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Le front social en ébullition
Ecoles, universités, santé
Publié dans Le Midi Libre le 21 - 10 - 2018

Depuis septembre, le front social est en ébullition. Les conflits sociaux sontdevenus fréquents.
Depuis septembre, le front social est en ébullition. Les conflits sociaux sontdevenus fréquents.
Le gouvernement est confronté à plusieurs mouvements de fronde simultanés, avec des protestations derue, des fermetures de routes quasi-quotidiennes etune grève dans l'éducation annoncée pour le 22 et le 23 octobre. De nombreux secteurs sont touchés : l'éducation, la santé, l'université, habitat, etc...
Education : Cnapest et CLA appellent à la grève
La section d'Alger-centre du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (CNAPEST), a appelé ses adhérents, à observer, lundi 22octobre, une journée de grève et à tenir un sit-in devant ladirection de l'Education de la wilaya d'Alger. Les revendications du Cnapest d'Alger-centre concernentprincipalement, les "transferts arbitraires d'enseignantsd'un établissement à un autre, et les pressions exercées par l'administration sur es syndicalistes", expliqueMessaoudBoudiba, porte-parole du syndicat qui a égalementannoncé, que d'autres actions pourraient être menées parson syndicat, ultérieurement.
Le Conseil des enseignants des lycées d'Algérie (CLEA)a, quant à lui, appelé à une grève, pour mardi 23 octobre,pour protester contre les décisions du ministère del'Education de "clore le dossierde la révision du statut particulier, sans prendre en considération les recommandations de la commission mixte, qui a travaillé pendant trois années" et de "prolongerle mandat de la commissionde la gestion des oeuvres sociales pour une année, contrairementà ce que prévoient la loi et l'avis de lamajorité des
syndicats".Ces deux syndicats peuvent être rejoints prochainement, par le Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation etde la formation (SATEF), a-t-on appris de NabilFerguenis, porte-parole de la section de Béjaia du syndicat.
Les admissions au master empoisonnent la rentrée universitaire
Les admissions en master posent problème, dans plusieurs universités du pays qui ont admis un nombre limitéd'étudiants à ce cycle de formation, provoquant le mécontentementde dizaines de milliers d'étudiants recalés.Dans les universités d'Alger, Blida, Batna, Annaba,Constantine, Mostaganem et Oran, les mouvements deprotestations des étudiants candidats au master, ou recalés,se poursuivent depuis plusieurs semaines. Ce sont près de140.000 étudiants qui ont été recalés du master sur l'ensembledes universités algériennes, a rapporté TSAArabi. Les mécontents reprochent auxrecteurs des universités, leur refus de recevoir les demandes de recours des étudiantsrecalés.
Ce refus est interprété par les contestataires, comme "une tentative de'se décharger du dossier devant l'échec du système ‘Progrès‘, auquel la tutelle a eu recours pour la premièrefois cette année, pour gérer les admissions en master,malgré son échec prouvé lors des inscriptions des étudiants en première année, ainsi que lors des opérations de transferts d'étudiants".Mardi dernier, des dizaines d'étudiants en mathématiqueset en informatique, ont manifesté à la Fac centraled'Alger, pour dénoncer l'exclusion de 65% des candidats à l'admission en master, sous prétexte de manque d'enseignants.
Santé : la question du DEMS toujours pas réglée
Les 800 résidents recalés à l'épreuve de l'examen du Diplôme d'études médicales spécialisées (DEMS), attendent toujours une session de rattrapage. Une question surlaquelle Tahar Hadjar, ministre de l'Enseignement supérieuret de la Recherche scientifique ne s'est toujours pasprononcé. Les résidents en dernière année, n'ont eu droit qu'à uneseule session d'examen du DEMS, qui s'est déroulée du1er au 19 juillet dernier.
