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Rencontre avec une «bleue» des marches
ELLE A RATE LES 4 PREMIERS VENDREDIS
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 03 - 2019

Elle a attendu le cinquième vendredi, c'est-à-dire hier, de la révolution tranquille enclenchée il y a tout juste un mois, le 22 février dernier, pour se mettre dans le bain des manifestations, convaincue, explique-t-elle, que les prémices d'une Algérie nouvelle, plurielle, tolérante, a contrario de ce qu' elle avait été jusqu'ici, étaient là.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Pourtant, la météo n'était pas propice à un tel engagement quelque peu tardif tant il pleuvait à torrents vers 13h30 quand nous croisions Atika, puisque cette architecte de formation, à hauteur du jardin Khemisti faisant face à la Grande Poste dont la place était pleine comme un œuf aux toutes premières heures de la journée comme sa jumelle tout aussi emblématique la Place Audin.
Accompagnée de ses deux enfants et d'une cousine à elle, cette cinquantenaire, qui travaille comme cadre dans une faculté de la capitale, avoue n'avoir jamais marché de sa vie. Ce n'est qu'à la fin de la journée de vendredi dernier qu'elle s'est décidée à s'impliquer, elle qui dit avoir «flairé», de par l'ampleur de l'impressionnante mobilisation citoyenne ce jour-là, que les contours d'une nouvelle Algérie étaient en train de s'élaborer. «J'avoue que j'étais hésitante à sortir les quatre premiers vendredis, marquée que je suis, par les tournures prises par les mouvements populaires précédents», citant les événements d'octobre 1988 et le printemps noir de Kabylie. Mais pas que cela, la dame, qui a consenti aimablement à notre compagnie sur un bon chemin, de la place Khemiti jusqu'à la place du 1er-Mai, passant par le tunnel des facultés, la Place Audin et la rue Hassiba-Ben Bouali, avoue avoir cédé, comme beaucoup, au «discours d'apeurement et de chantage à la sécurité, rabâché des années durant par les tenants du pouvoir». «Mais l'esprit festif et convivial, la tolérance qui règnent lors de ces marches m'ont énormément aidée à me décider à m'impliquer, à mon tour», dira-t-elle, entre deux trombes d'eau, elle qui éprouvait maintes difficultés à protéger ses deux enfants par-dessus son parapluie.
A cela, ajoute-t-elle, le «sentiment qu'une belle nouvelle page de l'histoire de notre cher pays était en train de se dessiner, chose que je ne pouvais me permettre». «Pour rien au monde, je ne raterai ce que je considère être une révolution tranquille qui est en cours». Et de promettre être désormais de cette dynamique citoyenne inédite, affirmant sa décision de «ne plus rater aucun vendredi de colère et de détermination».
Plus que cela, notre interlocutrice, obligée d'écourter sa toute première marche pour être présente à une cérémonie de fiançailles d'une proche, à El Mouradia, sur les hauteurs de la capitale, dit avoir décidé également à être des autres marches que diverses corporations organisent le long de la semaine, ne serait-ce que pour un moment. C'est ainsi qu'elle promet d'être de la marche qu'organisent, ce samedi, les avocats du pays, en direction du Conseil constitutionnel.
M. K.


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