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L'armée décline ses lignes rouges
GAID SALAH REITÈRE SON ATTACHEMENT À UNE SOLUTION CONSTITUTIONNELLE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 19 - 06 - 2019

L'armée s'oppose de toutes ses forces et reste même intransigeante dans son rejet de toute sorte de transition ou de solution à la crise politique que traverse le pays, en dehors de la Constitution. Depuis avril et la chute de Bouteflika, l'institution plaide en effet pour la tenue de l'élection présidentielle, le plus tôt possible
Kamel Amarni - Alger ( Le Soir) - Son premier responsable, le vice-ministre de la Défense nationale, chef de l'état-major, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, a encore réaffirmé ces positions de principe à partir de la 3e Région militaire de Béchar où il se trouve depuis lundi dernier. Si au premier jour de sa visite, lundi, il a particulièrement mis l'accent sur la nécessité d'accélérer l'organisation de l'élection présidentielle, hier , mardi, il insistera longuement, dans un second discours, sur le respect de la condition et du dispositif institutionnel de l'Etat algérien dans son ensemble rejetant, fermement, toute autre forme de transition ou encore de constituante, comme réclamé notamment par une partie de la classe politique. « Tout le monde sait que le Commandement de l'Armée nationale populaire, fidèle et loyal envers sa patrie et son armée, n'a ménagé aucun effort, et ce, depuis le début de cette crise, afin de garantir toutes les conditions idoines pour ouvrir la voie et surmonter toutes les difficultés, objectives ou non objectives, découlant de cette crise » commencera par dire Gaïd Salah devant des cadres de la 3e Région. Il enchaîne : «Il est évident que les acquis réalisés jusqu'à présent sont immenses et servent tous l'intérêt de l'Algérie et de son peuple et sont en totale conformité avec les revendications populaires objectives». L'armée, que la conjoncture particulière que traverse le pays a projetée au devant de la scène, avec des pouvoirs, mais aussi des responsabilités immenses, tient absolument à garantir un minimum de fonctionnement des institutions. «Dans ce sillage précisément, dira Gaïd Salah, et en dépit de la crise que traverse notre pays aujourd'hui, l'Etat algérien, à travers ses différentes institutions, a su préserver toutes ses capacités de gestion, sa notoriété et ses différentes activités, comme il a pu maintenir son capital relationnel avec ses partenaires étrangers, grâce à ses fidèles enfants occupant les différents postes d'activités et fonctions. Car l'Algérie occupe une position importante qu'il importe de préserver en veillant à maintenir l'Etat algérien dans son contexte légal et constitutionnel». Outre les institutions de l'Etat, l'armée considère également que la Constitution est une ligne rouge. Ni elle sera sujette à amendement, ni elle sera outrepassée en cette conjoncture de surcroît. C'est ce qu'affirme clairement le patron de l'armée, qui, au passage, ne manquera pas de lancer des piques en direction des partisans de «la solution politique». Il dira à cet effet : «On parle beaucoup de l'importance de trouver une solution consensuelle entre les disposition de la Constitution et les revendications populaires. Croient-ils qu'il existe une contradiction ou bien un écart entre ce à quoi tendent les dispositions de la Constitution dans leurs véritables dimensions et ce à quoi appelle le peuple algérien à travers ses marches successives ? Le peuple qui a plébiscité sa Constitution est le plus apte à préserver la loi fondamentale de son pays et ses dispositions et s'y conformer. Aussi, il est impensable de procéder au nom du peuple, à la destruction de la réalisation du peuple algérien, qui est la loi fondamentale, soit la Constitution ». L'institution ira encore plus loin cette fois en expliquant, par la voix de son premier responsable, que «ceux qui prétendent par ignorance ou arrogance et entêtement, ou animés par des intentions aux objectifs ambigus, oui ambigus, que le pouvoir du peuple est au-dessus de la Constitution, et au-dessus de tous, et c'est une vérité utilisée à tort car ils tentent sciemment d'outrepasser , voire geler, l'application des dispositions de la Constitution, réalisent-ils que cela signifie la suppression de toutes les institutions de l'Etat et s'engouffrer dans un tunnel obscur dénommé le vide constitutionnel ? Ce qui signifie par conséquent, poursuit Gaïd Salah, la destruction des fondements de l'Etat national algérien et penser à construire un autre Etat, avec d'autres standards, d'autres idées et d'autres projets idéologiques, auxquels seront consacrés des débats sans fin. Est-ce leur objectif ?» , s'interrogera-t-il avant de prévenir encore : «L'Algérie n'est pas un jeu de hasard entre les mains de n'importe qui , ni une proie facile pour les amateurs d'aventurisme.»
