JSK : Tout pour garder la première place    Ligue 2 : les deux leaders en appel    Championnat algérien : La Fifa enquête sur la corruption dans le football, selon BBC Arabic    Amazigh Legend's… c'est parti    La Chine ne dévaluera «jamais» le yuan    Des sujets sensibles à l'ordre du jour    Assises sociales ce samedi    La présidentielle 2019 au menu    350 travailleurs de l'ECT/SOPATI sans salaires depuis 14 mois    Les Sétifiens ne jurent que par la qualif' !    Instruction ignorée    Le niet de Hasbellaoui    Il étouffe, il faut agir vite !    Benalla, ex-collaborateur de Macron, s'explique devant le Sénat    ACTUCULT    Tous ont combattu ! Qui a trahi ?    A la découverte d'un métier en or    Ministres sortants, leur vie loin des ors de la République !    En perspective des Jeux méditerranéens de 2021: Plus de 1 milliard DA pour la réhabilitation des infrastructures sportives    Inter-régions: Les choses sérieuses commencent    Mascara: La DJS vole au secours des clubs de la wilaya    Alger: Une nouvelle marche de retraités de l'ANP empêchée    Boomerang    Poutine a tempéré sa réaction pour mieux surprendre    Procès Salsabile à Oran: Peine capitale requise contre les deux accusés    Vers l'éradication du site de stockage de «la jumenterie»: Plus de 100 tonnes de déchets hospitaliers du CHUO traitées    Bousfer: 17 constructions et extensions démolies    Plaidoyer pour la paix et lettre ouverte à monsieur donald trump président des etats-unis    La gouvernance de l'Université en Algérie, propositions de réforme    Selon le DG de la CNAS: La carte Chifa ne remet pas en cause la gratuité des soins    Polémique sur la question de l'égalité dans l'héritage: Le RCD dénonce «le terrorisme intellectuel»    Quand une ville coule, c'est Dieu qui est responsable    L'événement Maurice Audin : Macron ouvre des brèches en Algérie    Eric Zemmour et sa philosophie du prenom gallicisé    Vente du groupe Echorouk    Le gouvernement et sa logique d'étouffement de la presse    Paiement électronique : La voie de secours qui tarde à s'ouvrir    Un policier tue deux personnes à Oran    Sidi Saïd a reçu Ould Abbès    La "France veut aider l'Algérie à sécuriser ses frontières"    Premières tendances des élections législatives et locales    Le RCD répond «aux marchands de versets assaisonnés à la cocaïne»    Scandaleux !    Belmadi prépare déjà le Bénin    Pari difficile pour Benghabrit    Ould Kablia brise le silence    Commandement des Forces Aériennes: Gaïd Salah installe Hamid Boumaïza    Sidi Saïd a reçu Ould Abbès    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La fuite des cerveaux touche...les pétroliers
Publié dans L'Expression le 18 - 08 - 2018


Pertes et profits. On s'en doutait, mais entendre la confirmation fait encore plus mal. Le P-DG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a dévoilé «l'hémorragie des ressources humaines» que vit la première entreprise du pays. «Au cours des huit dernières années, près de 16.000 cadres ont quitté la Sonatrach et le pays» a-t-il annoncé, mercredi dernier à partir de Annaba où il était en visite de travail. Ne voulant pas rester sur cette note négative, il tente de rassurer en ajoutant que «le moment était venu pour arrêter cette hémorragie...par des mesures et des dispositions devant assurer la stabilité de la ressource humaine et lui permettre de prendre des initiatives et de prouver sa compétence dans les domaines de la gestion et la prospection». Par sûr que les raisons profondes soient uniquement liées à l'exercice de leurs fonctions. D'autant que l'Algérie connaît ce problème de la fuite de ses cerveaux depuis des décennies. Plusieurs professions et secteurs sont ainsi touchés. Parmi les plus visibles figurent les médecins algériens qui ont quitté le pays pour s'installer notamment en France. On fait semblant d'être fier lorsqu'on apprend qu'une prestigieuse structure internationale est dirigée par un Algérien, mais la douleur est là. Elle est seulement retenue. 16.000 cadres sur un effectif total de 137.000 employés de Sonatrach, ce n'est tout de même pas négligeable. De plus, Ould Kaddour situe ces départs durant les huit dernières années. Et avant, combien étaient-ils? Combien étaient-ils dans les années 1970 qui ne revenaient pas une fois leurs études universitaires à l'étranger terminées? Les pays d'accueil ne s'en plaignent pas. Au contraire ils favorisent ce qu'ils appellent «l'émigration choisie». En d'autres termes, l'Algérie forme, à grands frais, des universitaires dans plusieurs disciplines et ce sont d'autres pays qui en profitent sans bourse délier. Quel esprit raisonnable, rationnel peut accepter un tel détournement? On le disait plus haut, Ould Kaddour pense que la solution du problème est d'ordre professionnel. C'est un point de vue. L'autre façon d'aborder le problème est de s'intéresser à la vie privée et sociale de ces candidats à l'exil. Tout le monde entend parler du climat des affaires en économie, mais personne n'aborde le climat social qui est déterminant dans l'épanouissement de l'être humain. Un climat social qui pèse même sur le développement de notre tourisme. L'Etat algérien ne devrait pas se suffire de points de vue fussent-ils ceux de sommités. Il est en capacité de lancer une enquête d'envergure qui indiquera la ou les solutions idoines pour «arrêter l'hémorragie». Pour garder nos pétroliers. Nos médecins. Nos ingénieurs. Nos informaticiens. Avant d'avoir toutes ces universités dans toutes les wilayas du pays, le gouvernement avait pensé enrayer la fuite des cerveaux en supprimant les bourses d'études à l'étranger. On constate aujourd'hui que la solution n'était pas durable. Il serait temps d'arrêter les lamentations et prendre le problème à bras-le-corps. Une bonne fois pour toutes!

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.