Université Blida 1 : Séjour d'études en Allemagne des étudiants en gestion des déchets    Baccalauréat 2019 à Médéa : L'heure de vérité pour les 12 566 candidats    Médéa : La place du 1er Novembre fait pitié    Des astuces pour améliorer naturellement sa vue    Un scandale du foncier industriel à Skikda : Un investisseur «curieusement» écarté et remplacé !    Situation du logement public locatif à Sétif : 10 613 appartements non distribués    Revêtement de la route principale de la commune de Berrahal : Désagréments et soupçon de dilapidation    16e édition du rallye féminin    Parution : Amour sublime, un roman de Abdelkader Gouchène    RC Relizane: Le président Hamri jette l'éponge    Sa gestion sera confiée à une EPIC de wilaya: La plage artificielle des Genêts officiellement ouverte l'été prochain    Une attitude pour le moins équivoque    Justice: L'ex-wali d'Alger et le wali d'El Bayadh sous contrôle judiciaire    DES DIPLOMES COMME ORNEMENT    Bordj Badji-Mokhtar: Deux enfants meurent piqués par des scorpions    Bac 2019: Les maths «abordables» pour certains, «compliquées» pour d'autres    Equipe nationale: Une notable progression est à relever    MC Oran: L'éclaircie n'est pas pour demain    Requête pour un réarmement moral de l'Algérie    Tlemcen: Disparition de la tente géante : Khalida Toumi et Abdelouahab Nourri devant la Justice    CAT: L'Algérien Mohamed Bessaâd élu vice-président    Equipe Nationale : Delort signe son baptême du feu et offre la victoire aux Verts    Sucre: Salariés et betteraviers font pression sur l'Allemagne    Libye : Poursuite des bombardements sur Tripoli malgré les appels au cessez-le-feu    Sénégal : Le "dialogue national" engagé, "nécessaire" ou "jeu de dupes"?    Après une pique à l'Iran : La Royal Navy a-t-elle déployé des troupes en mer d'Oman ?    Dans le respect des dispositions de la constitution : Urgence d'accélerer l'élection présidentielle affirme Gaïd Salah    Ecole supérieure d'infanterie de Cherchell : Sortie de neuf (9) nouvelles promotions d'officiers et de sous-officiers    Prévarication, concussion, corruption, dilapidation    Foire internationale d'Alger : Ouverture de la 52e édition ce mardi avec la participation de 15 pays    Avionneur : Boeing veut réduire la portée et la durée de certains essais    Préparation de la CAN-2019 : L'Algérie bat le Mali (3-2)    Rajoelina obtient la majorité absoluedes députés    Ali Haddad écope de 6 mois de prison ferme    Les personnes sinistrées seront indemnisées    Mohamed Morsi meurt pendant son procès    L'ex-P.-dg du CPA placé sous mandat de dépôt    300 milliards de dollars détournés en 20 ans !    Seat algérie : main-d'oeuvre gratuite pour la première vidange    Le sujet qui fâche    130 millions DA pour l'aménagement de lazaouia de Sidi Cheikh    Des troupes de la Royal Navy déployées dans le golfe d'Oman    L'armée veut imposer sa feuille de route    La procédure de levée de l'immunité parlementaire de Talaï enclenchée    Remise des prix de la meilleure photo    ACTUCULT    L'ex-wali d'Alger Abdelkader Zoukh mis sous contrôle judiciaire    La présidentielle et la lutte contre la corruption, deux priorités pour l'ANP    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les "gilets jaunes" encore dans la rue
UN MOIS DE MARS CRUCIAL POUR LEUR MOUVEMENT
Publié dans L'Expression le 03 - 03 - 2019

Le 16 mars coïncide avec la fin du Grand débat national lancé le 15 janvier par le chef de l'Etat français. Ce dernier, honni par les «gilets jaunes» qui scandent depuis des semaines «Macron démission!», a lancé une consultation nationale sans précédent.
Les «gilets jaunes», qui mènent une contestation sociale depuis mi-novembre en France, manifestaient de nouveau hier, début d'un «gros mois» de mobilisation pour marquer la fin du «Grand débat» lancé par le président Emmanuel Macron en réponse à leur mouvement. A Paris, plusieurs centaines de personnes réunies à l'Arc de Triomphe ont débuté à la mi-journée un parcours de 12 kilomètres, sous haute surveillance policière. Des manifestations sont prévues également en régions dans l'après-midi: à Marseille, Montpellier, Alès, Strasbourg, Nantes, et surtout Bordeaux et Toulouse où les contestations ont été les plus fortes au cours des semaines précédentes...Dans le Nord, les organisateurs ont appelé les «gilets jaunes» de la région et des pays voisins (Belgique, Angleterre, Luxembourg, Pays-Bas, Allemagne) à «converger» vers Lille. «La lutte est internationale», affirme le message de l'événement Facebook traduit en anglais et allemand. La foule à Paris était moindre que lors de précédents samedis, reconnaissaient plusieurs manifestants, qui placent tous leurs espoirs dans la mobilisation du 16 mars, présentée comme une journée clé. Le 16 mars coïncide avec la fin du Grand débat national lancé le 15 janvier par le chef de l'Etat français. Ce dernier, honni par les «gilets jaunes» qui scandent depuis des semaines «Macron démission!», a lancé une consultation nationale sans précédent, d'une durée de deux mois, pour tenter de répondre à leur colère en recueillant les doléances des Français. Ce débat, qui a suscité 10.000 réunions en France et plus d'un million de contributions sur internet, est qualifié de «mascarade» et de «campagne de communication» par de nombreux «gilets jaunes». «Le 16, ce sera très gros». «Le 16, ça va être décisif», renchérit Raymond, 55 ans, technicien de maintenance, venu de l'Oise, en région parisienne, comme tous les samedis depuis le 17 novembre. Alors qu'Emmanuel Macron a estimé vendredi que ce mouvement n'était «plus compréhensible par bon nombre de citoyens», Catherine, retraitée, juge qu'il ne perd pas de son ampleur. Beaucoup de Français «sont gilets jaunes dans l'âme'', pas besoin d'être présents physiquement», assène-t-elle. Partie d'un ras-le-bol contre la hausse des taxes et pour davantage de pouvoir d'achat, la fronde s'est étendue à des revendications hétéroclites. Le 17 novembre, ils étaient 282.000 dans la rue pour le premier acte de ce mouvement né sur les réseaux sociaux. Samedi dernier, ils étaient 46.600 dont 5800 à Paris, selon les autorités, des chiffres régulièrement contestés par les manifestants. La stratégie du gouvernement a consisté à jouer la montre en espérant une lente, mais inexorable érosion du mouvement, confronté à des dérapages dus à la présence de casseurs dans la plupart des manifestations. En outre, ni le Premier ministre ni le président Macron n'ont voulu consentir une quelconque concession sur les mesures dénoncées par les Gilets jaunes, comme la suppression de l'impôt sur la fortune ou le rétablissement de l' indexation des retraites et des prestations sociales sur le taux d'inflation. Le bras de fer sera jaugé à la faveur des élections européennes pour lesquelles les sondages donnent d'ores et déjà La République en marche et le Rassemblement national de Marine Le Pen au coude à coude.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.