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"Mon art est un langage de liberté et de solidarité"
Boubeker Hamsi, artiste peintre
Publié dans Liberté le 22 - 02 - 2020

De culture enracinée comme un olivier de sa Kabylie natale, Hamsi Boubeker donne des couleurs au ciel habituellement gris du Plat Pays (Belgique) où il vit et où son art est reconnu et récompensé. Il en parle dans cet entretien à "Liberté".
Liberté : La collection "Paroles tissées" comporte plus de 80 œuvres. Si vous deviez en livrer un résumé, que diriez-vous ?
Hamsi Boubeker : La collection est composée de 58 bannières de 53 cm de largeur et de plus ou moins 220 cm de hauteur, et de 30 œuvres, acrylique sur toile. Pour ce qui est des bannières, chaque œuvre est représentée sur une ou plusieurs. Celle de 9 bannières, Ma terre, est un travail de tisserand. J'ai d'abord entrelacé des bandes de papier pour créer une trame et ensuite dessiner les motifs à travers l'ensemble les dès. L'œuvre entière mesure 2,20 m de hauteur sur 4,77 m de largeur. Les trente toiles à l'acrylique sont d'une dimension de 50x70 cm. Les bannières ont été exposées en Belgique, à Alger et au Grand-Duché du Luxembourg. Quant aux œuvres sur toile, elles ont été exposées à Paris et à Bruxelles.
Vos toiles sont pleines de signes, est-ce une forme de langage ?
Dans mes œuvres, je me réapproprie les symboles et les mets au goût du jour. Ce langage appartenait aux femmes qui sont les seules à savoir le pratiquer. C'est ce code secret composé de pictogrammes que les femmes dessinent sur les murs intérieurs des maisons. Ces décorations murales ont des significations sociales profondes.
Les bannières constituent une évolution dans votre art, pourquoi ce choix ?
C'est sur ce mode que je cherchais à prolonger le travail des artisans en lui donnant une dimension supplémentaire et un avenir. Aussi, ma reprise des motifs traditionnels se double d'une réinterprétation constante, qui donne lieu à la création de variantes imprévues. C'est en même temps un travail de sauvegarde de notre patrimoine et un hommage rendu aux femmes dans tout leur art graphique et réjouissant. Notre culture vraie ne peut se baser que sur le témoignage que nous présentons par nos créations, mais tout en nous cultivant de ce que nos ancêtres nous ont légué. Notre culture et notre identité doivent être sauvegardées.
Vos dessins s'inspirent des tapis et poteries berbères, y conciliez-vous le réel et l'imaginaire ?
Je me suis fort inspiré des motifs existants et j'ai été séduit par leur beauté et leur signification. Je réalise ensuite à ma façon de nouveaux motifs imaginés. Je me suis mis à la place d'un tisserand et je tisse sur mes bannières des trames et de nouveaux dessins. Je voulais parler à ma façon aux nouvelles générations et dire la beauté des signes dans un langage universel.
Votre art s'inspire de vos racines, est-ce une source inépuisable ?
Nous appartenons à une histoire millénaire. Mes racines regorgent de cette histoire riche de par son art, enraciné dans la vie des Amazighs. La réalisation des poteries, des tapis, des meubles ou encore l'embellissement des murs des maisons, des robes…, la poésie, la musique, l'artisanat, soit le savoir-faire de la population, sont une source d'inspiration inépuisable.
Comment la traduisez-vous en termes d'universalité ?
Il faut sauvegarder le patrimoine mais aussi le moderniser afin qu'il soit compris dans le monde. C'est pourquoi j'ai introduit de nouveaux motifs tels le tournesol qui fait référence à l'œuvre de Van Gogh. À ce sujet, j'ai organisé à Bruxelles des ateliers avec des étrangers en leur demandant de s'approprier les motifs berbères et d'en créer leurs propres œuvres. Les résultats étaient impressionnants !
Un dernier mot ?
Je continue à agrandir la collection "La Terre est mon village" et je prépare de nouvelles expositions. Je peins pour mieux servir les bonnes causes. Mon art, tiré de mes racines, parle le langage de la liberté, de la solidarité, du partage qui sont aussi les valeurs humaines en Algérie.
Je pense que mon art s'adresse aussi à l'humanité et parle de l'Algérie dans sa vraie histoire et son existence.
Un pays est riche de sa diversité et de ses nombreuses richesses artistiques. À ce sujet, j'ai réalisé une œuvre, La Naissance, pour appuyer cette volonté du peuple pour une renaissance de mon pays. Une nouvelle Algérie épanouie et prospère.

Propos recueillis par : Ali Bedrici


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