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Alerte à l'hémorragie
MEDECINS SPECIALISTES
Publié dans Le Soir d'Algérie le 20 - 11 - 2018

Les spécialistes de santé publique sortent de leur réserve. Leur syndicat interpelle le Premier ministre. Le SNPSSP s'insurge contre la manière avec laquelle a été instituée la prime d'installation au profit des jeunes spécialistes. Si rien n'est fait, avertit-il, l'hémorragie des spécialistes va s'aggraver. La base décidera dans quelques jours des actions à mener.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - La publication récente du décret portant modalités d'octroi de la prime d'installation des médecins résidents suscite l'indignation du Syndicat national des spécialistes de la santé publique (SNPSSSP). Son président estime que cette mesure va en l'encontre du principe de la continuité des soins.
Pour le Dr Yousfi, il est inconcevable d'octroyer une prime juste pendant la durée du service civil et d'espérer voir le spécialiste en question se projeter dans la ville où il a été affecté. Pire encore, il considère que cette prime crée une situation «inédite» où des spécialistes exerçant dans des conditions identiques percevront des salaires différents, au profit du dernier arrivé. Plus grave, dit-il, le spécialiste qui arrive à la fin du service civil et qui voit son salaire amputé de cette prime pourrait difficilement envisager de rester dans la ville où il a été affecté.
Pour le SNPSSP, cette mesure «est contraire à l'esprit de justice et à la logique». Elle constitue «un véritable coup de fouet aux démissions des spécialistes du secteur public». Pire encore, elle risque d'achever de «déstructurer la prise en charge des soins spécialisés à travers le territoire national, en institutionnalisant l'instabilité des spécialistes dans le secteur public».
Animant une conférence de presse, hier, à l'issue d'un conseil national extraordinaire, le Dr Yousfi affirmait que cette situation risquait de mener vers des démissions collectives au moment où le secteur souffre déjà du départ de près de 7 000 spécialistes en dix ans soit vers l'étranger soit vers le privé. Une tendance, dit-il, qui est en train de s'aggraver avec le risque de voir certaines spécialités totalement disparaître.
Les membres du conseil national, s'adressant directement au Premier ministre, ont brandi pas moins de quatre revendications toujours en suspens et relevant des prérogatives du Premier ministre. Il s'agit de l'organisation du concours de passage de grade qui accuse un retard de trois mois mais également l'ouverture d'un nombre suffisant de postes budgétaires. Ce retard accusé, déplorent-ils, décourage les spécialistes à rester dans le secteur public.
Les membres du conseil national appellent également à mettre en conformité la prime d'intéressement avec le statut particulier du médecin spécialiste. Le dossier est ouvert depuis 2002 sans aucune avancée. Dernière revendication, l'arrêt de la discrimination en matière d'imposition qui frappe les primes versées aux médecins spécialistes.
Le SNPSSP en appelle au sens des responsabilités des députés afin que cette injustice soit levée et qu'elle soit rectifiée dans le cadre de la loi de finances.
Pour le président du SNPSSP, cette situation d'impasse est causée par la fuite en avant du Premier ministère. Si le SNPSSP a épuisé tous les moyens de revendications, il demande aujourd'hui une intervention urgente du Premier ministre et appelle sa base à se mobiliser.
Des assemblées générales seront tenues au niveau local pour décider des actions à mener avant que le conseil national ne tranche. Ce dernier maintient ouverte sa session.
N. I.


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