Chaque année, les différentes structures de santé de la wilaya de Sidi Bel Abbès reçoivent régulièrement des femmes en détresse victimes de violence. De janvier dernier à septembre, les différents services de médecine légale et les urgences disponibles dans les structures de santé ont reçu 76 femmes victimes généralement de coups et blessures volontaires. Selon les services de santé publique, ils ont relevé 69 femmes victimes de violence physique âgées entre 19 et 5 ans, car d'après les statistiques, une trentaine de victimes étaient maltraitées par l'époux, les frères, le père ou les enfants, outre 39 autres agressées par des hommes étrangers. Le même secteur a relevé la prise en charge de 4 femmes âgées de plus de 65 ans, agressées par leurs proches, outre 3 autres cas portant des traces de violence physiques causées par des inconnus. Un certificat médical est attribué aux victimes admises et auscultées par la médecine légale pour poursuivre la procédure judiciaire, mais selon les spécialistes, quand il s'agit des proches, la plupart des femmes renoncent à cause des traditions sociales. Les services de police ont également enregistré 86 femmes en détresse, dont des jeunes filles et des femmes mariées, souffrant généralement de violences physiques. Les causes sont diverses, surtout quand il s'agit des couples, diront les enquêteurs. La cellule d'écoute mise en place par les services de la Direction de l'Action Sociale a, quant à elle, a reçu en somme depuis le début de l'année en cours, 51 cas âgés entre 15 et 60 ans et plus. Des personnes en difficulté, dira le responsable de ce service, M. Oubaïde, dont il est nécessaire de faire le suivi au cas par cas. La violence conjugale est la plus fréquente, selon le même responsable, «car la majorité des cas sont des mères de famille maltraitées par leurs époux, qui viennent demander aide auprès de nos services, et nous à notre tour on joue le rôle d'intermédiaire pour essayer de réintégrer ces femmes dans leur milieu familial, puisque la plupart finissent par éviter la procédure judiciaire contre leurs conjoints», précise le même responsable. Pour les femmes en difficulté, elles ont été intégrées dans le cadre du programme d'insertion des diplômés (PID) ou dans le cadre du dispositif de l'intérêt général (IAIG) pour aider les mères en charge d'enfants à trouver le moyen de vivre indépendamment de l'époux ou de ses proches. Pour les femmes sans abri, elles sont soit orientées vers le centre d'accueil de Messerguine dans la wilaya d'Oran, ou Diar Errahma de Mostaganem, pour leur éviter de s'exposer encore une fois à d'autres violences une fois dans la rue.