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La "liste ouverte" pour contrer la "chkara"
Projet de loi portant règime èlectoral
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 01 - 2021

Apparemment l'on se dirige vers l'instauration du système de la "liste ouverte" dans le projet de loi portant régime électoral.
Apparemment l'on se dirige vers l'instauration du système de la "liste ouverte" dans le projet de loi portant régime électoral.
En effet selon la mouture du projet en question, élaborée par la commissiond'Ahmed Laraba et qui circule actuellement, c'est ce procédé de la liste ouverte qui semble avoir eu les faveurs de cette commission en attendant, à l'évidence, l'avis de la classe politique qui sera consultée sur ce texte juridique en vue de contribuer à son enrichissement avant qu'il ne suive la voie légale avant d'être promulgué dans le Journal officiel et avoirainsi le caractère de loi. Si le système de la liste ouverte est adopté ce sera une rupture importante avec la disposition de la loi électorale actuelle qui consiste en la "liste fermée" au niveau de la circonscription électorale de la wilaya quand il s'agit bien sûr de l'élection législative. La "liste ouverte" permet ainsi aux électeurs de choisir en toute liberté le candidat ou les candidats de leur choix et de les classer selon leurs préférences. Cette possibilité de choisir son propre candidat n'existait pas dans l'actuelle loi électorale puisque c'est la "liste fermée" qui est consacrée par le texte en question.
L'électeur choisit, le jour du scrutin, la liste et pas le candidat de son choix. Si cette nouvelle disposition est retenue dans la mouture finale du projet de loi, cela va constituer un changementcapital en ce sens que le "diktat" des partis politiques sera ainsi battu en brèche. Car dans la "liste fermée" ils classent les candidats par ordre de priorité selon leurvolonté ne laissant qu'un seul choix àl'lecteur celui de voter pour la liste. En somme le parti politique choisit le candidat tête de liste et classe les autres candidats qui suivent dans la liste en touteliberté. L'on sait que la bataille a toujours été féroce pour accaparer la tête de liste oumême pour la deuxième ou troisième place. Les différents candidats usaient de tous les subterfuges pour être dans les meilleures places du classement, notamment, en tête de la liste. Tous les moyens étaient bons pour parvenir à ses fins, y compris le plus détestable d'entre tous : la corruption appelée communément "la chkara". En d'autres mots le candidat achetait sa place dans la liste à coups de millions de dinars sonnants et trébuchants.
Cette pratique a gangréné la vie politique nationale et la "chkara" est devenue l'argument le plus consistant pour convaincre les états-majors politiques de certains partis politiques de choisir tel ou tel autre candidat et le classer en tête de la liste électorale. Au sein de certains partis, à l'exemple du FLN et du RND, c'était même devenue monnaie courante. L'affaire qui a défrayé la chronique, celle du sulfureux député FLN de Annaba, Baha- Eddine Tliba, a trouvé son épilogue dans les arcanes de la justce. Ce député a accusé les fils de Djamal OuldAbbès, alors secrétaire général du FLN, de lui avoir demandé 7 milliards de centimes pour qu'il soit placé en tête de la liste de la circonscriptions de Annaba. Tous ont été condamnés par la justice dans cette affaire qui a fait grand bruit et qui a levé le voile sur une pratique qui a outrageusement dévoyé l'action politiqu
En effet selon la mouture du projet en question, élaborée par la commissiond'Ahmed Laraba et qui circule actuellement, c'est ce procédé de la liste ouverte qui semble avoir eu les faveurs de cette commission en attendant, à l'évidence, l'avis de la classe politique qui sera consultée sur ce texte juridique en vue de contribuer à son enrichissement avant qu'il ne suive la voie légale avant d'être promulgué dans le Journal officiel et avoirainsi le caractère de loi. Si le système de la liste ouverte est adopté ce sera une rupture importante avec la disposition de la loi électorale actuelle qui consiste en la "liste fermée" au niveau de la circonscription électorale de la wilaya quand il s'agit bien sûr de l'élection législative. La "liste ouverte" permet ainsi aux électeurs de choisir en toute liberté le candidat ou les candidats de leur choix et de les classer selon leurs préférences. Cette possibilité de choisir son propre candidat n'existait pas dans l'actuelle loi électorale puisque c'est la "liste fermée" qui est consacrée par le texte en question.
L'électeur choisit, le jour du scrutin, la liste et pas le candidat de son choix. Si cette nouvelle disposition est retenue dans la mouture finale du projet de loi, cela va constituer un changementcapital en ce sens que le "diktat" des partis politiques sera ainsi battu en brèche. Car dans la "liste fermée" ils classent les candidats par ordre de priorité selon leurvolonté ne laissant qu'un seul choix àl'lecteur celui de voter pour la liste. En somme le parti politique choisit le candidat tête de liste et classe les autres candidats qui suivent dans la liste en touteliberté. L'on sait que la bataille a toujours été féroce pour accaparer la tête de liste oumême pour la deuxième ou troisième place. Les différents candidats usaient de tous les subterfuges pour être dans les meilleures places du classement, notamment, en tête de la liste. Tous les moyens étaient bons pour parvenir à ses fins, y compris le plus détestable d'entre tous : la corruption appelée communément "la chkara". En d'autres mots le candidat achetait sa place dans la liste à coups de millions de dinars sonnants et trébuchants.
Cette pratique a gangréné la vie politique nationale et la "chkara" est devenue l'argument le plus consistant pour convaincre les états-majors politiques de certains partis politiques de choisir tel ou tel autre candidat et le classer en tête de la liste électorale. Au sein de certains partis, à l'exemple du FLN et du RND, c'était même devenue monnaie courante. L'affaire qui a défrayé la chronique, celle du sulfureux député FLN de Annaba, Baha- Eddine Tliba, a trouvé son épilogue dans les arcanes de la justce. Ce député a accusé les fils de Djamal OuldAbbès, alors secrétaire général du FLN, de lui avoir demandé 7 milliards de centimes pour qu'il soit placé en tête de la liste de la circonscriptions de Annaba. Tous ont été condamnés par la justice dans cette affaire qui a fait grand bruit et qui a levé le voile sur une pratique qui a outrageusement dévoyé l'action politiqu


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