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Comment a-t-on pu ruiner ce pays ?
Publié dans Le Soir d'Algérie le 20 - 03 - 2019

«Klitou el bled ya essaraqine ! (vous avez ruiné le pays bande de voleurs). Ce slogan résume à lui seul l'immense colère, même si cette dernière se déclame sur un ton que l'on pourrait interpréter comme plus joyeux que juge.
Les retraités de l'armée, qui bravent la répression depuis de longs mois, n'ont pas abandonné la contestation. Depuis que la rue a été prise d'assaut par des millions d'Algériens, que cette même rue, montée au créneau, s'est faite l'écho d'un rejet plus étendu encore d'un ordre qui les a dépouillés de leurs droits, la violence des slogans scandés aura contaminé toutes les catégories économiques et sociales du pays. De tous les mots qui ont révélé combien la rancœur était profonde, il y en a qui racontent plus explicitement que d'autres le quotidien de celles et ceux qui, par un effet d'entraînement, auront fini par investir la rue et qui, dans un désir farouche d'en découdre avec les maîtres d'El-Mouradia, n'en décolleront pas de sitôt.
Au fil des jours, les partisans du chef de l'Etat se font discrets tandis que les Algériens, qui font montre d'une lucidité insoupçonnée, consolident leur avantage et s'encouragent les uns les autres à opérer de façon constructive.
Une énergie qui n'entend pas arrondir les angles et ne cédera rien à l'apparente intransigeance de hauts responsables que l'on n'arrive d'ailleurs plus à clairement identifier. Un pouvoir qui évite de trop se montrer et fait le dos rond dans l'attente que se calme la tempête.
La prudence qui enseigne de ce côté-ci de raser les murs n'est pas un fait de l'esprit. Une réserve que l'on perçoit au fur et à mesure que les exigences citoyennes augmentent. Certes, les Algériens n'appellent pas au peloton d'exécution, mais ils disent bien leur intention de s'imposer dans un débat dont ils excluent tout représentant d'un système dénoncé comme le plus grand pourvoyeur d'injustices pour les uns et de privilèges pour les autres, ses soutiens. Ils ne reculeront plus devant la moindre intimidation. En attendant, on ne se pose même plus la question de savoir si les brigades antiémeutes pourraient céder à d'hypothétiques directives agressives.
M. B.


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