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"Une nouvelle provocation"
DES PARTIS REAGISSENT À L'ANNONCE DE LA COMPOSITION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT BEDOUI
Publié dans L'Expression le 02 - 04 - 2019


Ali Benflis: «L'annonce est un acte provocateur»
De son côté, le président de Talaiou El Hourriyet, Ali Benflis, a indiqué, dans un communiqué, que «la formation du nouveau gouvernement relève plus de l'acte provocateur qui attise la colère légitime que d'une volonté d'apaisement que les circonstances exigent». «Le régime et ses alliés auront ainsi joué la carte du pourrissement jusqu'au bout dans une ultime gesticulation pathétique», a-t-il noté. «La formation du nouveau gouvernement telle qu'elle a été annoncée n'exprime rien d'autre qu'une persistance dans la provocation et le défi. Elle ne procède d'aucune façon d'une volonté d'apaisement. Elle n'est pas à la hauteur de la gravité de la crise de régime actuelle et des exigences politiques, institutionnelles et constitutionnelles de l'impasse historique à laquelle l'Algérie est confrontée», a-t-on estimé.«C'est dire que la formation de ce gouvernement qui n'a de ce concept que le nom est la démonstration éclatante d'un autre échec à inscrire dans la longue liste des revers essuyés par un pouvoir finissant, résolu à ne voir lui succéder que l'anarchie et le chaos», a-t-il relevé. Pour ce parti, «le gouvernement n'a voulu courir aucun risque et a opté pour une figure emblématique d'un régime politique totalement discrédité et unanimement décrié». «Le Premier ministre a percé son chemin vers sa nouvelle fonction au moyen de la répression à large échelle des mouvements sociaux, du harcèlement soutenu des oppositions et des critiques au pouvoir en place, de la supervision sourcilleuse de la fraude électorale et de l'association de son nom aux lois sur le régime électoral, les partis et la surveillance des élections politiques les plus iniques et les plus restrictives dans l'histoire du pluralisme politique dans notre pays». «A lui seul, ce choix faisait du changement faussement promis un autre leurre et une autre duperie.» «Après avoir fait perdre au pays vingt précieuses années, le régime politique en place et ses alliés extraconstitutionnels persistent dans cette même voie en formant un gouvernement dont le peuple algérien a scellé le sort avant même qu'il ne soit constitué. «C'est tout un système politique que le peuple pousse vers la sortie et c'est un jeu pathétique de chaises musicales qu'on lui offre en cultivant l'illusion qu'il suffira à briser son élan et à taire sa colère.» Ce sont des oripeaux d'une gouvernance ruineuse dont le peuple veut se débarrasser et c'est cette même gouvernance sous un habit rapiécé qui lui est présentée.
Le FFS: «Le pouvoir ignore les revendications du peuple»
Le vieux parti de l'opposition a dénoncé, dans un communiqué, «l'entêtement du pouvoir», au lendemain de l'annonce de l'équipe du gouvernement Bedoui. «Une fois de plus, le pouvoir s'entête et persévère dans sa course effrénée tout droit dans le mur», est-il souligné, accusant le pouvoir de «chercher à gagner plus de temps». «Le pouvoir n'a finalement pas dérogé à ses pratiques d'antan qui consistent à tout faire bouger pour que tout reste en place», a-t-on relevé. «Le maintien du général de corps d'armée Gaïd Salah dans son poste au gouvernement résonne à lui seul, comme une cinglante réponse à ceux qui croyaient au miracle au sein du sérail. Le FFS affirme que le régime quand bien même affaibli et paniqué aurait décidé une fois de plus, d'ignorer les revendications légitimes et pressantes de la quasi-totalité du peuple algérien qui aspire et se bat pour le changement radical de ce système. Le FFS dénonce énergiquement ce mépris caractérisé à l'égard du peuple révolté», indique-t-on. «Le FFS réaffirme son engagement à rester mobilisé jusqu'à la satisfaction complète des revendications populaires pour la liberté, la démocratie et l'autodétermination», conclut le communiqué.
PT: «Il est le produit d'une transaction politique»
Dans son communiqué, le PT qualifie l'annonce de l'équipe du gouvernement Bedoui d' «une nouvelle tentative de sauvetage du système matérialisée dans un pseudo-changement dans le gouvernement». «Précédée et préparée par de folles rumeurs sciemment répandues, dont l'arrestation théâtrale d'hommes d'affaires dans une démarche subliminale, hier a été rendue publique, une nouvelle tentative de sauvetage du système matérialisée dans un pseudo-changement dans le gouvernement»,déclare-t-on. «Par-delà les personnes qui ont intégré le gouvernement, sélectionnées sur la base de critères obscurs et qui pour certaines relèvent de l'ubuesque, cette vaine opération de replâtrage, attribuée au président de la République est un contournement de la volonté de l'écrasante majorité de chasser un système obsolète et périmé», peut-on lire également. «C'est un déni clair des aspirations de la majorité du peuple d'exercer sa pleine souveraineté confisquée depuis 1962 et une insulte à l'égard de son intelligence», estime-t-on. «Les dizaines de millions d'Algériennes et d'Algériens qui depuis le 22 février sont mobilisés pacifiquement, sauront déjouer toutes les manigances des forces dans et en dehors des institutions délitées qui s'acharnent contre les aspirations de l'écrasante majorité du peuple», prévoit-on. «Parce qu'elle intervient, suite au brandissement par le chef d'état-major du recours à l'article 102, habillé en un deuxième temps par les articles 7 et 8 de la Constitution, impliquant dangereusement l'ANP (...), il apparaît clairement que le prétendu nouveau gouvernement est le produit d'une transaction politique qui s'apparente à un chantage et dont l'objectif est la continuité du système et du régime présidentialiste oppresseur rejetés par l'écrasante majorité», est-il constaté. «Cette opération s'inscrit donc dans la protection des intérêts des parties en conflit au sommet de l'Etat et qui prennent en otage le pays. Elle est donc étrangère aux aspirations de l'écrasante majorité...». En outre, le Parti des travailleurs a décidé «la démission» de son groupe parlementaire.
RCD: «Le pouvoir se moque du peuple»
Mohcine Belabbas a réagi, sur son compte facebook, à l'annonce de la composition du nouveau gouvernement Bedoui. Le président du RCD s'est demandé: «est-il possible de se moquer et d'humilier le peuple algérien de cette façon et en ce moment précis?». «Doit-on attendre le vendredi pour réagir?», s'est-il encore interrogé. «Les tensions latentes qui opposaient les deux principaux clans du sérail s'exacerbent et font peser sur le pays de graves périls s'ils venaient à masquer ou, pire, à s'imposer devant l'aspiration à la Libération nationale qui s'est révélée depuis le 22 février», estime l'un des fondateurs du RCD, dans une déclaration postée sur sa page Facebook.


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