Cette session a été considérée parla tutelle, comme étant "une session de rattrapage",puisque la session normale a été boycottée à deux reprises, pendant la grève desrésidents qui a duré près dehuit mois.Les résidents recalés, qui représentent près de 30% de l'ensembledes résidents endernière année et qui se sont présentésà l'examen en juillet, restent insatisfaits au vu del'absence de propositions de la part de leur tutelle.Des rassemblements ont été organisés devant les siègesdes ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieuren septembre, mais sans qu'une forte mobilisation ne soitconstatée.Plusieurs résidents membres du Collectif autonome desmédecins résidents algériens (Camra), que nous avonscontacté, n'excluent pas un retour à une protestation plus large où, en plus de la question du DEMS, seront soulevéescelles de la prise en charge des nouveaux médecins assistants du service civil, leurs affectations et les recoursconcernant les postes qu'ils leur sont attribués.
Logements, hôpitaux, routes: l'émeute devient une habitude
Que ça soit pour protester contre les listes de bénéficiaires de logements sociaux, les coupures d'eau, d'électricité ou le mauvais état desroutes, les Algériens sont descendusdans la rue à plusieurs reprises depuis la rentrée sociale,souvent en prenant d'assaut les administrations locales, ou en fermant des axesroutiers importants.
Dimanche 14 octobre, plusieurs centaines de citoyens ont manifesté devant le siège de la wilaya d'Annaba, pour réclamer des logementssociaux. Les habitants des quartiersEcotec, Ziraoui Mihoubet du 1er Mai de la communed'El Bouni, ont formé le gros des manifestants qui réclamaient la distribution de logements, dont la constructiona été achevée. Jeudi 11 octobre, c'est à Hadjout, dans la wilaya de Tipasa, que les citoyens sont sortis nombreux dans la rue,pour réclamer des logements. Les dizaines de manifestants ont fermé l'axe routier principal de la ville, et ont allumé des pneus, avant desedisperser sans que des heurts gravesne se produisent.
Des manifestations et fermetures deroutes ont eu lieu aussi à Bouandas, dans la wilaya de Setif, où les habitantsont dénoncé, jeudi dernier, une négligence médicale aprèsla mort d'une femme qui venaitd'accoucher à l'hôpital de Bougaa. Les manifestants ont bloqué la route nationale n° 75 reliant Sétif à Béjaia et ontégalement fermé la mairie etles écoles.
Le gouvernement est confronté à plusieurs mouvements de fronde simultanés, avec des protestations derue, des fermetures de routes quasi-quotidiennes etune grève dans l'éducation annoncée pour le 22 et le 23 octobre. De nombreux secteurs sont touchés : l'éducation, la santé, l'université, habitat, etc...
Education : Cnapest et CLA appellent à la grève
La section d'Alger-centre du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (CNAPEST), a appelé ses adhérents, à observer, lundi 22octobre, une journée de grève et à tenir un sit-in devant ladirection de l'Education de la wilaya d'Alger. Les revendications du Cnapest d'Alger-centre concernentprincipalement, les "transferts arbitraires d'enseignantsd'un établissement à un autre, et les pressions exercées par l'administration sur es syndicalistes", expliqueMessaoudBoudiba, porte-parole du syndicat qui a égalementannoncé, que d'autres actions pourraient être menées parson syndicat, ultérieurement.
Le Conseil des enseignants des lycées d'Algérie (CLEA)a, quant à lui, appelé à une grève, pour mardi 23 octobre,pour protester contre les décisions du ministère del'Education de "clore le dossierde la révision du statut particulier, sans prendre en considération les recommandations de la commission mixte, qui a travaillé pendant trois années" et de "prolongerle mandat de la commissionde la gestion des oeuvres sociales pour une année, contrairementà ce que prévoient la loi et l'avis de lamajorité des
syndicats".Ces deux syndicats peuvent être rejoints prochainement, par le Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation etde la formation (SATEF), a-t-on appris de NabilFerguenis, porte-parole de la section de Béjaia du syndicat.
