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"J'ai été arraché à la Casbah, mais j'y reste attaché"
L'auteur Nourreddine Louhal invité de l'Agora du livre
Publié dans Liberté le 05 - 05 - 2019

L'auteur a évoqué lors de cette rencontre son attachement à son vieux quartier, à travers duquel il s'est inspiré dans ses différents ouvrages.
L'espace "L'Agora du livre" de la librairie Mediabook d'Alger a ouvert ses portes dernièrement au journaliste et auteur Nourreddine Louhal pour un échange avec ses lecteurs à propos de ses publications qui tournent toutes autour de la Casbah d'Alger et de ses souvenirs d'enfance desquels il puise quelques clichés qui donneront le déclic pour une recherche plus poussée, puis une publication. Car, dira-t-il, à l'assistance composée surtout de Casbajis nostalgiques de la belle époque : "Chacun de mes livres est né d'une idée, d'un mot ou d'un manque qui fait tilt dans mon esprit et déclenche en moi l'envie de creuser plus loin dans mes souvenirs, et parfois dans certaines archives, bien qu'elles soient pratiquement inexistantes concernant les sujets traités."
Durant cet échange modéré par Abdelhakim Meziani, l'auteur reviendra sur sa naissance à la Casbah : "je suis né à Bir Djebbah (le puits de l'apiculteur" ; sur le départ forcé de sa famille : "On m'a arraché à la Casbah sans me demander mon avis" ; sur sa tristesse de voir un si beau site ainsi maltraité aussi bien par les institutions en charge de sa sauvegarde que par ses habitants qui, désireux du confort et de la modernité, oublient souvent que leurs actes irresponsables et irréfléchis fragilisent leurs bâtisses et les précipitent vers le danger imminent de l'écroulement. En effet, l'installation de canalisations, l'utilisation excessive de l'eau, le surpoids de l'ameublement sont autant de facteurs humains qui accentuent le danger.
Le simple et beau mobilier d'antan a disparu au profit de meubles lourds et encombrants. Des trésors d'ustensiles et d'instruments ont disparu. En ce mois du patrimoine, il était important pour Nourreddine Louhal, fervent défenseur de sa Casbah natal – tout autant que les autres Casbahs du pays car il y en a beaucoup d'autres et, hélas, pas en meilleur état – de relancer le débat sur cet état de délabrement physique du bâti en lui-même, mais aussi sur certaines pratiques de bon voisinage, des jeux de l'enfance, des habitudes familiales, des us et coutumes disparus, des "petites gens" de ces ruelles mythiques qui ont fait l'histoire, des valeurs que les parents inculquaient et que les enfants suivaient à la lettre. Avant d'évoquer ses différents écrits : "Chroniques de la Casbah", "Alger la blanche", "Alger la mystique ; qui se souvient des fontaines ?", "Sauvons nos salles de cinéma", "Les jeux de notre enfance"… l'auteur a tenu d'abord à rendre hommage et à remercier son papa qui travaillait chez le groupe Hachette installé à la rue Larbi-Ben-M'hidi et grâce à qui il a découvert le livre et il est tombé amoureux de la lecture puisqu'il allait passer ses dimanches au milieu de toute cette richesse qui l'a forgé, puis sa grand-mère qui le traînait avec elle dans ses différentes courses quotidiennes et à partir de là il a découvert sa Casbah qui lui est resté collé à la peau depuis et à l'infini. Cette Casbah qui souffre aujourd'hui de l'indifférence de ses habitants – parfois squatteurs qui s'imposent malgré le danger ­— qui ne la ménagent pas, de l'abandon des autorités concernées par sa réhabilitation, de l'inculture de certains responsables d'administration ou APC qui fait détruire des richesses du patrimoine, telles ces fontaines qui racontent chacune son histoire, ces palais, ces bains maures…
Une autre sonnette d'alarme est tirée pour signifier le danger et exiger réparation… Mais y aura-t-il un jour une réelle volonté et une démarche sérieuse de sauvegarde du patrimoine ou restera-t-il toujours victime d'une politique de l'autruche ?
Samira Bendris-Oulebsir


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