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"Beaucoup reste à faire"
Soumia Salhi, militante féministe :
Publié dans Le Midi Libre le 09 - 03 - 2021

Toutes les Constitutions de l'Algérie indépendante consacrent l'égalité des droits de la femme mais la réalité des femmes est faite toujours de discriminations.
Toutes les Constitutions de l'Algérie indépendante consacrent l'égalité des droits de la femme mais la réalité des femmes est faite toujours de discriminations.
Invitée à l'occasion de la Journée internationale pour les droits de la femme, le 8 mars, la militante des droits des femmes et ancienne présidente de la commission des femmes travailleuses de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), estime que "beaucoup de choses sont faites et beaucoup restent à faire" pour la condition féminine en Algérie. "Le chantier pour les égalités reste ouvert, ici et ailleurs, d'où les militantes réfléchissent, agissent et s'organisent pour des conditions meilleures, pour un environnement et un milieu, qu'il soit familial ou au travail, afin que la dignité de la femme soit respectée", dit-elle, indiquant que "toutes les Constitutions de l'Algérie indépendante consacrent l'égalité des droits de la femme mais la réalité des femmes est faite toujours de discrimination".
Elle regrette "une réalité qui souffre des conditions objectives pour asseoir ce principe d'égalité". Malgré le fait, ajoute-t-elle, qu'en Algérie des droits égaux sont reconnus aux femmes dans les textes législatifs en conformité avec l'article 32 de la Constitution, il y a lieu de noter que "l'exception notable des droits de la femme dans la famille qui consacre la pérennité d l'oppression contre la femme" reste de mise. "La famille demeure un espace privé difficile à y pénétrer, que ce soit dans la problématique de la violence ou toute la problématique liée aux droits de la femme dans la famille", appuie l'invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio nationale.
Pour réaliser la conformité du réel aux textes, Soumia Salhi suggère qu'au-delà d'une "certaine dialectique entre le texte et le mental, il faut changer la mentalité car l'un ne va pas sans l'autre". La promotion des "droits de la femme a besoin de lois égalitaires justes et a aussi besoin d'actions", souligne-t-elle insistant sur le rôle des médias et le secteur de l'Education pour changer les mentalités. "Le rôle de l'Education est aussi prépondérant dans l'apprentissage et la promotion de ces droits", argue-t-elle. "Et sur ces deux volets beaucoup a été fait, mais beaucoup reste à faire", reconnaitelle, toutefois, elle stigmatise "cette image réductrice de la femme-objet, bonne au ménage et à la cuisine, véhiculée par le manuel scolaire qui rendaient (dans les années 70) le statut réducteur de la mère à la cuisine ou à la fenêtre derrière un barreaudage".
Delà, dit-elle, "beaucoup reste à faire à la fois dans le domaine de l'Education et dans le domaine de la politique publique, renouvelant son engagement en dépit de sa retraite et de continuer à revendiquer l'égalité que ce soit par le truchement des quotas parce que la situation n'est pas égalitaire et critique la parité que porte le discours politique aujourd'hui appréhendant un effet d'annonce". Parité n'est pas égalité "Oui, nous avons besoin de parité dans l'éducation, la santé et certains secteurs économiques", souligne-t-elle mais, "parité n'est pas égalité", expliquant que "la parité est un outil pour parvenir à l'égalité, tout comme le quota pour arriver à l'égalité". Abondant dans l'explication de ses idées, Mme Salhi fait remarquer que "quand vous êtes devant une AG à parts égales 50 % - 50 %, quand vous regardez de près vous allez trouver les 50 % d'hommes faits de cadres ayant des postes de responsabilités, c'est-à-dire le pouvoir, et en face les femmes de rangs inférieurs : postes intermédiaires d'encadrement ou subalternes", revendiquant que "cela doit changer !". Si les femmes, s'étale-t-elle, "devancent les hommes dans les carrières, sachant que nous sommes 65 % à l'université, elles restent défavorisées face à l'emploi y compris le salaire et face à la promotion professionnelle et plus on s'élève dans la hiérarchie professionnelle moins les femmes sont nombreuses. Dans les instances dirigeantes, elles sont aussi faiblement représentées".
Et de s'interroger : "pourquoi ?" Et de répliquer par cette réalité : "Les entreprises tout comme les syndicats ou les partis on applique ce qu'on appelle le plafond de verre pour cantonner les femmes au niveau intermédiaire", appelant à des mesures incitatives et encourageantes pour la promotion des droits des femmes, ajoutant que "celles-ci sont en grand nombre handicapées par les charges domestiques et manquent de garanties qui aident à l'emploi comme le transport scolaire, la cantine scolaire et les crèches". Dans ces conditions, regrette-t-elle "le choix est très vite fait : la femme choisit sa famille et ses enfants au détrim nt de sa carrière".
