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C'est le Hirak permanent
CHORFA BOUIRA
Publié dans L'Expression le 23 - 05 - 2019


Ils veulent une nouvelle République
Pendant un mardi, le marché des fruits et légumes a proposé ses produits à 50 DA le kilogramme.
Le Hirak ce n'est pas seulement la traditionnelle marche de chaque vendredi et des actions éparses et répétées pendant toute la semaine, lesquelles actions sont menées par les étudiants et les avocats. Du côté de Chorfa, une commune de la daïra de M'Chedallah, à cheval sur les limites de Bouira et Béjaïa, située en aval de la commune d'Aghbalou, une région des plus frondeurs du pays avec son village le plus peuplé d'Algérie, Takerboust, on essaye d'innover et d'être créatif tout en maintenant intacte la revendication essentielle soulevée depuis le 22 février dernier, à savoir le départ du système. En plus d'être présente à chaque regroupement, la jeunesse de ce village, très active sur le plan associatif, a lancé une opération «marketing» sociale.
Avec la participation effective des commerçants, les jeunes ont baptisé cette action «koulach 50 DA (tout à 50 DA)». Pendant un mardi, le marché des fruits et légumes qui longe la Route nationale entre Bouira et Béjaïa et qui traverse le village sur toute sa longueur a proposé ses produits à 50 DA le kilogramme. Quelques commerçants iront jusqu'à offrir une partie de leur production gratuitement. A ce sujet, un parti-cipant à l'opération nous confie: «Le mois de Ramadhan est par essence le mois de la solidarité. Le Hirak est un soulèvement solidaire de tout un peuple. Notre action s'inspire de ces deux moments historiques qui caractérisent notre pays actuellement. La solidarité est le ciment qui fera réussir nos actions pour une nouvelle Algérie telle que voulue par nos martyrs à travers le temps.» Devant l'engouement suscité par l'opération, les organisateurs envisagent de lancer une autre journée avant la fin du mois de Ramadhan.
L'autre grande action retenue avec la même philosophie est un «iftar» collectif à proximité du siège de la commune. En plus des restaurants ouverts en permanence tout au long du mois et qui dispensent des repas chauds aux voyageurs et usagers de la route, les élus et les citoyens ont voulu marquer cette moitié du mois sacré par un grand banquet où étaient invités les familles et les passagers. «Ce repas ensemble est notre réponse à ceux qui tentent de diviser le Hirak en attribuant à tort des idées séparatistes, racistes à une frange de la société algérienne. Autour des tables se sont réunis dans la joie, la bonne humeur des frères et soeurs d'expressions linguistiques différentes. C'était le but recherché par notre action» nous déclare un organisateur.
Pour l'histoire, la commune de Chorfa n'est pas à sa première action de solidarité. L'entraide dans cette partie de la wilaya de Bouira n'est pas un vain mot. Il y a deux années et après un appel à l'aide au profit d'un enfant malade, le village de Chorfa a collecté 1 milliard six cents millions de centimes en moins de trois jours. A l'occasion d'une fête religieuse, plus de 5000 personnes étaient conviées à un repas qui, malheureusement, s'est terminé dans la douleur suite à une intoxication qui avait conduit pas moins de 900 personnes à l'hôpital. Parce que cette région et ses alentours ont payé le prix fort pendant la guerre de libération, parce que les dignes héritiers des martyrs veulent se réapproprier le pays libéré par leurs ancêtres, Chorfa et ses dignes restent à l'avant-garde pour bâtir une nouvelle République. Pour ceux qui ne le savent pas, Ifri Ouzellaguen, wilaya de Béjaïa, lieu qui a abrité le congrès de la Soummam, est à quelques encablures de Chorfa.


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