«L'armée accompagnera le peuple jusqu'à s'assurer entièrement quant au présent et l'avenir de cette patrie»
Comme pour répondre, aussi, aux détracteurs de l'armée, ou ceux qui estiment qu'elle s'est trop immiscée dans le politique, le vice-ministre de la Défense laissera entendre que l'institution ne sera jamais indifférente, par rapport à la suite des événements. «L'Algérie, affirmera-t-il en effet, est le produit des sacrifices d'une révolution glorieuse, dénommée le 1er Novembre 1954, qui a besoin de tous ses fidèles enfants, je dis bien tous ses fidèles enfants, pour faire preuve de grande sagesse, de clairvoyance et de rationalité, et de plus de pondération et de perspicacité, car la Constitution algérienne est le giron du peuple et son rempart imprenable, elle est le fédérateur des composantes de son identité nationales et des solides constantes qui n'ont nul besoin de quelque forme que ce soit de révision ou de changement.» Il ajoutera aussitôt après : «Le bon sens du peuple algérien et sa perspicacité habituelle ne l'ont jamais déçu et ne le décevront point. Il saura pertinemment distinguer entre celui dont le cœur est empli de sincérité et celui qui nourrit rancœur et ressentiment envers ce pays. Il réalisera certainement que celui qui voue rancœur et animosité envers l'Armée nationale populaire et son commandement est indubitablement un ennemi de l'Algérie. Et les ennemis de l'Algérie sont parfaitement conscients non sans amertume, et jalousie, que notre pays dispose aujourd'hui d'une armée nationale de par son principe, populaire de par son origine, sincère dans son action et sa conduite, à sa tête un commandement moudjahid qui accorde au combat saint sa véritable signification et fait du serment prêté aux chouhada son phare, avec lequel il fraye son chemin vers la sécurisation de l'Algérie et l'accompagnement de son peuple jusqu'à s'assurer entièrement quant au présent et l'avenir de cette patrie». Dans ce même ordre d'idée, le chef de l'état-major de l'ANP notera, avec amertume «qu'au moment où les enfants du peuple, au sein de l'Armée nationale populaire s'acquittent de leurs missions avec sincérité et dévouement et de leur devoir national au service du développement et de la promotion des forces armées pour les hisser aux plus hauts degrés de professionnalisme , et leur permettre de protéger les frontières nationales, avec tout ce qu'elle implique comme défis, et continuer à relever avec succès l'enjeu de l'élimination définitive du fléau du terrorisme au nord du pays, je disais qu'en ce moment précis où l'ANP travaillait avec responsabilité, abnégation et désintéressement, certaines personnes dénuées de conscience et de scrupules, planifiaient avec ruse la manière d'usurper les deniers publics, soit l'argent du peuple algérien ». Et de faire remarquer, sur cette même question de moralité : « Là réside toute la différence entre celui qui agit avec dévouement et bonne intention et celui qui manigance avec malveillance. Ces derniers ont oublié que cette voie est courte, voire une impasse».
Pour rappel, Gaïd Salah exprimait son indignation devant l'ampleur prise par le phénomène de la corruption, durant le règne de Abdelaziz Bouteflika.
K. A.


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