Le journaliste de Canal Algérie Salem Azzi n'est plus    «Soyez prêts à toutes les éventualités!»    Absence de culture ou...    Une station pour chaque wilaya côtière    Le Sud libyen sur une poudrière    Elucubrations d'un ex-wali qui crie à l'innocence    «La Chine soutient fermement l'Algérie»    La troisième escale du périple africain    Des affrontements tribaux font 20 morts    Pas de finale pour Djokovic    Patrick Moster renvoyé    Bidani prêt pour la compétition ?    Les promesses de Benbouzid    Le dossier à fournir    Benhabylès veut-elle noyer le débat?    Le programme Renovators 2021 de Oppo    Le cinéma algérien à l'honneur    L'écrivain boukhalfa bittam manque à tizi ouzou    Liverpool : Trent Alexander-Arnold blindé    L'Algérie face à une vague pandémique meurtrière inédite    Musique. Décès de Salem Atakor, précurseur du heavy metal algérien    Liverpool : Van Dijk affiche un niveau "inquiétant" pour son retour    West Ham prépare une offre pour un défenseur de Chelsea    DES ENTREPRISES AU CHEVET DES HÔPITAUX    L'ICÔNE AUX DEUX COMBATS    Les médecins et les infirmiers à la retraite appelés en renfort    En Algérie, le système de santé est submergé par le variant Delta    Les islamistes tunisiens ne font pas l'exception !    Boxe : Ichrak Chaïb (75 kg), et Houmri (81 kg) éliminés    «La gestion de l'oxygène est archaïque»    2 femmes retrouvées calcinées dans leur domicile à Bou Ismaïl    Le quotidien français Le Monde enfonce plus le Maroc    L'Afrique du Sud s'oppose à l'octroi du statut d'observateur à l'entité sioniste    Le deux poids, deux mesures de Paris    Le PT dénonce les «immixtions étrangères»    «Ce n'est pas facile de courir deux lièvres à la fois»    Requins et méduses : Il n'y a aucune raison d'en avoir peur    Abrous Outoudert revient à la tête du quotidien Liberté    La rage de vivre    Crise politique en Tunisie : Le président Saïed s'inscrit dans la durée    On en a trop fait à propos de la méduse Physalie    Les problématiques de nos universités et facultés de médecine sont également de l'ordre des pratiques pédagogiques    Sortir l'entreprise de sa léthargie : un défi pour le gouvernement !    La révolution du numérique modifiera le nouveau pouvoir mondial    MOURIR LENTEMENT POUR SAUVER SA VIE    La mémoire nationale: Le contentieux archivistique franco-algérien pris en otage !    IL ETAIT UNE FOIS !    Wali/PAPW : le ménage artificiel    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le pays toujours dans la tourmente
Tunisie
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 05 - 2021

De Tunis, Mohamed Kettou
En Tunisie, tous les indicateurs sont au rouge. C'est l'avis quasi unanime des experts politiques et économiques.
Victimes des tiraillements politiques entretenus par le chef de l'Etat, Kaïs Saïed, le président du Parlement, Rached Ghannouchi, et les divers blocs parlementaires, les Tunisiens continuent de manger leur pain noir, sans possibilité d'entrevoir une issue heureuse.
Alors que le pays croule sous les dettes, le gouvernement ne sait plus où puiser les fonds nécessaires pour satisfaire, même relativement, les besoins toujours croissants d'une population qui perd patience.
Les grèves tournantes dans les divers secteurs ajoutent à ce climat une note d'impuissance. Le gouvernement fait face à un phénomène qui, depuis le départ de feu Ben Ali en 2011, a fait glisser le pays dans une crise chronique au nom du respect de la Constitution qui garantit le droit de grève et d'une liberté d'expression mal comprise et très mal utilisée. Le pays est à l'arrêt, sur fond de blocage politique suivi de très près par les institutions financières internationales, pour jauger les capacités des autorités à bien gérer les crédits éventuels.
Et au moment où le pays a besoin de la mobilisation des efforts de tous pour sortir de la crise, les principaux partenaires ne cessent de se quereller pour séduire la foule, et s'attirer, chacun, sa sympathie. Car, comment expliquer l'affirmation du secrétaire général de la Centrale syndicale (UGTT), lequel déclare que la Tunisie n'obtiendra pas le prêt de 4 milliards de dollars demandé au Fonds monétaire mondial ? Ce ne serait qu'une critique de l'action du ministre des Finances qui venait de négocier ce prêt, il y a une semaine à Washington, estiment les observateurs.
À ce titre, certains experts financiers estiment que tout retard dans la conclusion d'un accord avec le FMI impactera durement le budget de l'Etat. Dans le même registre, le chef de l'Etat n'a pas échappé aux critiques suite à ses déclarations, inattendues et fort surprenantes, à la chaîne France 24. Pour certains politiques, ces déclarations ont jeté le discrédit sur la Tunisie qui risque de perdre la confiance et la sympathie des institutions internationales et des investisseurs étrangers.
Dans cette atmosphère morose, le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, imitant l'initiative égyptienne, a conduit en Libye une importante délégation ministérielle accompagnée d'une centaine d'hommes d'affaires. Il y a là de grandes opportunités d'affaires qu'offre la reconstruction de la Libye.
Les responsables tunisiens ont hâte de voir la paix rétablie dans ce pays, et y retourner après avoir été parmi les pays qui y comptaient un grand nombre d'entrepreneurs. D'autant plus que les responsables libyens laissent supposer une ouverture de leur pays sur certains pays dont la Tunisie.
Serait-ce suffisant pour résoudre une crise tentaculaire, cause d'une augmentation continue du nombre des chômeurs, l'appauvrissement de la classe moyenne et, surtout, un avenir incertain ? À tout cela s'ajoute la pandémie inquiétante de Covid-19.
M. K.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.