Ligue 1: le CR Belouizdad tient bon, le RC Arba respire mieux    Serie A : Bennacer champion avec le Milan AC !    Météo: des températures au-dessus des moyennes saisonnières    L'actrice Chafia Boudrâa s'est éteinte à l'âge de 92 ans    Hausse des températures: le ministère de la Santé prodigue des conseils préventifs    Le Mouvement El-Islah affirme adhérer à l'initiative de rassemblement initiée par le Président Tebboune    Le DG de l'ALECSO salue la proposition de l'Algérie concernant le plan arabe d'éducation en temps de crises    Benbouzid préside les travaux de la 57e session ordinaire du Conseil des ministres arabes de la Santé    Sahara occidental: le Maroc détourne le thème de ses conférences pour quémander un soutien international    Le Président Tebboune reçoit le ministre congolais des Hydrocarbures    Henni prévoit une récolte record en matière de céréales    Industrie: prioriser le rendement économique lors de l'importation des chaînes et équipements de production rénovés    Chanegriha appelle les Algériens à adhérer "avec force" à l'initiative "Main tendue" annoncée par le président Tebboune    Armée sahraouie: nouvelles attaques contre les positions marocaines dans le secteur de Smara    "Andaloussiates El Djazair" : prestation de l'association "Mezghenna" d'Alger    Football - Ligue 2: Le MCEB et l'USMK champions, le MOB, la JSMB et le CRBAO rétrogradent    ES Sétif: Une lacune impardonnable    LIRF - Inter-régions: Une fin de saison entachée par la violence    Fertial: Asmidal reprend les 17% du groupe «ETRHB Haddad»    Ramtane Lamamra: Aucune médiation entre l'Algérie et le Maroc    Tlemcen: Quatre morts par noyade sur les plages de Bider et Moscarda    Pour la quatrième année consécutive: Mort massive de poissons au lac Oum Ghellaz    A quelques semaines des jeux Méditerranéens: Des invasions de moustiques enveniment le quotidien des Oranais    Situation dans les camps de réfugiés sahraouis: Le Makhzen pris «en flagrant délit d'escroquerie diplomatique»    Réfugiés climatiques    La pression jusqu'en 2023 ?    15 hôtels réservés aux journalistes    La FSF épingle la FFF    Accord avec Mbappé?    «L'heure de l'unification arabe a sonné»    Dialogue national sans partis politiques    Les forces sionistes ont tué un jeune de 17 ans    La déclaration devant l'APN en septembre    Quelle place pour les partis?    Comment sauver les récoltes?    Les recasés de Saket s'impatientent    La grande inquiétude!    Les serments de Belaribi aux ingénieurs    34 milliards pour la zone d'activité    Le pari vital de Tebboune    Un grand homme s'en va!    Formation au ciné-concert    «Nous sommes ouverts à tous les Algériens»    Affaire du groupe Metidji: 10 ans de prison requis contre Sellal    Ministère de l'Intérieur: Le wali de Khenchela démis de ses fonctions    Le comédien Ahmed Benaissa n'est plus    Le nouveau baccalauréat et l'immense champ des arts    Une manœuvre dissuasive    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le spectre du stress hydrique plane
Un début d'hiver très peu pluvieux
Publié dans L'Expression le 17 - 01 - 2022

En dépit des pluies automnales qui ont contribué au remplissage des barrages à hauteur de 35%, durant le mois de novembre dernier, le spectre de la sécheresse demeure encore très présent. La baisse des températures ont, certes, marqué l'entrée de la saison hivernale, mais sans grandes conséquences sur la réduction du stress hydrique qui a caractérisé l'année qui vient de s'écouler. Et pour cause, si la rationalisation de l'eau potable qui a imposé aux citoyens, un rythme de vie calé sur les horaires d'arrivée de l'eau dans les robinets, engendrant des intervalles de coupures allant jusqu' à une dizaine de jours par région, le problème reste entièrement posé. L'évolution n'a été remarquable que sur la réduction de jours d'attente. Le fond du problème demeure inchangé, dans la mesure où les dispositifs et les mécanismes pour répondre au besoin national restent les mêmes, malgré les effets d'une démographie galopante, et d'un climat de plus en plus rude. Les conséquences ont été plus que visibles au terme de cette année, à l'image de la production céréalière qui est tombée à des niveaux catastrophiques, et notamment la stagnation des projets et de l'investissement dans le domaine, depuis des lustres. Car, il faut le dire, sur un littoral de 1200 km, il n'a été réalisé que 11 stations de dessalement d'eau de mer, alors que plus de 50 milliards de dollars ont été investis, ces dernières décennies pour assurer un programme de stockage de ressources hydriques, et ce dans la construction de barrages et de stations de dessalement. Réchauffement climatique, ou mauvaise gestion, aucun des deux facteurs n'est est à exclure, du fait, que les résultats sur le terrain, ont donné et ce depuis la crise de 2001, que des effets d'annonce, de la poudre aux yeux, véhiculé à travers des chiffres qui ne reflétaient aucunement la réalité.
Car si le changement climatique est indiscutable, l'absence d'une politique prévisionnelle l'est au même titre. C'est dans cette optique, qu'en prévision d'une aggravation de la situation climatique, il est clair que les moyens mis en place ne peuvent mettre le pays à l'abri d'une situation de stress hydrique. C'est le constat objectif, issu d'un état des lieux déjà accablant, qui a causé l'éviction de plusieurs hauts responsables du secteur, ces deux dernières années, sans impact sur le traitement du problème, dans la mesure, où en dehors des quelques gouttes de pluie qui ont fait mine d'abreuver le pays, les besoins demeurent énormes, et imposent la recherche de solutions et d'approches nettement plus efficaces. Et ce, sans parler du volet financier, qui semble avoir été sacrifié pour des considérations politiques, ou par simple incompétence. Car, comme beaucoup de produits indispensables, l'eau que nous consommons est subventionnée du fait que le coût de l'eau potable est de 25 dinars le m3, alors que sa consommation est facturée à 6 dinars. C'est dire ce que la guerre de l'eau peut impliquer comme conséquences sur l'économie nationale.
Cela étant, on n'en est pas encore à l'efficience budgétaire et aux équilibres financiers inhérents à la problématique de l'eau. L'urgence aujourd'hui, est de prévoir des plans d'appoint afin d'affronter la crise imminente de l'eau, et d'éradiquer les niches d'anarchie et du gaspillage qui ont conduit à cette situation. Une épreuve plus que difficile, du fait qu' elle implique de mener plusieurs chantiers à la fois. Car il est incontournable de trouver les moyens d'alléger les affres de la disponibilité de l'eau pour les citoyens, d'assainir le secteur, de concrétiser l'investissement lancé dans le domaine dans les délais, et d'établir des plans de gestion de crise pour s'adapter aux perturbations climatiques. Il est, en effet, clair, que quelle que soit la pluviométrie qui va marquer les prochains mois, elle ne sera pas de grande durée, car elle obéira aux changements qui ne cessent de menacer la planète d'un réchauffement irréversible.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.