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La quadrature du cercle
Publié dans Le Soir d'Algérie le 10 - 04 - 2019

Quand les Algériens attendaient de Bouteflika de renoncer à une cinquième mandature humiliante, non seulement en raison de son incapacité physique mais aussi parce qu'il est l'incarnation d'un système ruineux pour le pays, ils ont été sommés d'attendre… le 18 avril pour exprimer ça dans l'urne ! Quand la rue a donné sa réponse dans la rue par une mobilisation qui a ébranlé le monde et marqué l'Histoire par son nombre, sa détermination et sa sérénité, ils nous ont annoncé que Bouteflika n'allait pas se présenter à l'élection présidentielle mais il va quand même… rempiler sans l'épreuve des urnes pour une période indéterminée qui lui permettra d'entreprendre des réformes et de faire des « consultations » ! Quand l'ampleur de la contestation avait pris une dimension qui ne laissait aucun doute quant à son issue, les moins optimistes attendaient un geste fort qui présage l'apaisement même s'il était encore tôt pour espérer l'aboutissement des revendications populaires pourtant trop nettes liées pour être compartimentées. Ils nous ont alors sorti Brahimi et Lamamra. Quand ils donnaient l'impression d'avoir enfin compris la nature de la colère et ses motivations, ils ont tout de suite… démenti ça : en congédiant Brahimi et Lamamra. Pire : en maintenant Bedoui comme Premier ministre alors qu'il est la «nouvelle figure» du système dont on ne connaît que la matraque et la menace, entouré d'un «gouvernement de compétences nationales», c'est-à-dire malléables et corvéables à merci. Ces ministres surgis de nulle part, on ne sait pas s'ils sont « compétents». Mais on sait déjà qu'ils sont incolores, inodores mais certainement pas… indolores du fait même d'accepter la «mission». Et puis personne n'a demandé à Bouteflika une autre équipe.
Aucun président de club de foot n'a demandé à l'entraîneur à qui il désigne la porte de faire le… recrutement avant de sortir. Quand il fallait sacrifier Bouteflika pour sauver le système, on le lui a signifié. Il a tellement pris les choses telles qu'elles étaient, qu'il a songé à… annoncer des mesures avant de «rentrer chez lui» !
Quand certains commençaient à s'enthousiasmer sur la volonté de l'état-major de l'armée d'accompagner le peuple dans ses aspirations, la désillusion est vite arrivée : l'une des figures les plus décriées dans les manifestations va présider aux destinées du pays par l'entremise d'une «rigueur» constitutionnelle qu'on découvre dans la foulée d'un énième tour de passe-passe. Il reste une certitude rassurante : durant toutes ces péripéties, la rue est restée impavide, elle n'a jamais lâché la proie pour l'ombre. A chaque nouvelle manœuvre, elle a répondu par un autre vendredi, plus imposant, plus déterminée et plus apaisée. Un vendredi et souvent avant. En renvoyant dos à dos le système qui ne veut pas l'entendre et quelques âmes curieusement pressées de l'embrigader.
S. L.


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