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Quels scénarios possibles ?
APRÈS L'IMPRESSIONNANTE MOBILISATION CONTRE LE 5e MANDAT
Publié dans Le Soir d'Algérie le 10 - 03 - 2019

La situation que traverse le pays impose aujourd'hui des solutions. Jusqu'ici, le pouvoir n'a laissé filtrer aucun élément pouvant en indiquer la nature. Quel scénario pour une sortie de crise ?
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Vendredi 8 mars. Par milliers, les Algériens envahissent les principales grandes villes du pays pour dire non au cinquième mandat. Le départ des dirigeants ayant mené à la crise est réclamé. Loin de s'essouffler, la contestation qui s'est déclenchée il y a maintenant trois semaines va en grandissant entraînant des réactions internationales et des appréhensions régionales. L'Algérie est en attente de réponses. Quelles formes peuvent-elles prendre ?
Formation d'un gouvernement de technocrates ?
Fortement conspué par les manifestants ce vendredi, le départ d'Ahmed Ouyahia et de son gouvernement peut-il constituer un début de solution à la crise en cours ? Auteur de plusieurs mesures antisociales, accusé d'être à l'origine de l'appauvrissement des Algériens y compris par ses anciens collaborateurs, l'image d'Ouyahia symbolise, aujourd'hui plus qu'hier, les décennies de déclin de l'Algérie. Les manifestants ont crié son nom en brandissant une pancarte sans appel : «Pas de solution avec ceux qui l'ont créé». Son nom figure aussi dans des chants très durs entonnés dans les stades, lieux précurseurs d'une révolte qui a fini par se déverser dans les rues où une réponse a été apportée à ses derniers propos : «L'Algérie n'est pas la Syrie», scandait la foule en usant de termes que la bienséance interdit de reproduire ici. Son départ, et partant de là celui de son gouvernement assimilé à l'échec de la gouvernance, et son remplacement par une équipe de technocrates, jeunes, peuvent-il apaiser les esprits ?
Report de la présidentielle ?
Sérieusement envisagée par le pouvoir avant la convocation officielle du corps électoral, l'option du report des élections figure aujourd'hui encore parmi les propositions avancées par plusieurs partis de l'opposition. Globalement, il s'agirait alors de mettre en place une période durant laquelle le président de la République jouerait le rôle de garant d'une courte transition durant laquelle il mettrait en application des mesures d'apaisement ? Le scénario ne pourrait dans ce cas être envisagé qu'avec des modifications fondamentales, nouvelles, à même d'apaiser les foules. Les dernières propositions contenues dans la lettre de candidature de Bouteflika ont été rejetées par les Algériens et il faudra donc innover pour tenter de renverser la vapeur.
Le retrait de Bouteflika et des élections dans six mois ?
Figurant au centre des principales revendications des manifestants, l'annulation du cinquième mandat mais surtout le retrait du Président de la course électorale pourraient aussi figurer parmi les scénarios de sortie de crise. Ce dernier impliquerait alors l'annonce du report des élections pour une courte durée, six mois maximum, durant lesquels Bouteflika se porterait garant de la mise en place d'un processus électoral auquel il ne prendra pas part. Dans un tel cas, la situation signifierait l'entrée en scène du Haut-Conseil de sécurité. Selon la Constitution, c'est à ce dernier qu'incombe le maintien de la stabilité nationale lors d'événements aussi importants que ceux auxquels nous assistons ? Le pouvoir ira-t-il jusque-là ?
L'invalidation de toutes les candidatures par le Conseil constitutionnel ?
Le Conseil constitutionnel s'apprête à rendre son verdict dans quelques jours. Il focalise l'attention des Algériens mais aussi des responsables étrangers (l'Union européenne surtout) dans l'attente de la décision que cette institution prendra. Et de cette décision dépendra principalement la suite des événements.
Ce jeudi, des centaines d'avocats ont réussi à forcer le cordon de sécurité dressé autour de l'établissement et ont manifesté pour exiger le rejet du candidat au cinquième mandat.
Le président du Conseil constitutionnel a refusé de recevoir un représentant des robes noires en colère. Par gêne ? Par incapacité de fournir une réponse ? Ou tout simplement parce qu'il se trouve lui aussi à la recherche d'une solution qui pourrait passer par l'invalidation de tous les dossiers lui ayant été soumis ?
A. C.


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