Boukadoum appelle l'UA à assumer sa responsabilité face aux graves développements de la situation au Sahara occidental    Real : Pochettino candidat idéal en cas de départ de Zidane    Union parlementaire arabe: la résolution du Parlement européen loin de refléter la réalité en Algérie    L'APLS mène de nouvelles attaques contre les bases militaires de l'occupation marocaine    Accord Opep+: poursuite des discussions mercredi avant la prise de décision finale jeudi    ANSEJ : le dispositif élargi à d'autres catégories outre les chômeurs    Une convention entre l'AADL et l'ANSEJ pour la gestion des citées "AADL 2020"    Le sergent-chef Lelmaya Sifeddine tombe en martyr au champ d'honneur à Jijel    Sahara occidental : des partis politiques réitèrent leur soutien au peuple sahraoui    Résolution du PE : le président du Conseil consultatif de l'UMA dénonce "une campagne coloniale contre l'Algérie"    OGC Nice : Le coach d'Atal et Boudaoui bientôt viré ?    Tlemcen : Un couple asphyxié par le monoxyde de carbone    RESOLUTION DU PARLEMENT EUROPEEN SUR l'ALGERIE : Le tiers présidentiel au Sénat dénonce    C'EST LE MINISTRE DES FINANCES QUI LE DIT : Pas de bureaux de change en Algérie    Houda Feraoun placée sous contrôle judiciaire    Nekkaz demande à Zeghmati de le remettre en liberté    Covid-19 : la course au vaccin montre des résultats prometteurs    EDUCATION NATIONALE : 50 000 DA pour le personnel touché par le Covid    ORAN : Démolition de cabanons à la plage Calypso d'Ain Feranine    Décès de l'ancien archevêque d'Alger    Schalke : Bentaleb sort du silence au sujet de sa mise à l'écart    Report au 16 décembre du procès en appel des frères Kouninef    Foot / Ligue des champions : le CRB et le MCA pour finir le travail    En effet..., que faire de la Ligue arabe ?    «Pas d'avenir radieux en Afrique sans l'Algérie»    Ouverture de nouvelles spécialités en master économie    Bayon, un autre SUV en préparation    Culture: signature de contrats de performance avec les directeurs du TNA et huit théâtres    Le procès de Merzoug Touati renvoyé au 26 janvier 2021    L'opinion politique à l'appréciation des juges    Les travailleurs de l'Eniem investissent la rue    Une contre-expertise indépendante bat en brèche la thèse de la police    Les clubs de Ligue 1 soulagés    Le paludisme menace des dizaines de milliers de personnes    Inquiétude des bénéficiaires    Les SG de 4 clubs convoqués devant la commission de discipline    Benrahma marque des points    "L'Anomalie" d'Hervé Le Tellier primé    HENRI TEISSIER, UN SEIGNEUR DE PAIX    "Impossible de supprimer le ministère des Moudjahidine..."    Décès de Mgr Teissier : la scène religieuse perd "un de ses fidèles serviteurs"    SADEG Bologhine : Presque 5 milliards DA de factures impayées    Ecole El Merdja Djedida à Baraki : Les parents d'élèves irrités par la dégradation    USM Bel-Abbès: Dans l'attente de solutions miracles    L'Europe doit tenir tête à la Hongrie et à la Pologne    Indifférence aux prix    Devant être la rampe de lancement du développement national durable: l'école algérienne doit revoir sa copie (5ème partie)    Monseigneur Henri Teissier tire sa dernière révérence    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le geste fort d'Aït Menguellet en faveur des détenus d'opinion
Il publie des vidéos en appelant à leur libération
Publié dans Liberté le 04 - 04 - 2020

Ciseleur de mots, à la poésie d'une rare beauté, Lounis Aït Menguellet, sans doute l'un de nos plus célèbres poètes-chanteurs, n'a pas dérogé à sa réputation d'éveilleur de consciences et de défenseur impénitent des causes justes.
À l'instar de nombreux artistes sous d'autres latitudes, contraint lui aussi dans cette conjoncture de crise sanitaire au confinement dans sa Kabylie natale, Lounis Aït Menguellet, dans une démarche autant de sensibilisation que de communion avec ses milliers de fans, a publié des vidéos sur sa page facebook dans lesquelles il invite la population à observer les règles de prévention, mais aussi en appelant à la libération des détenus d'opinion.
"Le coronavirus nous a contraints au confinement, nous devons faire attention. Et chacun sait ce qu'il doit faire, je n'ai point besoin de vous le rappeler : à travers cette chanson, c'est une façon de nous retrouver. Et si ça vous plaît, on renouvellera l'expérience tant qu'on est confinés ; je n'oublierais pas d'évoquer les détenus d'opinion.
Je souhaite qu'ils retrouvent la liberté et que ceux qui les ont emprisonnés se plient à la raison", a lancé Aït Menguellet dans une première vidéo en interprétant un de ses vieux tubes, Anfiyi Kan (Laisse-moi), une chanson qui évoque les infortunés et les laissés-pour-compte. "À chaque fois qu'un malheur survient, il s'abat sur les malchanceux", dit sommairement la chanson.
Dans une seconde vidéo, Aït Menguellet reprend même une chanson de son riche répertoire, composée au début des années 1980, dans la foulée du printemps berbère, avec son lot de détenus, qu'il dédie aux détenus d'opinions, injustement incarcérés, qui croupissent aujourd'hui dans les prisons et dont on peut dire qu'elle fut prémonitoire en ce qu'elle décrit la situation de l'Algérie et son rappel du serment des ancêtres : le refus de la "servitude".
"L'endroit (l'Algérie, ndlr) devint une prison ornée de fer dont les portes se refermèrent sur nous. À nos appels, nos geôliers disaient lorsqu'ils répondaient : «Taisez-vous tant que nous sommes là !». Que je vous conte une histoire, lorsque se pose une lame sur la gorge, la vérité osera-t-elle franchir les lèvres ?
Que je vous conte une histoire sur celui qui s'est sacrifié sans que nul ne demande pourquoi. Ils nous ont trahi ceux en qui nous croyions hier. Depuis toujours, nous fûmes avertis contre toute vie de servitude pour que le dernier puisse se venger. Tout ce qu'ils nous ont raconté et le chemin qu'ils nous ont indiqué, qui sait vers où cela nous mènera ?
Ils se sont réunis et pris une décision sur nos têtes et ont tranché : ils sont omniscients et nous ignorants (…)", chante le poète qui, il y a quelques semaines, s'était déjà distingué à Paris en arborant lors d'un concert l'emblème amazigh en guise de soutien aux détenus. "Avec ce qui se passe, le droit est absent. Chacun avec les moyens dont il peut, on doit être avec eux, ils doivent être libérés", plaide-t-il. De quoi les réconforter en ces moments difficiles. Mais aussi d'entretenir la flamme de la mobilisation.

Karim K.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.