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Les solutions "miracles" de Chakib Khelil
Régle 51/49, subventions, marché informel...
Publié dans Le Midi Libre le 11 - 12 - 2018

Loin des soubresauts qui agitent actuellement en sourdine, les différents centresdécisionnels au sommet de l'Etat, sur fond de succession vaseuse, Chakib Khélil est monté ces dernières semainesen cadence, en enchaînant conférence sur conférence.
Loin des soubresauts qui agitent actuellement en sourdine, les différents centresdécisionnels au sommet de l'Etat, sur fond de succession vaseuse, Chakib Khélil est monté ces dernières semainesen cadence, en enchaînant conférence sur conférence.
ABoumerdès, Tizi-Ouzou et Béjaia, ses dernières haltes, après un précédent tour de plusieurs wilayas, l'exministrede l'Energie martèle systématiquementle même message, les mêmes élémentsde langage qui, mis bout à bout,s'apparentent à un projet économique clé enmain. Sous couvert d'académisme, sans doute pour ne pas prêter le flanc aux charges
politiques que ne manquent pas de provoquerses conférences, Chakib Khelil attaqueau marteau pilon les dogmes et autres vaches sacrées du modèle économiqueactuel, dont il prédit un collapsus inéluctable.
La fameuse loi 51/49, qui définit lecadre réglementaire des IDE, il n'hésite pas à la qualifier de "catastrophique", avec chiffresà l'appui sur le caractère "dérisoire" desinvestissements étrangers dans notre pays,comparé, à la Tunisie, le Maroc ou encorel'Egypte."Quelqu'un qui vient avec son propreargent, son know how technique et managériale,ne peut pas se résoudre à l'idée d'êtreminoritaire dans un projet d'investissement
avec un compatriote majoritaire par le seulfait d'être algérien, ça ne marche pas commeça", a-t-il argumenté devant les étudiants del'université de Boumerdés. Selon ChakibKhelil, l'Algérie est un pays à fort potentield'attractivité pour les investissements étrangers,mais encore faut-il faire sauter le verroudogmatique du 51/59 en y mettant plusde souplesse et de fléxibilité. Une manièrede rappeler que l'on "attrape pas lesmouches avec du vinaigre". Les servicessont également dans le collimateur de l'exhommefort du secteur de l'Energie qui réclame leur privatisation, du moins une partie. Leurs mauvaises performances actuelles, leurs dysfonctionnements en matière de prestation, qui nourrissent l'insatisfaction des citoyens, plaident pour leur ouverture aux investisseurs privés, pour créer de la concurrence, de la compétitivité,
tout en soulageant l'Etat dont les moyens seront de plus en plus réduits. S'agissant des prestations sociales de l'Etat, Chakib Khelil, faisant chorus avec d'autres hommes politiques et économistes, postule la nécessité absolue d'une révision radicale du système des subventions." Paradoxalement, le système actuel profite plus aux populations à fort pouvoir d'achat, qu'aux franges nécessiteuse", dit-ilencore en plaidant pour un changement de paradigme. Sur ce plan, le gouvernement partage la même analyse. Des experts multi profils qui sont détachés au
Premier ministère, travaillent depuis des mois à la mise en place du nouveau logiciel. Mais force est de constater que, pour le moment, on n'a pas encore vu des volutes de fumée blanche s'élever du palais du Gouvernement. Sans doute y verrat-on plus clair, après la présidentielledont la tenue ne doit pas s'encombrer de risques de turbulences sociales. Mais la mesure la plus radicale de Chalib Khelil concerne le volet financier, plus singulièrement l'argent de l'informel qui représente, selon lui, le tiers de la masse financière globale du pays. Après avoir fait leconstat, que toutes les tentatives du gouvernementde ramener cet argent dans les circuits formels ont fait choux blanc, malgré toutes les assurances données aux porteurs de ces capitaux dormant, il ne propose rien moins qu'un changement de monnaie nationale.
