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Du règne sans partage à la déchéance
Les chefs des partis au pouvoir accusés dans des affaires de corruption
Publié dans Liberté le 16 - 06 - 2019

Outre les patrons du RND, Ahmed Ouyahia, du MPA, Amara Benyounès, et de TAJ, Amar Ghoul, l'ancien secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes, est, lui aussi, dans de beaux draps.
En quelques jours seulement, ce sont pas moins de trois cadres politiques importants, des symboles de l'ère Bouteflika, qui sont emprisonnés. D'autres personnalités sont attendues devant le conseiller désigné par la Cour suprême pour juger d'anciens ministres et walis. Dans le lot des personnalités convoquées par la Cour suprême, une bonne partie figure parmi les dirigeants des partis politiques de l'ancien pouvoir. Le président du MPA, Amara Benyounès, et le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, sont déjà en prison.
Le président de TAJ, Amar Ghoul, est attendu dans les prochains jours à la Cour suprême. La levée de son immunité parlementaire prendra un peu de temps et lui donnera quelques jours de répit. Mais en plus de son implication dans "l'affaire Haddad", son nom est cité dans d'autres affaires aussi compromettantes. C'est le cas du dossier de l'autoroute Est-Ouest qui sera rouvert dans les prochaines semaines.
Ce qui impliquera l'homme d'une manière directe ou indirecte, même si sa culpabilité (au même titre que celle des autres détenus) n'est toujours pas avérée. Outre Ahmed Ouyahia, Amara Benyounès et Amar Ghoul, l'ancien secrétaire général du FLN Djamel Ould-Abbes est, lui aussi, dans de beaux draps. L'ancien ministre de la Solidarité et de la Santé ne tardera pas à se présenter devant le juge désigné par la Cour suprême. D'autres cadres du FLN sont également concernés par ces affaires. Avec ces poursuites judiciaires et ces arrestations opérées dans les milieux politiques de l'ancien régime, c'est toute la structure politique de l'ancien pouvoir qui s'effrite.
Ces quatre partis politiques ont, ces dernières années, été les béquilles de propagande sur lesquelles s'appuyait le régime d'Abdelaziz Bouteflika. Ce sont ces formations politiques qui ont montré un extraordinaire zèle lorsqu'il s'est agi de soutenir l'option du cinquième mandat. Ils ont appuyé ce choix jusqu'au bout. Même lorsque les Algériens sont sortis dans la rue, le 22 février, pour contester l'option du cinquième mandat, ces formations politiques, plus précisément ces personnalités concernées par les procès, adressaient une sorte de défi au peuple algérien en appuyant la candidature du chef de l'Etat déchu.
L'histoire étant un perpétuel recommencement, ce sont ces mêmes partis politiques qui ont répondu aux appels de Gaïd Salah, puis d'Abdelkader Bensalah. Ils ont applaudi toutes les décisions du nouveau pouvoir comme ils l'ont toujours fait. Plus que cela, ce sont ces mêmes partis (et eux seuls) qui ont répondu favorablement à l'appel au dialogue lancé par les deux dirigeants ces dernières semaines.
À la recherche d'interlocuteurs, le pouvoir n'a trouvé que ces formations politiques. Or, leurs chefs sont neutralisés et leurs structures sont quasiment en décrépitude. Ce qui posera un vrai problème aux rares militants qui restent encore dans ces partis. Mais plus que cela, la participation de figures de ces partis politiques discréditerait carrément toute initiative de dialogue. Ces affaires que traînent ces personnalités illustrent le degré de déliquescence du pouvoir algérien.

Ali Boukhlef


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