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Les élections, comment faire ?
Publié dans Le Soir d'Algérie le 16 - 04 - 2019

Mine de rien, comme s'il ne s'était rien passé en dehors de la « démission » d'Abdelaziz Bouteflika, le pouvoir qui en a suivi de fait… accompli, a annoncé une élection présidentielle dans les délais « constitutionnels », pour le moins ahurissante. Bien sûr, le renoncement de l'ancien Président, parce qu'il était quand même au centre des revendications du mouvement populaire, pouvait naturellement susciter quelque espoir de raison et de lucidité dont on pouvait attendre un début de dénouement heureux. Même ceux qui ont trop vite jubilé ne manquaient pas d'arguments. La fin d'un homme qui a incarné le système de longues et coûteuses années durant dans ce qu'il a charrié de moins vertueux était le moins que pouvaient attendre les Algériens en soulèvement. Inutile de revenir sur la suite : la douche froide pour tous ceux qui se sont fait des illusions et ils étaient nombreux, y compris dans les rangs de la révolte les plus déterminés. Inutile de revenir également sur la riposte populaire, elle était à chaque fois attendue et à la mesure de la grossièreté de la manœuvre. Voilà donc qu'on invite les Algériens à un scrutin présidentiel dans d'impossibles délais. Enfin, le terme n'est pas le bon, on ne les invite pas, on les somme d'y aller, dans le propos péremptoire : il n'y a pas de solution en dehors des confortables et piégeuses dispositions constitutionnelles. Et le ton menaçant : il faut que le peuple retrouve sa sagesse. Comme si le peuple était en train de « déchirer ses habits », pour reprendre une expression du terroir algérois. Depuis, les événements se sont accélérés. L'un dans l'autre, la police a été instruite de jouer des biceps, des impostures « opérationnelles » ont été entreprises au cœur de la foule, des provocateurs sont envoyés en mission et des ministres sont partis inspecter le pays profond pour de nouvelles promesses systématiquement ponctuées par de nouvelles suggestions de « fin de récréation ». Aux torses bombés de la police, la rue a répondu avec plus de sérénité et de détermination. Aux manœuvres, elle a répliqué par une rare vigilance et aux élections par un sourire narquois. Les magistrats refusent de s'impliquer dans un scrutin dont on sait qu'il est un énième tour de passe-passe. On sait également l'impossibilité pratique de l'opération électorale sans eux. Les ministres ont été chassés de plusieurs wilayas et obligés à des chemins détournés pour quitter les lieux par des moyens d'urgence absolue. Des maires déclarent clairement, certains avec des courriers officiels à leur « hiérarchie », qu'ils ne comptent ni procéder à la révision des listes électorales ni organiser l'élection sur le territoire de leurs municipalités. Cela se passe pour l'instant en Kabylie mais ça va se propager certainement, la décision étant promise à une redoutable efficacité et la suspicion régionale ayant été admirablement enterrée dans le feu de la contestation. Et puis ces questions simples dont on ne peut pas faire l'économie : qui va être candidat ? Qui va faire fonctionner les bureaux ? Et plus important : qui va voter maintenant que même les clients les plus zélés du système quittent le bateau ? Il n'est plus besoin d'attendre le neuvième vendredi pour avoir les réponses. Elles coulent de source.
S. L.

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