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CHANSON CHAABI
CHEIKH MAAZOUZ BOUADJADJ L'illustre "haffadh" de tous les temps...
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 09 - 2006

L�enfant terrible du cha�bi alg�rien, Ma�zouz Bouadjadj, continue d��tre consid�r� en Alg�rie comme le pionnier indiscutable du genre musical cher � Hadj M�hamed El Anka.
L�assidu disciple du regrett� cheikh Bena�ssa Abderrahmane demeure de nos jours l�un des rares ma�tres � bord de la chanson populaire dite cha�bi. �g� de 72 ans, le ma�tre a conserv� son allure et sa prestance mais �galement et surtout la ma�trise extraordinaire de l�instrument. L�enfant du vieux faubourg de Tigditt, � la m�moire prodigieuse, s�est depuis toujours distingu� par l�assimilation du texte en ce sens qu�il d�tient encore en t�te pas loin de 300 qacide. Tr�s m�ticuleux dans son travail de recherche, le cheikh se r�v�le comme un authentique interpr�te aust�re dans sa fa�on d�interpr�ter un texte. N�ayant rien � voir avec la chansonnette et encore moins le new cha�bi, Mazouz Bouadjadj puise dans un tout autre r�pertoire o� la po�sie haut de vol demeure l�essentiel � travers ce qu�il chante. Ainsi, le ma�tre voyage dans ses irr�sistibles m�lodies des monts du Dahra � F�s et Mekn�s en passant par Tlemcen, et ce, en revisitant d�une mani�re magistrale l�antre des mots cisel�s d�un monstre sacr� nomm� Lakhdar Benkhlouf, Kaddour El Alami, Mohamed Benslimane, Benali, El Maghlaoui ou encore Benmessa�b et Bentriki� Une classe rest�e intacte malgr� le poids des ans et l�usure du m�tier. Le c�l�bre haffadh alg�rien dot� d�une m�moire ph�nom�nale animait � une �poque des noces jusqu�au petit matin, et ce, � la faveur d�un talent incomparable. Sa force r�side aussi dans la technique d�assimilation qu�il affectionne d�s son jeune �ge gr�ce � son cheikh de tous les temps, en l�occurrence Bena�ssa Abderrahmane aupr�s duquel il dut apprendre tant de choses. Le petit Ma�zouz, �g� seulement de 17 ans, se devait de r�citer au cheikh les bouts de texte qu�il recevait un peu chaque jour au comptegouttes. C�est de l� que cheikh Bouadjadj commencera � voler de ses propres ailes en emmagasinant le tout dans une t�te bien faite et qui lui servira, d�s lors, de v�ritable catalyseur dans son ascension artistique de futur ma�tre de la chanson cha�bi. L�homme � la fine moustache et au regard p�n�trant poss�de entre autres le don de comprendre tout ce qu�il d�clame et, partant, saisit le sens particulier du mot et le non-dit de la parole avec au passage tout ce qui est cens� se d�cortiquer en mati�re d�images fortes et m�taphores dont seuls les po�tes inv�t�r�s ont souvent le secret. Beaucoup de chanteurs, po�tes, paroliers et interpr�tes, dans le genre cha�bi notamment, font un passage oblig�, oserait-on dire, du c�t� du cheikh pour s�abreuver de tant de connaissances inh�rentes au sens, � la rime et aux couleurs et formes s�mantiques que sont cens�s �pouser le mot, la phrase, le vers ou carr�ment l�id�e contenue dans tout un couplet. Le jour o� le ma�tre s��tait �clat� sur la sc�ne du vieux � Cin�monde � � Mostaganem, vers les ann�es 1980 et o� il avait pour la premi�re fois chant� la c�l�bre Kholkhal Aouicha dans un style pur et distingu�, digne d�un grand Bouadjadj, une voix s��tait alors �lev�e du milieu d�une salle comble, du fond d�un silence olympien, � Prisunic fi rassek ya cheikh� Mayna a�lik ya cheikh��, suivie d�un tonnerre d�applaudissements qui dura un bon moment. M�me sc�nario quand le cheikh se pla�t alors � une heure avanc�e de la nuit � interpr�ter El Ouafat de Sidi Lakhadar Benkhlouf. Une qa�ida tr�s longue qu�il sait admirablement broder au outtar, avec l�art et la mani�re. Sa force r�side dans l��norme capacit� de tenir une soir�e de six heures et plus sans jamais se r�f�rer � un quelconque �crit. Lorsqu�on lui pose l�am�re question concernant les chanteurs qui, sans r�f�rences �crites, ne sont pas capables de monter sur sc�ne, il se limitera � nous dire : � Qacida fe rass khir m�ne a�chra fel kourass.� Des adeptes, fans et inconditionnels, il en a un peu partout dans le pays, entre Alger, Annaba, Blida, Tlemcen, B�ja�a, Oran, Constantine, Cherchell, Chlef, Skikda, M�d�a et autres Sidi-Bel-Abb�s. M�me au royaume ch�rifien, nous e�mes l�agr�able surprise de rencontrer bon nombre de Marocains, artistes et simples citoyens qui nous ont exprim� toute leur admiration vou�e au cheikh. Ce dernier, toujours �gal � lui-m�me, ne s�est jamais embarrass� d�inutiles faire-valoir protocolaires vis-�-vis de qui que ce soit. Pr�f�rant rester loin des feux de la rampe et de la pub, le ma�tre du cha�bi continue son bonhomme de chemin dans la dignit� des grands cheikhs. Que pourrait-on bien lui demander de nous d�clamer quand il est en face de son public? Tout est sublime chez lui et en lui. De Yahl ezzine el fassi � Mesbeni ouedda a�qli, El Khezna El Kbira ou encore Yahl Allah, El guit anaya khoudet, Cha�l m�ne friekh b�gha yestechyekh� et j�en passe, on n�en demandera jamais assez. Sacr� cheikh ! Que Dieu lui pr�te vie. Sid Ahmed Hadjar

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