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La nouba dans tous ses états
CONCERT DE NASSIMA CHABANE À IBN ZEYDOUN
Publié dans L'Expression le 28 - 07 - 2018

C'est dans une quaâda des plus conviviales que la chanteuse de musique andalouse a animé son concert en faisant passer en revue les différents modes de la nouba.
Rentrée à 20h30, Nassima Chabane se met un peu à se déhancher comme dans un mariage avant de rejoindre son orchestre masculin. Elle entamera son récital par un moual avec Rana Jinek devant une salle remplie essentiellement de mélomanes de musique andalouse et de proches. «Vous vous êtes souvenu des temps anciens, des grands-parents hein?» demande-t-elle au public quand elle finit de jouer au mandole.
Nassima Chabane déclinera ainsi la première partie de la soirée en interprétant plusieurs morceaux dans différentes formes modales de la nouba. Abdelghani Mokhtari donnera le «la» à son beau violon, suivra Mokhtar Shoumane au ney et le reste de l'orchestre. Et c'est un moual qui ouvrira le bal. «Nous allons revisiter nos modes de la nouba issue de notre belle musique algérienne. Le programme sera constitué ainsi de Zarni el malih, Rachiq el ked, Ya kalbi kheli el hal...» des morceaux dira Nassima «choisis pour vous car vous les connaissez...» et de faire remarquer que la suite sera composée d'un insiraf zidane, tels Tweri mesrar mayahtamel kahra, et de clore avec un insiraf et un khlas zidane. «Et que ceux qui se souviennent des paroles n'hésitent pas à chanter avec nous» dira-t-elle à l'assistance tout sourire.
Une série d'inkilabate connus et très appréciés par le public. Ce dernier n'avait d'yeux que pour la chanteuse qui, comme à l'accoutumée, répondait à chaque remarque ou mot lancé par quelqu'un ici et là avec le bon mot qu'il faut. «Vous êtes bien inspiré n'est ce pas?» et de se plaindre un instant du climatiseur qui était effectivement diffusé un peu fort dans la salle d'autant que celle-ci n'était pas pleine. «Il n'est pas bon pour la voix» fait-elle savoir avant de relativiser et de louer cette belle quaâda qui rassemble les familles: «Je suis là pour vous car vous m'avez manqué. Je suis là pour perpétuer la tradition et pour transmettre car on transmet sur scène. Tous ces morceaux que je viens de jouer servent à se rappeler notre grand-mère, nos tantes, oncles et nos mariages d'antan, pour qu'on ne les oublie pas. Alors chantez avec moi.
C'est une thérapie de groupe. On sort en forme. En osmose en effet.! L'échange c'est important et même à moi-même ça me fait beaucoup de bien. La seconde partie sera consacrée à l'Aârek, un autre mode de musique andalouse et d'interpréter Baysali wel khater sareh. Et de passer à une autre partie musicale constituée de nouvelles compostions louant entre autres la ville d'Alger. Parmi ces morceaux on citera notamment un morceau qu'elle interprétera pour la première fois ce soir là sur les planches de la salle Ibn Zeydoun.
Il s'agit du titre Oumi, chanté pour la première fois par Ouarda El Dazairiya en France quand elle avait dix ans. «Je vais la chanter avec ma sensibilité propre et singulière de femme», dira Nassima. Et de poursuivre par Alger Alger composé par Lili Boniche, morceau auquel elle introduira au milieu quelques phrases de Slimane Azem. «C'est un grand poète poignant qui m'a vraiment touchée» confie-t-elle. Puis de chanter Bahdja mdinat el Djazair chantée la première fois par Meriem Abed. L'ambiance timide du début du concert se détend. Une jeune fille debout se met à danser et le public suit le tempo en applaudissant dans une atmosphère bon enfant.


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