette détérioration dans la plupart des domaines.
Pour autant, l'Algérie a toujours été mal classée au niveau international, reléguée dans les fonds de classement, qu'il s'agisse du développement humain, de l'indice de transparence des affaires et des indicateurs macro-économiques, échanges extérieurs, attraction des investissements étrangers, niveau de vie de la population. Les plans d'action des gouvernements successifs n'ont jamais réussi à enclencher une dynamique vertueuse d'essor économique et social. Un sur-place et des promesses à répétions jamais tenues à l'instar de la diversification de l'économie nationale dans la perspective de la préparation de l'après-pétrole, le parachèvement de l'Etat de droit tant vanté dans les discours officiels, etc. Une gouvernance socio-économique absolument dramatique pour la majorité des Algériens : la production nationale en continuelle diminution ouvrant la voie à l'importation à grande échelle des produits qui peuvent pourtant être fabriqués ici alors que la population vit en dessous du seuil de pauvreté, l'effondrement du pouvoir d'achat ajouté au phénomène du chômage qui touche une très grande partie de la jeunesse. Un net processus d'informalisation de l'économie nationale a été ainsi mis à l'œuvre procédant ainsi à la fois à l'essor de l'activité informelle échappant à tout contrôle étatique. C'est dire que pendant un quart de siècle (1999-2019) tout a été négatif en Algérie, surtout dans le domaine politique, économique et social. L'Algérie a connu de ce fait une marginalisation accrue dans les échanges internationaux.
Une étude réalisée en 2OO1 par la Banque mondiale et portant sur 175 pays montre que, en ce qui concerne les variables institutionnelles et de gouvernance, la performance de l'Algérie est considérée comme figurant parmi les plus faibles, elle s'inscrit dans le dernier quart du classement en matière de lourdeur des réglementations et d'efficacité de l'Etat de droit ; et pour le niveau de corruption, elle est située dans le tiers des pays étudiés. "Il ressort de ces indicateurs que l'Algérie est souvent perçue comme un pays politiquement instable, dominé par la corruption. Les investisseurs étrangers estiment que ce pays est caractérisé par des réglementations complexes et inadaptées et des organismes de régulation importants- ce qui a contribué à l'émergence d'un important secteur informel. Dans l'optique de ces milieux, l'Algérie, qui n'est pas considérée comme un Etat de droit, ne dispose pas d'institutions susceptibles de gérer les différends internes (notamment un système judiciaire indépendant) ni de transparence démocratique.
La relative inefficacité de la stratégie de privatisation, qui avait suscité de grands espoirs, a également négativement affecté la crédibilité des réformes économiques annoncées par les autorités. La bureaucratie pesante et le manque de confiance dans le système judiciaire pour les règlements des éventuels litiges commerciaux sont aussi ressentis comme des obstacles à l'investissement en Algérie ". Aujourd'hui experts et analystes estiment que l'Algérie dispose de possibilités substantielles pour une croissance économique soutenue .Elle bénéficie de ressources naturelles abondantes, d'une population instruite et d'une capacité d'accumulation d'épargne par le secteur d'hydrocarbures qui peut être investie dans les secteurs productifs. Elle jouit également d'un bon accès aux marchés européens que devrait améliorer l'Accord d'association avec l'Union européenne, signé en 2OO2, quant il sera ratifié par tous les Etats concernés. Pourtant ce potentiel reste inexploité, faute de réformes structurelles des institutions et de réaffirmation de la souveraineté du droit en matière de régulation économique.


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