Invitée à l'occasion de la Journée internationale pour les droits de la femme, le 8 mars, la militante des droits des femmes et ancienne présidente de la commission des femmes travailleuses de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), estime que "beaucoup de choses sont faites et beaucoup restent à faire" pour la condition féminine en Algérie. "Le chantier pour les égalités reste ouvert, ici et ailleurs, d'où les militantes réfléchissent, agissent et s'organisent pour des conditions meilleures, pour un environnement et un milieu, qu'il soit familial ou au travail, afin que la dignité de la femme soit respectée", dit-elle, indiquant que "toutes les Constitutions de l'Algérie indépendante consacrent l'égalité des droits de la femme mais la réalité des femmes est faite toujours de discrimination".
Elle regrette "une réalité qui souffre des conditions objectives pour asseoir ce principe d'égalité". Malgré le fait, ajoute-t-elle, qu'en Algérie des droits égaux sont reconnus aux femmes dans les textes législatifs en conformité avec l'article 32 de la Constitution, il y a lieu de noter que "l'exception notable des droits de la femme dans la famille qui consacre la pérennité d l'oppression contre la femme" reste de mise. "La famille demeure un espace privé difficile à y pénétrer, que ce soit dans la problématique de la violence ou toute la problématique liée aux droits de la femme dans la famille", appuie l'invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio nationale.
Pour réaliser la conformité du réel aux textes, Soumia Salhi suggère qu'au-delà d'une "certaine dialectique entre le texte et le mental, il faut changer la mentalité car l'un ne va pas sans l'autre". La promotion des "droits de la femme a besoin de lois égalitaires justes et a aussi besoin d'actions", souligne-t-elle insistant sur le rôle des médias et le secteur de l'Education pour changer les mentalités. "Le rôle de l'Education est aussi prépondérant dans l'apprentissage et la promotion de ces droits", argue-t-elle. "Et sur ces deux volets beaucoup a été fait, mais beaucoup reste à faire", reconnaitelle, toutefois, elle stigmatise "cette image réductrice de la femme-objet, bonne au ménage et à la cuisine, véhiculée par le manuel scolaire qui rendaient (dans les années 70) le statut réducteur de la mère à la cuisine ou à la fenêtre derrière un barreaudage".
Delà, dit-elle, "beaucoup reste à faire à la fois dans le domaine de l'Education et dans le domaine de la politique publique, renouvelant son engagement en dépit de sa retraite et de continuer à revendiquer l'égalité que ce soit par le truchement des quotas parce que la situation n'est pas égalitaire et critique la parité que porte le discours politique aujourd'hui appréhendant un effet d'annonce". Parité n'est pas égalité "Oui, nous avons besoin de parité dans l'éducation, la santé et certains secteurs économiques", souligne-t-elle mais, "parité n'est pas égalité", expliquant que "la parité est un outil pour parvenir à l'égalité, tout comme le quota pour arriver à l'égalité". Abondant dans l'explication de ses idées, Mme Salhi fait remarquer que "quand vous êtes devant une AG à parts égales 50 % - 50 %, quand vous regardez de près vous allez trouver les 50 % d'hommes faits de cadres ayant des postes de responsabilités, c'est-à-dire le pouvoir, et en face les femmes de rangs inférieurs : postes intermédiaires d'encadrement ou subalternes", revendiquant que "cela doit changer !". Si les femmes, s'étale-t-elle, "devancent les hommes dans les carrières, sachant que nous sommes 65 % à l'université, elles restent défavorisées face à l'emploi y compris le salaire et face à la promotion professionnelle et plus on s'élève dans la hiérarchie professionnelle moins les femmes sont nombreuses. Dans les instances dirigeantes, elles sont aussi faiblement représentées".
Et de s'interroger : "pourquoi ?" Et de répliquer par cette réalité : "Les entreprises tout comme les syndicats ou les partis on applique ce qu'on appelle le plafond de verre pour cantonner les femmes au niveau intermédiaire", appelant à des mesures incitatives et encourageantes pour la promotion des droits des femmes, ajoutant que "celles-ci sont en grand nombre handicapées par les charges domestiques et manquent de garanties qui aident à l'emploi comme le transport scolaire, la cantine scolaire et les crèches". Dans ces conditions, regrette-t-elle "le choix est très vite fait : la femme choisit sa famille et ses enfants au détrim nt de sa carrière".


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