C'est une mesure coercitive, qui obligera les acteurs de l'informel à bancariserleurs bas de laines, certes, mais elle n'est pas sans risques de troubles politiques. De nombreux citoyens, par convictions religieuses ou par défiance à l'égard de labureaucratie étatique, préfèrent stocker leur argent dans des sacs de plastique en ayantcette sérénité de pouvoir en disposer en toute latitude. Mais, avec cet air de ne pas y toucher, de ne pas se soucier de ce qui se passe actuellement sur le front politique, Chakib Khélil, n'est-il pas en train de faire le VRP de son modèle économique, aveccette arrière-pensée de se poser déjà en alternative pour l'après présidentielle? Difficile en effet de croire que ses "conférences académiques"soient uniquement dictées par le souci de la coquetterie intellectuelle
ABoumerdès, Tizi-Ouzou et Béjaia, ses dernières haltes, après un précédent tour de plusieurs wilayas, l'exministrede l'Energie martèle systématiquementle même message, les mêmes élémentsde langage qui, mis bout à bout,s'apparentent à un projet économique clé enmain. Sous couvert d'académisme, sans doute pour ne pas prêter le flanc aux charges
politiques que ne manquent pas de provoquerses conférences, Chakib Khelil attaqueau marteau pilon les dogmes et autres vaches sacrées du modèle économiqueactuel, dont il prédit un collapsus inéluctable.
La fameuse loi 51/49, qui définit lecadre réglementaire des IDE, il n'hésite pas à la qualifier de "catastrophique", avec chiffresà l'appui sur le caractère "dérisoire" desinvestissements étrangers dans notre pays,comparé, à la Tunisie, le Maroc ou encorel'Egypte."Quelqu'un qui vient avec son propreargent, son know how technique et managériale,ne peut pas se résoudre à l'idée d'êtreminoritaire dans un projet d'investissement
avec un compatriote majoritaire par le seulfait d'être algérien, ça ne marche pas commeça", a-t-il argumenté devant les étudiants del'université de Boumerdés. Selon ChakibKhelil, l'Algérie est un pays à fort potentield'attractivité pour les investissements étrangers,mais encore faut-il faire sauter le verroudogmatique du 51/59 en y mettant plusde souplesse et de fléxibilité. Une manièrede rappeler que l'on "attrape pas lesmouches avec du vinaigre". Les servicessont également dans le collimateur de l'exhommefort du secteur de l'Energie qui réclame leur privatisation, du moins une partie. Leurs mauvaises performances actuelles, leurs dysfonctionnements en matière de prestation, qui nourrissent l'insatisfaction des citoyens, plaident pour leur ouverture aux investisseurs privés, pour créer de la concurrence, de la compétitivité,
tout en soulageant l'Etat dont les moyens seront de plus en plus réduits. S'agissant des prestations sociales de l'Etat, Chakib Khelil, faisant chorus avec d'autres hommes politiques et économistes, postule la nécessité absolue d'une révision radicale du système des subventions." Paradoxalement, le système actuel profite plus aux populations à fort pouvoir d'achat, qu'aux franges nécessiteuse", dit-ilencore en plaidant pour un changement de paradigme. Sur ce plan, le gouvernement partage la même analyse. Des experts multi profils qui sont détachés au
Premier ministère, travaillent depuis des mois à la mise en place du nouveau logiciel. Mais force est de constater que, pour le moment, on n'a pas encore vu des volutes de fumée blanche s'élever du palais du Gouvernement. Sans doute y verrat-on plus clair, après la présidentielledont la tenue ne doit pas s'encombrer de risques de turbulences sociales. Mais la mesure la plus radicale de Chalib Khelil concerne le volet financier, plus singulièrement l'argent de l'informel qui représente, selon lui, le tiers de la masse financière globale du pays. Après avoir fait leconstat, que toutes les tentatives du gouvernementde ramener cet argent dans les circuits formels ont fait choux blanc, malgré toutes les assurances données aux porteurs de ces capitaux dormant, il ne propose rien moins qu'un changement de monnaie nationale.
C'est une mesure coercitive, qui obligera les acteurs de l'informel à bancariserleurs bas de laines, certes, mais elle n'est pas sans risques de troubles politiques. De nombreux citoyens, par convictions religieuses ou par défiance à l'égard de labureaucratie étatique, préfèrent stocker leur argent dans des sacs de plastique en ayantcette sérénité de pouvoir en disposer en toute latitude. Mais, avec cet air de ne pas y toucher, de ne pas se soucier de ce qui se passe actuellement sur le front politique, Chakib Khélil, n'est-il pas en train de faire le VRP de son modèle économique, aveccette arrière-pensée de se poser déjà en alternative pour l'après présidentielle? Difficile en effet de croire que ses "conférences académiques"soient uniquement dictées par le souci de la coquetterie intellectuelle


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