Les admissions au master empoisonnent la rentrée universitaire
Les admissions en master posent problème, dans plusieurs universités du pays qui ont admis un nombre limitéd'étudiants à ce cycle de formation, provoquant le mécontentementde dizaines de milliers d'étudiants recalés.Dans les universités d'Alger, Blida, Batna, Annaba,Constantine, Mostaganem et Oran, les mouvements deprotestations des étudiants candidats au master, ou recalés,se poursuivent depuis plusieurs semaines. Ce sont près de140.000 étudiants qui ont été recalés du master sur l'ensembledes universités algériennes, a rapporté TSAArabi. Les mécontents reprochent auxrecteurs des universités, leur refus de recevoir les demandes de recours des étudiantsrecalés.
Ce refus est interprété par les contestataires, comme "une tentative de'se décharger du dossier devant l'échec du système ‘Progrès‘, auquel la tutelle a eu recours pour la premièrefois cette année, pour gérer les admissions en master,malgré son échec prouvé lors des inscriptions des étudiants en première année, ainsi que lors des opérations de transferts d'étudiants".Mardi dernier, des dizaines d'étudiants en mathématiqueset en informatique, ont manifesté à la Fac centraled'Alger, pour dénoncer l'exclusion de 65% des candidats à l'admission en master, sous prétexte de manque d'enseignants.
Santé : la question du DEMS toujours pas réglée
Les 800 résidents recalés à l'épreuve de l'examen du Diplôme d'études médicales spécialisées (DEMS), attendent toujours une session de rattrapage. Une question surlaquelle Tahar Hadjar, ministre de l'Enseignement supérieuret de la Recherche scientifique ne s'est toujours pasprononcé. Les résidents en dernière année, n'ont eu droit qu'à uneseule session d'examen du DEMS, qui s'est déroulée du1er au 19 juillet dernier.
Cette session a été considérée parla tutelle, comme étant "une session de rattrapage",puisque la session normale a été boycottée à deux reprises, pendant la grève desrésidents qui a duré près dehuit mois.Les résidents recalés, qui représentent près de 30% de l'ensembledes résidents endernière année et qui se sont présentésà l'examen en juillet, restent insatisfaits au vu del'absence de propositions de la part de leur tutelle.Des rassemblements ont été organisés devant les siègesdes ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieuren septembre, mais sans qu'une forte mobilisation ne soitconstatée.Plusieurs résidents membres du Collectif autonome desmédecins résidents algériens (Camra), que nous avonscontacté, n'excluent pas un retour à une protestation plus large où, en plus de la question du DEMS, seront soulevéescelles de la prise en charge des nouveaux médecins assistants du service civil, leurs affectations et les recoursconcernant les postes qu'ils leur sont attribués.
Logements, hôpitaux, routes: l'émeute devient une habitude
Que ça soit pour protester contre les listes de bénéficiaires de logements sociaux, les coupures d'eau, d'électricité ou le mauvais état desroutes, les Algériens sont descendusdans la rue à plusieurs reprises depuis la rentrée sociale,souvent en prenant d'assaut les administrations locales, ou en fermant des axesroutiers importants.
Dimanche 14 octobre, plusieurs centaines de citoyens ont manifesté devant le siège de la wilaya d'Annaba, pour réclamer des logementssociaux. Les habitants des quartiersEcotec, Ziraoui Mihoubet du 1er Mai de la communed'El Bouni, ont formé le gros des manifestants qui réclamaient la distribution de logements, dont la constructiona été achevée. Jeudi 11 octobre, c'est à Hadjout, dans la wilaya de Tipasa, que les citoyens sont sortis nombreux dans la rue,pour réclamer des logements. Les dizaines de manifestants ont fermé l'axe routier principal de la ville, et ont allumé des pneus, avant desedisperser sans que des heurts gravesne se produisent.
Des manifestations et fermetures deroutes ont eu lieu aussi à Bouandas, dans la wilaya de Setif, où les habitantsont dénoncé, jeudi dernier, une négligence médicale aprèsla mort d'une femme qui venaitd'accoucher à l'hôpital de Bougaa. Les manifestants ont bloqué la route nationale n° 75 reliant Sétif à Béjaia et ontégalement fermé la mairie etles écoles.


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